[NOEL 2021] Des livres à offrir aux adultes

ROMANS:

– Deux récits biographiques qui se dévorent: Le très introspectif « Ressac » de Diglee, qui raconte la retraite de l’autrice dans un couvent au bord de la mer. Absolument tous les gens de ma connaissance qui ont lu ce livre petit par la taille mais grand par la puissance émotionnelle l’ont adoré. (Ma critique détaillée ici.) Et le merveilleux « Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan » de Roland Perez, qui relate avec beaucoup de tendresse et d’humour comment l’auteur infirme de naissance a triomphé de son handicap pour devenir l’avocat de la star de son enfance.

– Deux livres de poche feel good: Le premier, parfaitement de saison – « Il faut sauver Albert » de Lise Syven, dans lequel une héroïne végane décide de libérer le homard que sa belle-famille bretonne a prévu de faire passer à la casserole pour Noël. Le second, pour ceux qui n’aspirent qu’à retrouver la chaleur de l’été: « Mamma Maria » de Serena Giuliano, dont l’action se situe dans un petit village de la côte amalfitaine peuplé de personnages truculents. Attention, même si je ne veux pas spoiler, c’est plutôt woke dans les thématiques. 

– Un roman qui se lit comme un recueil de nouvelles: Dans « Tokyo, la nuit » de Nick Bradley, des trajectoires s’entrecroisent au gré des déambulations d’une chatte mystérieuse. Ambiance très murakamienne, onirique même lorsqu’on plonge dans les bas-fonds de la ville pour y suivre des marginaux. 

BEAUX LIVRES:

– Pour quelqu’un qui a déjà beaucoup bourlingué: « Destination Pétaouchnok« , publié par les auteurs de l’Instagram éponyme, présente des idées de voyage originales et inspirantes illustrées de très belles photos. De plus, une partie des bénéfices est reversée au Secours Populaire. 

– Pour un.e amoureux.se du Japon: « Kisetsu: Les quatre saisons« , très beau carnet de voyage au Japon rempli des aquarelles délicates et des notes personnelles de Barbara Luel Pecheur

– Pour quelqu’un qui a gardé une âme d’enfant: « Alice – Le Carrousel« , pop-up sublime dans lequel Benjamin Lacombe recrée 6 scènes emblématiques de l’oeuvre de Lewis Carroll

BEDES:

– Deux albums qui parlent de jeunesse: « Les Strates« , dans laquelle Pénélope Bagieu raconte différentes étapes formatrices de sa jeunesse. Intime, féministe et émouvant. Ma critique détaillée ici. Et « Esther Andersen » de Timothée de Fombelle et Irene Bonacina: Un récit délicat et nostalgique au parfum d’été. Ma critique détaillée ici

– Deux albums qui parlent de vieillesse: « Ne m’oublie pas » d’Alix Garin: Ce premier roman graphique multi-primé raconte le road trip de Clémence et de sa grand-mère atteinte de la maladie d’Alzheimer que la jeune femme a enlevée dans sa maison de retraite. Emouvant et lacrymal. Ma critique détaillée ici. Et « Tananarive » de Sylvain Vallée et Marc Eacersall: Une histoire complète bourrée d’humanité qui parle de vieillesse et des vies qu’on n’a pas vécues. Les fans de Zidrou devraient adorer. 

– Deux hommages à des personnages adorés: « Dans la tête de Sherlock Holmes » de Cyril Liéron et Benoît Dahan: Un diptyque au scénario original et au graphisme ébouriffant. Ma critique du premier tome ici (le second est tout aussi bien). Et « Goldorak » (Dorison/Bajram/Cossu/Sentenac/Guillo) – un bel hommage à la série de méchas qui a passionné tous les enfants francophones des années 70 et 80, sous la forme d’une transposition dans le futur à la fois drôle, inventive et spectaculaire. 

– Une quasi-intégrale qui met l’eau à la bouche: « À boire et à manger: Formule complète » de Guillaume Long: S’il reste encore un.e seul.e foodie francophone qui n’a pas dévoré cette série culinaire bourrée d’humour et de recettes aussi faciles que délicieuses (la sousoupe de radis noir!), c’est le moment ou jamais de se rattraper avec cet ouvrage qui réunit l’essentiel des 3 premiers tomes. 

– Une bédé qui ouvre l’esprit: « L’esprit critique«  »: Isabelle Bauthian et Gally démontent les mécanismes à cause desquels on en arrive à croire des bêtises. En quoi consiste la méthode scientifique, pourquoi corrélation n’est pas causalité, quels sont les biais cognitifs qui influencent notre jugement… Tout y est, expliqué par une petite nana à cheveux roses qui ne ménage pas plus les rationalistes dans mon genre que les hippies New Age qui voient des signes partout. Vraiment édifiant. 

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