Matinée paresseuse où nous traînons longuement au lit, puis autour de la table à manger qui nous sert aussi de bureau. Les visites, c’est super, mais on a tous les deux besoin de lever le pied en ce moment. Le nouveau travail de Chouchou est exigeant aussi bien physiquement qu’émotionnellement; quant à moi, entre une avalanche de boulot (si bienvenue soit-elle) et l’incertitude liée à la santé de ma mère, j’ai déjà été en meilleure forme. C’est donc sans aucun remords que nous attendons 11h pour nous aventurer à l’extérieur.

Il fait de nouveau soleil et chaud. Nous marchons une vingtaine de minutes pour atteindre le musée des postes et télécommunications situé en bordure de voie rapide. Bien qu’il y ait peu d’explications en anglais, un QR code permet de les obtenir sur appareil mobile. La collection d’objets vintage réunie là est tout simplement incroyable. Je pousse des oh et des ah devant les vieux uniformes, les tampons, les télégraphes, les boîtes à lettres rouillées, le million de timbres du monde entier, les téléphones à cadran, les phonographes avec un énorme pavillon, les voitures postales rutilantes… Tout me ravit.






De l’histoire que j’ai pu glaner au passage, je retiens quand même que les pauvres Polonais ont été occupés quasi-continuellement pendant deux siècles, tantôt par la Prusse, par l’Autriche, par la Russie ou par l’Allemagne, ce qui explique sans doute le nationalisme virulent dont une partie de la population fait preuve aujourd’hui (et qui me paraît, du coup, plus excusable ou du moins plus compréhensible que celui d’un peuple colonisateur ayant le seum de devoir assumer des descendants de peuples colonisés)(looking at you, France). Bref, une visite très intéressante!










Nous prenons ensuite un Bolt pour nous rendre dans l’est de la ville. Nous déjeunons au café Sluza, qui propose des espèces de tartines sur pain de mie japonais et plein de gâteaux tous plus appétissants les uns que les autres. (Héroïque, je résiste à l’appel du sernik – le cheesecake local – alors que j’ADORE ça.)





En longeant la rive de l’Oder, nous apercevons des pédalos en forme de cygnes, de flamants roses ou même de licornes. Nous passons devant la Kolorowa Plomba (ou Colorful Infil) 1996, édifice remarquable par ses couleurs fluo qui contrastent avec l’architecture du reste du quartier.




Puis nous continuons à marcher jusqu’au vaste parc qui abrite, entre autres choses, un zoo et un jardin japonais. Nous déambulons longuement dans les allées de ce dernier, calme, ombragé et vraiment ravissant. Il y a peu de monde, ce dont nous profitons pour prendre plein de photos. Lorsque nous ressortons, le spectacle son et jets d’eau de la fontaine multimédia voisine vient de commencer, et nous en regardons une partie. C’est sûrement plus joli après la tombée de la nuit, quand des effets lumineux viennent s’ajouter.








Le tram 10 nous ramène vers le centre historique. A cause de la chaleur, j’ai envie d’une glace. Nous sommes en train de marcher vers le glacier repéré à l’arrache sur internet quand nous passons devant une boutique de pancakes à la déco délicieusement rétro. Je décide que finalement, un milkshake au chocolat sera encore mieux qu’une glace, et nous nous posons un bon moment sur la terrasse couverte aux jolies chaises en vinyle rouge.


Après ça, je suis crevée et nous reprenons le chemin de l’appart, en nous arrêtant au passage chez Zabka pour refaire des provisions. Ca ne fait que trois jours que je passe à marcher, même pas de manière hyper intensive (13000+ pas en ce mardi), et l’évolution de mes paramètres de santé est déjà largement perceptible. Ca me désole, mais force m’est de constater que ce qui me tue, c’est de passer mes journées assise derrière un bureau en temps normal…
