La semaine en bref #244

Lundi:

★ La semaine commence par une petite victoire: l’emballage étant totalement destroy, j’ai réussi à obtenir que le vendeur me rembourse sans que j’aie à lui renvoyer le coussin de lecture géant dont la qualité ne me convient pas. Bon, j’ai dû lui tordre un peu le bras dans le dos, mais ça va faire une bonne prise de tête d’économisée. Et une de mes copines bruxelloises est disposée à recueillir le bouzin chez elle. Le plan A a foiré, mais au moins, le plan B s’est déroulé sans accroc.

Mardi:

★ Je me prends la tête avec Adobe Reader, qui a mangé la moitié de mes corrections sans que je puisse déterminer pourquoi. J’y passe toutes mes cuillères de la journée, mais avec l’aide précieuse de Chouchou, je finis par triompher et boucle assez rapidement le premier tiers de la validation des épreuves corrigées que je dois rendre en début de semaine prochaine. Bonus: en relisant ma trad avec un peu de distance, je trouve que je me suis vraiment bien sortie des adaptations de jeux de mots et autres traits d’humour. Un peu d’auto-satisfaction, ça ne fait jamais de mal.

★ Après « Move to heaven », c’est au tour du premier épisode de « A league of their own » de ne pas me convaincre. Mais c’est normal: c’est pas « Extraordinary attorney Woo », et pendant un long moment, je ne vais avoir envie de regarder que ça.

Mercredi:

★ Comme Chouchou bosse à l’extérieur toute la journée, le midi, je m’emmène manger des ramen au Menma. Je n’aurais pas dû mettre une robe propre et claire: c’est le festival de la bougnette. (Mais la version poulet en sauce crémeuse au yuzu n’est vraiment pas mauvaise.)

★ En faisant la queue au Living Room pour un scone végan à l’abricot, je me rends compte que j’ai des taches de gras jusqu’en haut des cuisses. …Ah non, c’est pas du gras, je fuis de l’hémisphère sud. Mes règles, jour 11. Si la déesse de la ménopause m’entend: meuf, je suis plus que prête.

Jeudi:

★ Test du 2ème oreiller à prix raisonnable livré par Satan. Le premier avait exactement la consistance voulue, mais il lui manquait 2 cm d’épaisseur. Celui-ci est trop épais, trop mou et dégage une odeur désagréable. Je sens que je vais devoir me résigner à payer une fortune pour le modèle parfait de l’Univers du Sommeil.

Vendredi:

★ Je passe la journée suspendue à mon mail. J’attends un contrat à signer pour une trad dont j’ai déjà fait les deux tiers, un contrat signé pour une trad dont j’ai déjà rendu la moitié, et bien sûr les sous qui vont avec. Sans parler du retour sur l’essai pour la série de cosy mystery, qu’on m’avait promis « en tout début de semaine ». Je sais que c’est la rentrée, donc j’essaie d’être patiente, mais je n’ai pas été payée depuis le mois de juin et ce manque de considération me rend dingue.

★ Réponse automatique à ma relance polie sur l’essai de cosy mystery: « Je suis en congés jusqu’au 27 septembre ». La traduction fait un demi-million de signes et serait à rendre pour le 15 novembre, et je suis censée garder mon planning ouvert jusqu’à la fin du mois sans aucune garantie?

Samedi:

★ Cette nuit, j’ai dû mettre un pyjama et rajouter une petite couverture par-dessus le drap de lit. Je n’aurais jamais cru dire ça un jour, mais après cet été caniculaire, c’est si bon d’avoir froid!

★ Après avoir plié les courses hedbo en une heure trajet compris, le matin, je décide de consacrer l’après-midi à faire un grand ménage de notre salle de bain. Pendant le temps de pose de l’Antikal, je vire les cosmétiques que je n’utilise pas, prépare un sac de médicaments périmés à rapporter à la pharmacie, range le placard sous le lavabo et nettoie ma râpe à pieds avec une vieille brosse à dents. Non c’est pas glam, mais la satisfaction à la fin est bien réelle.

Dimanche:

★ Debout aux aurores pour prendre le train jusqu’à Cambron-Casteau: afin de fermer la boucle de stress de cette semaine hyper frustrante, j’ai décidé que j’avais besoin d’une grosse dose d’animaux. Nous passerons donc la journée à Pairi Daiza.

★ La grosse dose d’animaux s’accompagne malheureusement d’une grosse dose de gens. 18 poussettes au mètre carré, une serveuse qui me demande si mon repas était bon et qui n’apprécie pas du tout que je réponde aimablement « c’était une insulte à la cuisine chinoise » (pourtant la stricte vérité), des resquilleurs qui squattent toutes les toilettes des trains aller ET retour… En rentrant à la maison, je n’ai qu’une envie: ne plus voir ni parler à personne pendant au moins une semaine.

★ La soirée sera courte. On commande à bouffer au Hanoi Station de Mérode, de nouveau disponible en livraison. Chouchou regarde deux épisodes de « A league of their own » (j’ai lâché l’affaire et n’y jette qu’un coup d’oeil distrait par-dessus mon jeu, mais j’avoue que la série prend une tournure queer assez intéressante). Puis on file se coucher, moulus d’avoir autant marché et à court de cuillères d’avoir supporté la foule toute la journée.

2 réflexions sur “La semaine en bref #244”

  1. Ta phrase : « C’était une insulte à la cuisine chinoise. » m’a fait beaucoup rire. Je me suis pris des vents glacés cet été en expliquant à Je-ne-sais-plus-qui… que le resto soit disant chinois du coin ne proposait que de vagues pseudos spécialités « asiatiques » n’en étant pas… et paraît il, je suis snob 🤣

    1. Je t’avoue que j’ai beaucoup pensé à toi à ce moment-là. Je me suis dit « Karine serait TELLEMENT d’accord avec moi! ».

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