La semaine en bref #242

Lundi:

★ Ah, tiens, un texto du transporteur d’Interior’s qui se propose enfin de me livrer la bibliothèque « disponible sous 4 à 5 jours » que j’ai commandée mi-juin. Sauf qu’il me propose un rendez-vous le 1er septembre, et que je ne serai plus à Monpatelin à cette date. Tentons de reporter de plus d’un mois et voyons ce que ça donne…

Mardi:

★ Je n’avais pas trop accroché avec ma nouvelle psy lors de notre première séance en distanciel. La deuxième séance, en présentiel cette fois, nous voit casser ensemble du sucre sur le dos de Macron et défendre en choeur les sangliers qui ont le droit de vivre dans la campagne autant que les humains. OK, il va y avoir moyen de s’entendre. (Ce dont je me réjouis, vu qu’elle a son cabinet à 500m de chez moi, accepte de consulter par Skype et pratique des tarifs très raisonnables.)

★ Ma gynéco a une heure de retard sur ses rendez-vous, alors que je passe à peine 10 mn dans son cabinet. Mais c’est pour entendre que mes saignements quasi-continus depuis la reprise du Claréal Gé (entre-temps devenu Optimizette) n’ont rien d’inquiétant: le médicament est juste trop peu dosé pour bloquer complètement mes règles. Avant ma période d’arrêt, il fonctionnait parce que je l’avais enchaîné après plusieurs années de prise d’un traitement beaucoup plus fort qui avait déjà stoppé mes cycles. Seul, il ne suffit pas. Ma gynéco me fait une ordonnance pour un médicament intermédiaire à prendre quelques mois. Mais au pire, tant pis: si je sais que ce n’est pas le symptôme d’un problème grave, je supporterai les foutus saignements jusqu’à la ménopause. L’âge moyen, c’est 52 ans, et j’en ai déjà 51 et demi. Ca va bien finir par s’arrêter un jour.

Mercredi:

★ La pharmacienne à frange qui, il y a 2 ans, m’expliquait qu’on n’avait pas de vaccins parce que le gouvernement priorisait les migrants, me soutient aujourd’hui que le médicament prescrit par ma gynéco n’existe pas. Hé bien tant pis, je vais changer de crèmerie. L’autre pharmacie du village est plus loin, mais elle a aussi un très grand rayon parapharma, donc je n’y perdrai pas.

★ La dernière analyse de sang de Chouchou fait apparaître des carences dans deux marqueurs pour lesquels il est facile de prendre des suppléments. On va voir si ça vient à bout de sa fatigue chronique et des autres soucis qui en découlent.

Jeudi:

★ TUI m’annonce qu’il ne reconnaît pas mon numéro de réservation pour le vol de demain. Il s’agit d’un aller-retour dont les deux billets sont gérés ensemble; j’ai déjà utilisé le premier, et le mail de confirmation d’achat ne mentionne pas le détail des vols concernés. Petit coup de stress. Puis, à force de chipoter sur leur site mal foutu, je finis par retrouver ma réservation en passant par un chemin détourné.

★ La dernière fois que Solange a mis le nez hors de son appartement, c’était avant le début de pandémie. Mais elle habite un deuxième étage sans ascenseur et, en plus d’être à moitié sourde et aveugle, elle a de gros problèmes de mobilité. Donc voilà. Bientôt 97 ans, et une vie circonscrite depuis 2 ans et demi à 40 mètres carrés. Elle préfère quand même ça à une maison de retraite (qu’elle n’aurait de toute façon pas les moyens de s’offrir). Je ressors de chez elle avec un gigantesque bourdon.

Vendredi:

★ Mon anxiété maladive (ainsi que le fait d’avoir, à cause d’un cafouillage douanier, failli manquer notre vol pour Dublin il y a quelques années) me pousse toujours à arriver très tôt à l’aéroport. Aujourd’hui, 16h45 pour un avion qui décolle après 21h. Mais je mets ce temps à profit en allant me balader sur la plage voisine et en buvant un cocktail les pieds dans le sable. Aau final, c’est beaucoup plus sympa que de tourner en rond chez moi après avoir fini mon ménage d’avant-départ.

★ Entre l’affluence de fin de grandes vacances et le fait que mon vol aller a eu 3h de retard, je crains le pire pour celui-ci. En fait, il décolle et atterrit parfaitement à l’heure, et en pressant le pas, j’arrive même à choper la navette FlibCo de 23h. Alléluiah!

Samedi:

★ Grâce à la canicule et au fait que j’ai oublié de dire à Chouchou d’augmenter la fréquence d’arrosage, les dernières survivantes de ma jungle pandémique ont rendu l’âme en mon absence. Seul survivant: Bruce la monstera, qui à mon avis va rester fils unique.

★ Dans l’épisode du jour d’ « Extraordinary attorney Woo », quelqu’un mentionne le fait qu’en France, il existe des fauteuils à câlins pour autistes. Je m’esclaffe bruyamment. Je suis bien placée pour savoir qu’en cas de meltdown ou de surcharge sensorielle, certain.es d’entre nous aiment être tenus très fort, selon le même principe qui fait que les couvertures lourdes peuvent diminuer notre anxiété. Mais je n’ai jamais entendu parler d’un truc pareil. Chouchou pianote sur son téléphone: « Si si, ça existe ». Même que ça s’appelle OTO.

Dimanche:

★ Aujourd’hui, mon père aurait eu 76 ans.

★ Nous retrouvons G, D et leur fils au Comptoir Rodin pour bruncher. La dernière fois que nous nous sommes vus, c’était en janvier 2020 – au même endroit et à la même table. G nous avait raconté son horrible année 2019, et j’avais conclu que du coup, 2020 serait forcément meilleure. Clairement, la voyance n’est PAS un bon plan B de carrière pour moi.

2 réflexions sur “La semaine en bref #242”

  1. Optimizette??? Les progestatifs me provoquant des crises d’angoisse atroce (team endométriose), je savoure l’ironie de ce nom ridicule

    1. Ah je ne savais pas que c’était un effet secondaire possible. (De toute façon j’étais déjà au max même sans ça…)

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