La semaine en bref #231

Lundi:

★ Un jour férié? Hein, quoi, où ça? (Traduction: c’est une journée de travail ordinaire chez les deux free lance que nous sommes.)

Mardi:

★ La mauvaise nouvelle, c’est que le syndic actuel n’a toujours pas bougé le petit doigt pour faire avancer les affaires en souffrance. La bonne nouvelle, c’est que ma nouvelle co-présidente du conseil syndical, une toute jeune femme qui vient d’acheter dans la résidence, semble aussi pugnace que moi. A nous deux, j’ai bon espoir qu’on arrive à faire nommer un autre syndic et mettre enfin en route le foutu ravalement de façade.

★ Que dit-on lors de sa dernière visite à quelqu’un qui a choisi de mourir dans deux semaines? « C’est bien que vous ayez eu le choix », « Au revoir » et « Bon courage ». J’avoue que malgré mon éloquence habituelle, je n’ai pas trouvé grand-chose d’autre.

Mercredi:

★ Après m’être vainement arraché les cheveux sur deux Pédantix, je parviens à résoudre un Pedantle – la version originelle en anglais – en 57 coups. Et j’ai bien révisé ma géographie nord-africaine. (C’était Amman.)

★ Alors que, après avoir déjeuné au Kafei, Gasparde et moi nous dirigeons à pied vers la place Stéphanie malgré la pluie battante, nous avisons devant nous une jeune fille minuscule juchée sur ses bottes à très haut talon, qui marche en dansant avec exubérance au son de la musique diffusée par ses écouteurs. Au moment où je sors mon iPhone pour la capturer de dos et l’inclure dans ma vidéo du mois, elle tourne dans la rue du Bailli et disparaît.

★ Pour la seconde fois en l’espace de deux ou trois semaines, on me propose une série de romans de fantasy jeunesse maousses. La première fois, j’ai refusé alors que c’était très bien payé, parce que ça me soûle de passer trop longtemps sur un même texte. Là, c’est carrément moins bien payé, mais ça me permettrait d’ajouter une grosse ME à mon portefeuille clients. Je suis hésitation.

Jeudi:

★ En début d’année, j’ai décidé de tenter une expérience: ne plus bosser que les matins de semaine, pour avoir tous mes après-midi libres et en faire des choses formidables comme pratiquer une activité sportive, m’impliquer dans l’associatif ou me remettre enfin à la gouache. Au lieu de ça, depuis cinq mois, je passe mes après-midi à glander dans le canap’ avec un jeu vidéo et – surprise! – mon chiffre d’affaires a vachement baissé par rapport aux années précédentes. C’est pas que j’aie vraiment besoin du différentiel, mais si c’est pour ne rien faire d’intéressant du temps dégagé, autant bosser et mettre des sous de côté pour le fameux cazou. Fin de l’expérience, donc, et reprise des horaires habituels.

Vendredi:

★ Je n’ai jamais eu de problème dans la navette qui va à l’aéroport de Charleroi. Mais aujourd’hui, je passe les 53 minutes du trajet à lutter contre une furieuse envie de vomir. Jamais je n’ai été aussi soulagée de descendre d’un car.

★ Des centaines de passagers qui attendent à la sécurité du Terminal 2, et une seule file ouverte. Je stresse à mort en voyant la lenteur à laquelle ça avance tandis que l’heure tourne, tourne…. On finit par atteindre notre porte à la minute précise où l’embarquement était censé commencer – sauf que notre avion est désormais annoncé avec 35 mn de retard.

★ A bord, nous sommes assis derrière un groupe de vieux mecs bedonnants qui parlent très fort et n’arrêtent pas de donner des coups violents avec le dossier de leur siège avant même le décollage. L’un d’eux manque m’assommer; je hurle « Putain mais faites gaffe! »; il me traite d’hystérique. Pendant tout le voyage, je garde les jambes croisées pour l’empêcher d’incliner son dossier. Oui, c’est mesquin, mais ça vaut mieux que de lui arracher la tête. Un autre finit par s’allonger brusquement comme s’il voulait couper Chouchou en deux avec sa propre tablette (ou au moins renverser son Coca Zéro). Les adultes incapables de se tenir tranquilles pendant un vol de moins d’1h30 en plein jour: qui sont-ils, pourquoi leur famille ne les a-t-elle pas déjà zigouillés dans leur sommeil, quels sont leurs réseaux?

★ A Hyères, une vingtaine de personnes attendent un taxi devant une station vide en plein cagnard. On se résoud à appeler un Uber, qui va nous faire la course pour 25 euros au lieu de 40. Il nous apprend que Bolt est installé dans l’air toulonnaise depuis la mi-mai, et que cette app ne ponctionne que 10% de commission aux chauffeurs au lieu des 25% d’Uber. Bon à savoir: on prendra donc un Bolt une prochaine fois.

★ La bonne nouvelle, c’est l’absence de fourmis charpentières le long du muret ou de particules de bois tombées du plafond sur le dos de mon canapé. On dirait que ma seconde application de Subito du mois dernier a fini par avoir raison d’elles. Je ne me fais pas d’illusions: il en viendra d’autres l’an prochain. Parfois, j’ai l’impression de revivre en boucle le jour de la marmotte, avec juste des articulations qui grincent de plus en plus au fil du temps.

Samedi:

★ Il fait déjà bien trop chaud à mon goût, et la météo prévoit entre 35 et 40° dans le sud du pays la semaine prochaine… Notre après-midi en ville consiste à essayer de boucler notre planning (achat de crème solaire indice 100 et du dernier Gotlib pour Chouchou, passage chez Platypus, shooting devant la fresque fleurie derrière le musée de la photographie, visite du Musée d’Art qui a rouvert récemment) en sautant d’une zone d’ombre à l’autre et en nous ménageant des pauses hydratation d’abord au Chantilly, puis à l’Orangerie.

Dimanche:

★ Je vais voter dès 9h. Ici, la droite dure et l’extrême-droite recueillent 66% des voix dès le premier tour des présidentielles; autant dire que je ne me fais guère d’illusion sur l’utilité de mon bulletin pour l’acronyme-que-je-ne-sais-toujours-pas-prononcer. Mais soit, j’ai accompli mon devoir de citoyenne.

★ De fait, dans ma commune, le RN arrive en tête avec 33%, suivi de LREM avec 22% et de LR avec 17%. Je serais restée couchée que ça revenait au même. Et certes, je me réjouis des bons résultats de la NUPES au niveau national (ainsi que, on va pas se mentir, de l’élimination de Blanquer et de Zemmour), mais les réserves de voix de gauche sont insuffisantes pour concrétiser au second tour.

★ Pendant ce temps, le nouveau voisin qui gueule très fort pratiquement tous les soirs poursuit son potin jusqu’à minuit passé. Bien que je n’entende que des éclats de voix, je suis assez inquiète pour sa femme et ses deux jeunes enfants; cependant je ne me vois pas le confronter en personne, et le syndic refuse de faire intervenir le propriétaire de l’appartement. Je crains de n’avoir pas d’autre recours que de contacter la gendarmerie.

2 réflexions sur “La semaine en bref #231”

  1. Tu as essayé redactle ? une page wikipédia à trouver en anglais, je préfère à pedantle. il reste quelques mots mais il n’y a pas de sémantique

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Retour haut de page