[RIGA] Où nous lâchons la bride à notre Sheldon Cooper intérieur

Notre avion quittant Riga en milieu d’après-midi, nous pouvons nous permettre une dernière activité ce matin et un vrai repas au resto ce midi. Chouchou aimerait retourner au musée d’Art Nouveau pour faire des photos de moi en robe dans certaines des pièces (lors de notre première visite, je portais un pull et un legging), mais je plaide en faveur du musée du train letton, et comme il aime les trains autant que moi, il se laisse convaincre sans trop de difficultés. Nous appelons une voiture Bolt pour nous conduire de l’autre côté de la Daugava, à côté de la nouvelle bibliothèque nationale – que personnellement je qualifierais de monstruosité moderne, mais chacun.e ses goûts. C’est, quoi qu’en dise le calendrier, une magnifique journée d’hiver, avec une température négative mais pas de vent, et un beau ciel bleu rempli de nuages photogéniques qui nous évitent d’être aveuglés par le soleil. Ca sent la fin des vacances et nous sommes crevés tous les deux, mais très contents de ce voyage.

Que ce soit pour le nombre des locomotives exposées ou pour la beauté du site, le musée du train letton ne saurait rivaliser avec le grandiose Train World de Bruxelles. Mais il contient une expo permanente absolument géniale, appelée « La vie dans une gare », qui sollicite les cinq sens des visiteurs afin de les transporter dans une gare de l’ancien temps. Ainsi, on peut respirer des flacons d’odeurs caractéristiques: kérosène, charbon, encaustique, wagons-lits, voiture-restaurant, passage à niveau un soir d’été… Coiffer un casque audio pour écouter les voix, les sifflements et les piétinements d’un quai à l’arrivée d’un train. Se demander pourquoi les employés de chemin de fer sont d’abord représentés en sous-vêtements avant de l’être en uniforme – et que fait ce rat géant coiffé d’un casque à antennes parmi eux? Emettre un message télégraphique. Imprimer un billet de train en choisissant son point de départ et d’arrivée. Se déguiser en chef de gare pour prendre une photo. Admirer des dioramas magnifiques de chaque partie d’une gare d’autrefois, et glousser en s’apercevant que le chef de gare est assis sur les toilettes de son appartement de fonction avec un chat qui gratte à la porte. Soulever le toit de la maquette complète et allumer les différentes zones une à une. Tenter de deviner à qui appartiennent chacune des valises exposées – si on réussit, elle s’ouvrent pour révéler leur contenu ainsi qu’un bout de l’histoire lettone. C’est à la fois ludique et instructif, et comme nous sommes seuls dans la salle, nous en profitons un maximum.

Après avoir admiré les locomotives stationnées dehors le long de rails désaffectés et pris moultes photos en essayant de ne pas glisser sur le verglas, nous appelons un nouveau Bolt pour nous conduire au restaurant ouzbek Uzbegims dont nous avons adoré les plats en livraison hier soir. La déco est très folklorique, mais il n’y a qu’une seule serveuse visiblement débordée. Arrivés à 12h15, nous n’avons toujours pas reçu nos plats une heure plus tard alors que je comptais quitter les lieux à 13h. J’essaie de déstresser: j’ai compté large; l’aéroport de Riga n’est pas immense et il ne devrait pas y avoir d’énorme affluence en ce jour de semaine hors période de vacances. Lorsque mon pilaf et le kebab de Chouchou arrivent enfin, nous les engloutissons un peu trop vite pour les savourer vraiment. Puis nous regagnons l’appart-hôtel à pied afin de récupérer nos bagages et d’appeler un dernier Bolt.

Le vol de retour dans un avion rempli seulement au quart se déroule sans anicroche. Bien que nous n’ayons pas eu de coup de coeur pour Riga, c’est une ville intéressante qui mérite d’être découverte, et une excellente base depuis laquelle rayonner sur les trois pays baltes. A titre personnel, je crois que c’est le premier voyage que nous effectuons sans nous prendre la tête à un moment ou à un autre, en respectant nos limitations mutuelles et en exploitant à fond notre complémentarité. Dans les jours à venir, je publierai une liste de ce que nous avons préféré sur place, et aussi le détail de notre budget.

2 réflexions sur “[RIGA] Où nous lâchons la bride à notre Sheldon Cooper intérieur”

  1. Curieuse de cette complémentarité, et souriante de savoir qu’elle est là 🙂

    (et ce musée des trains oh la la)

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