La semaine en bref #206

 

Lundi:

 Alors que les conditions de voyage se durcissent un peu partout et que le variant Omicron est déjà majoritaire au Danemark, je fais le pari fou de commencer à préparer notre départ prévu pour mercredi prochain. 

Mardi:

Chouchou refuse que j’achète un presse-ail parce que le livre de cuisine des Sopranos dit qu’il n’y a que les amateurs de mayonnaise qui en utilisent: les vrais cuisiniers écrasent l’ail avec la lame d’un couteau. Ce à quoi je réplique qu’il commence à me les briser menu avec les Sopranos que le plus gros amateur de mayonnaise de ma connaissance, c’est lui. 

 Ah, Easy Jet nous informe que le vol de fin de journée qu’on avait réservé fin janvier est reporté au lendemain matin 6h30. Alors qu’on logera à une heure et demie de route de l’aéroport. Mais heureusement, ils proposent de nous changer de vol ou de nous rembourser si on préfère. 

Mercredi:

 Ouf: le vol Brussels-Airlines qui partait à peu près à la même heure que l’Easy Jet n’est ni complet, ni beaucoup plus cher que ce dernier. On se dépêche de réserver. Le gag, ce serait quand même qu’on doive annuler notre voyage d’ici là. (Et malgré nos 3 vaccins, c’est relativement probable, hélas.)

 J’attaque avec ravissement la traduction d’un roman jeunesse de dark academia dont les deux héros sont noirs. Je constate avec encore plus de ravissement que j’avais surestimé le volume du texte et que je peux retrancher 80 pages à mon évaluation initiale. 

 Grâce aux spoilers qui ont immédiatement fleuri sur internet après leur mise en ligne, je savais à quoi m’attendre en visionnant les deux premiers épisodes de « And just like that ». Franchement, ça n’a pas rendu la chose plus facile. 

Jeudi:

 De la même façon que je hais la cannelle, sauf associée avec des pommes, je découvre grâce au Winter Tale Tea joint à ma jupe Revintaria que je hais le clou de girofle, sauf associé à de l’écorce d’orange. 

Vendredi:

 C’est moche de jouer avec mon coeur comme ça, Christiane. J’ai plus 20 ans. 

 J’hésite: m’extasier sur la perfection esthétique de « The French Dispatch » ou mourir d’ennui devant cette si parfaite alliance de vide et de prétention. Voilà un film qui ne finira pas dans ma liste du mercredi…

Samedi:

 Aujourd’hui, c’est l’opération « grand ménage d’avant départ en vacances ». Et si on ne peut finalement pas partir? Hé bien, je déprimerai dans un appartement propre. 

 Bon, et bien même l’interaction sociale minimale qui consistait à jouer en équipe à June’s Journey, c’est trop de stress pour moi. Les gourous du développement personnel qui affirment que l’être humain ne saurait s’épanouir et trouver le bonheur que dans le lien social n’ont pas dû côtoyer beaucoup de personnes neuroatypiques. 

 A 13 jours près, on finissait l’année sans une de ces disputes apocalyptiques qui me donnent envie de faire ma valise, rentrer à Toulon et ne plus jamais remettre les pieds à Friteland. Mais c’est raté, et je me pose énormément de questions. 

Dimanche:

 Franchement, je ne sais plus rien. C’est fou comme une seule phrase peut faire écrouler votre monde et vos projets d’avenir. 


7 réflexions sur “La semaine en bref #206”

  1. Courage pour la dispute, les questionnements, la fin d'année, la suite.
    J'aime toujours autant vous lire et vous suivre dans vos écritures, aujourd'hui je vous envoie juste des pensées !

  2. Je t'envoie plein de bonnes ondes et j'espère que tu passeras malgré tout des fêtes les plus douces possibles <3

  3. Oui courage pour la dispute. Aller chercher le besoin non satisfait derrière la blessure, c'est pas facile, j'y travaille tous les jours. Amitiés

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