[BRUXELLES] Une nuit dans la Bulle

 

La période des fêtes étant toujours difficile à vivre pour moi, dès le début de l’automne, j’ai cherché des activités qui me permettraient de l’égayer. A cause de l’émergence rapide d’Omicron, j’ai préféré renoncer au concert Candlelight pour lequel j’avais réservé des places. En revanche, passer une nuit en amoureux dans le grenier d’un bâtiment historique donnant sur la Grand-Place illuminée ne posait heureusement aucun problème…

La Bulle est un hébergement mis en place par Cocoon Brussels, qui propose également une tiny house à l’étage au-dessous. (Nous l’avons visitée; la vue est tout aussi sympa et l’aménagement semble bien conçu, mais pour être honnête, je lui ai trouvé moins de charme.) Après avoir gravi plusieurs escaliers métalliques en colimaçon, nous avons découvert la bulle en plastique de glamping qui abritait notre lit. Je m’étais demandé quel était l’intérêt d’en utiliser une plutôt que de faire une chambre « normale » sous les toits, et la raison m’est apparue assez vite: c’est plus facile à chauffer pour ne pas se geler dans les courants d’air d’un grenier ancien certes très beau, mais assez mal isolé contre le froid et les courants d’air. 

Deux radiateurs (efficaces mais bruyants) à l’extérieur de la bulle et deux autres à l’intérieur de celle-ci rendent cependant l’endroit confortable. La déco est de style scandinave minimaliste, parfaitement adaptée aux goûts des influenceurs Instagram, mais dans un cadre pareil, j’aurais plutôt vu du shabby chic – des meubles anciens chinés en brocante, disons. Un gros bon point pour la vaisselle basique qui nous a permis de commander notre dîner et de le manger sur la table haute munie de deux chaises de bar. Là aussi, j’aurais préféré une table normale et plus stable, mais je suis petite et vieille, et ça commence à me soûler de devoir me hisser sur des sièges vertigineux. 

Encore un mot sur les équipements: la salle de bain moderne et les toilettes séparées se trouvent à l’extérieur de la chambre, dans un petit couloir auquel personne d’autre n’a accès que les occupants du grenier. En plus des choses déjà mentionnées, la chambre contient un miroir en pied, de quoi suspendre quelques vêtements, un petit frigo avec une bouteille de Prosecco (et les flûtes pour le boire!), un micro-ondes, deux fauteuils, une bouilloire et le nécessaire pour se préparer du café ou du thé. Bien entendu, il y a du wifi. 

Mais le plus gros argument marketing de la Bulle, c’est clairement la vue magnifique qu’elle offre sur la Grand-Place. Particulièrement en ce mois de décembre où un spectacle son et lumière illumine les façades gothiques toutes les heures du lundi au jeudi, et toutes les 30 mn du vendredi au dimanche (jusqu’au 2 janvier). Cette année, il est… beaucoup plus space que d’habitude. Je vous laisse le découvrir par vous-même si vous habitez Bruxelles ou y séjournez en ce moment. Par contre, après le tollé du sapin conceptuel bleu d’il y a quelques années, celui de 2021 est tout ce qu’il y a de plus classique et photogénique. 

Le lendemain matin, après une bonne nuit de sommeil (le matelas était impeccable pour nos dos fragiles, même si le cadre m’a paru insuffisamment solide pour des galipettes vigoureuses ou des occupants plus lourds que nous…), nous avons apprécié de trouver sur le pas de notre porte un copieux petit-déjeuner compris dans le prix de la chambre. Oranges pressées, deux couques et un muffin par personne, pain-beurre-confiture, yaourts nature et pommes rouges. Nous n’avons pas réussi à tout manger. Et comme le check out était à 11h30, nous n’avons pas eu besoin de nous presser avant de regagner nos pénates.

Si vous aussi, vous êtes tenté par une nuit dans la Bulle, faites attention: le tarif (à partir de 190€ la nuit) varie énormément selon les périodes et les jours de la semaine. 

Cocoon Brussels, rue de la Colline 24, 1000 Bruxelles

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