[COPENHAGUE] Où nous découvrons l’unique Père Noël de la ville

 

Deuxième journée ensoleillée avec un froid vif mais sec, le temps parfait pour se balader! Nous prenons le métro jusqu’à Trianglen et allons faire des photos dans Olufsvej (l’équivalent local de la rue Crémieux avec ses jolies façades colorées), puis dans le quartier voisin de Brumleby: une enclave de maisonnettes mitoyennes ocre et blanc toutes identiques, créées pour servir de logements sociaux et alignées selon un quadrillage parfait. Rien à voir avec les HLM du quartier où j’ai grandi… Les jardinets sont décorés avec amour, et les aires de jeux saupoudrées de neige donnent envie de retomber en enfance. 

Un peu plus loin de l’autre côté du Sortedams So (« Etang Noir », un des 5 lacs qui ceinturent une partie du centre de Copenhague), les kartoffelaekkerne, d’anciens champs de patates, présentent la même configuration et un charme similaire, bien qu’avec un peu plus de diversité dans l’architecture et les couleurs. Devant les clôtures, entre les rares voitures en stationnement, des tables à pique-nique ou de coquettes cabanes d’enfant. Et bien sûr, des vélos partout. Dans cette ville où les décos de Noël se réduisent généralement à des guirlandes lumineuses sobres et de bon goût, nous éclatons de rire en apercevant un immense Père Noël gonflable qui occupe la quasi-totalité d’un jardinet. Pour le coup, voilà un barbu dont je ne tomberai pas amoureuse!

Nous devons écourter cette seconde visite car le thé que j’ai bu ce matin cherche instamment la sortie. Traduction: il faut vraiment, vraiment que je fasse pipi. Nous nous dirigeons vers le centre-ville au pas de charge en espérant trouver un restaurant ouvert. Coup de bol: nous voyons un client pousser la porte en demi-sous-sol du Kalaset, café hyggelig d’excellente réputation que j’avais noté sur la Google Map préparée à la va-vite quelque jours avant notre départ. Pendant que je file aux toilettes, Chouchou réquisitionne une table dans le fond, contre le mur de radios anciennes. Puis nous dévorons deux brunchs, le Mormor avec bacon et saucisses (+ supplément de frites à l’aïoli) pour lui, le Tante Gron végétarien (+ supplément de halloumi grillé) pour moi. 

Notre repas fini, nous traînons sur nos iPad jusqu’à ce qu’une affluence grandissante et les éclats de voix qui vont avec nous chassent au-dehors. J’ai l’impression d’avoir franchi une faille de l’espace-temps et d’émerger dans une autre ville. Tout à l’heure, le ciel était bleu et sans nuages; là, un brouillard à couper au couteau recouvre la ville et dissimule tout à plus de cent mètres. Nous marchons jusqu’au métro Norreport, où se trouve un food court dans lequel nous nous souvenons avoir mangé lors d’un de nos séjours précédents. Le flagship store Osterlandsk Thehus est malheureusement fermé. Comme la météo me donne une irrésistible envie de chocolat chaud et que nous n’avons pas de quoi en faire à l’Air Bnb, nous nous engouffrons dans la boulangerie Emmerys voisine pour une petite pause sucrée avant de regagner nos pénates. Si j’adore l’atmosphère spectrale, j’aime nettement moins le froid glacial qui transperce nos vêtements…

3 réflexions sur “[COPENHAGUE] Où nous découvrons l’unique Père Noël de la ville”

  1. Le brouillard en ville, le brouillard à la campagne, le brouillard partout… Ca doit être magique.

  2. ces maisonnetes et le décor de la plaine de jeux sont vraiment magiques ! merci pour ces jolies images!

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