La semaine en bref #165

 

Lundi

Arrivée du relevé de droits de prêt 2018 (non, la Sofia n’est jamais très pressée de nous régler ce qu’elle nous doit): ils avaient déjà bien chuté en 2017; là, ils ont carrément été divisés par trois par rapport à 2016. Une enquête rapide auprès de mes collègues m’apprend qu’on est tous dans le même bateau. Conséquence, sans doute, de la moitié de la cotisation RAAP prise en charge par la Sofia depuis quelques années. Ca fait toujours plaisir de commencer la semaine par une bonne nouvelle. 

 L’opération de ma mère est l’occasion d’une conversation téléphonique d’une demi-heure avec ma soeur. Elle me raconte qu’au vu des embouteillages réapparus sur la rocade toulousaine, le télétravail a dû être réduit presque à néant ces derniers mois. C’est bien la peine d’imposer un couvre-feu à 18h si les gens continuent allègrement à se contaminer en entreprise…

 Sinon, Darklulu est désormais plus grand qu’elle, ce qui signifie qu’il doit me rendre au moins 12 cm. Je ne l’ai pas vu depuis juillet 2019, et à l’époque, je le regardais encore de haut…

Mardi:

 Début décembre, je commande un tissage à une créatrice anglaise qui m’annonce un envoi autour du 10 janvier. Je la préviens qu’elle devra vérifier l’adresse avec moi à ce moment-là car je ne sais pas encore où je serai. N’ayant pas reçu de nouvelles fin janvier, je la relance pour savoir où ça en est – une fois, deux fois, trois fois. En vain. Début février, j’ouvre un litige sur Etsy et suis remboursée quelques jours plus tard sans explication. Et aujourd’hui, je reçois un avis d’expédition du tissage à une adresse où je ne me trouve pas. Niveau organisation, la dame me fait un peu peur. 

Mercredi:

 La sauce à l’ail de la Châtelaine du Liban vient s’ajouter sur la déjà longue liste des choses que je ne peux plus consommer le soir si je ne veux pas mourir du bide pendant la nuit. Chienne de vie. 

 De façon tout à fait inattendue, la barre de rire du jour nous est fournie par l’Urssaf avec ce mail intitulé « Artistes-auteurs, donnez votre avis sur nos services! » et dont le texte commence par « Vous utilisez depuis près d’un an les services de l’Urssaf pour votre activité d’artiste-auteur. Dans le cadre de sa démarche d’amélioration continue, l’Urssaf réalise une enquête de satisfaction. Vous souhaitez donner votre avis? Complétez le formulaire en ligne ci-dessous. » Suit un questionnaire pourri, visiblement torché en 5 mn en réaction à l’article paru hier dans Le Monde sur le traitement que l’Urssaf nous inflige depuis un an. 

 Une longue discussion de couple émotionnellement épuisante se conclut par « Tout le monde à poil! » et aussi « On devrait manger de la pizza plus souvent ». Ca se tient. 

Jeudi:

 Un fabricant de chapeaux de sorcières (ne me jugez pas) à qui je demande quelle taille je dois commander réclame que je lui indique le diamètre de ma tête. J’espère qu’il confond diamètre et circonférence, parce que prendre cette mesure directement – c’est-à-dire, sans faire de calcul – semble une opération assez douloureuse!

Vendredi:

 Ce midi, Gasparde et moi nous sommes donné rendez-vous place Flagey pour pique-niquer au soleil avec des bentos du Takumi voisin. Je réalise que je n’ai pas vu d’amie en vrai depuis… fin octobre, quand je suis allée manger une pizza avec Kiki sur la plage du Mourillon. Même pour moi qui me satisfais généralement d’une interaction sociale tous les quinze jours, plus de 4 mois sans fréquenter personne d’autre que Chouchou, c’est hardcore.  

Samedi:

 Nous galérons pour faire rentrer ma monstera dans la C4 réservée spécialement pour la transporter chez Sous la canopée. Mais si j’essaie de la tailler et de la rempoter moi-même, je crains pour sa vie. Et puis, une occasion de faire une caresse à la jolie Maine Coon de Kévin, ce n’est jamais de refus. Pour le retour, on prévoira un minivan.

 Devant Pêle-Mêle, un type au masque sous le nez vocifère que madame Le Pen est parfaitement capable de remporter les élections l’an prochain, et que c’est pas vrai qu’elle est raciste. Vu le quartier: bonne ambiance dans la file d’attente. 

 Les likes s’envolent sur la dernière photo du compte de fâmâpoâls de Chouchou – mais sans qu’on puisse en pointer la source plus précisément que « selon les stats Instagram, ça vient d’un hashtag ». En fin de journée, il a déjà dépassé les 1500. 

Dimanche:

 Mon beau-frère, qui bosse en milieu hospitalier même s’il n’est pas personnel soignant, a reçu sa première dose de vaccin. En revanche, ma mère qui a + de 70 ans et une comorbidité ne sait toujours pas quand viendra son tour. Du moins son opération semble-t-elle avoir produit le résultat escompté: elle ne souffre plus que de sa solitude…

4 réflexions sur “La semaine en bref #165”

  1. J'ai eu le mail de l'URSAFF et j'ai failli en tomber sur le cul. Mon dossier est bloqué depuis des mois.
    Quant à la Sofia, la moitié des cotisations complémentaires, c'est quand même pas trop mal, non ?
    Bises
    JC

  2. @JC: Pour débloquer le mien, j'ai dû passer plusieurs coups de fil, publier une tribune sur ActuaLitté et me fendre d'un courrier recommandé – je te fais grâce des mails inutiles, soit en direct soit sur la messagerie de leur site pourri. Je n'en reviens pas de la perte de temps et d'énergie que ça a représenté – ni du fait que selon les chiffres, près de la moitié des artistes-auteurs français sont toujours dans les limbes urssafiennes.
    Pour la Sofia, cette moitié des cotisations supplémentaires qu'ils payent pour nous est financée avec de l'argent qu'ils nous auraient versé autrement: donc, l'argent sort quand même de notre poche in fine…

  3. Hello,
    Pardon pour le commentaire à caractère purement administratif.
    Quand j'ai débuté (en 2007), on disait que la moitié de la cotisation RAAP était prise en charge par le prêt en bibliothèque pour les traducteurs littéraires (et nous, les traducteurs audiovisuels, on était dég' parce qu'il y a aussi plein de DVD dans les médiathèques). N'est-ce plus le cas ?
    Thx!

  4. @Anonyme: Si. Mais du coup, l'argent qui sert à prendre en charge la moitié du RAAP ne nous est pas reversé sous forme de droit de prêt. Donc au final, c'est une opération blanche pour nous. On paye quand même toute notre cotisation RAAP, même si c'est de façon indirecte pour une moitié.

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