Parc Guëll: Cédric Klapisch vous a menti

Mon premier contact visuel avec l’architecture de Gaudi, c’était il y a dix ans, dans une salle de cinéma. Romain Duris, étudiant Erasmus à Barcelone, visitait les lieux les plus touristiques de la ville avec Judith Godrèche. On les voyait passer devant la salamandre emblématique qui trône à l’entrée du parc Guëll. Autour d’eux, pas un chat ou quasiment. Plus tard, ils étaient assis sur le fameux banc de mosaïque en accordéon, sans personne à proximité pour épier leur conversation. 
Ha ha. 
La vérité, c’est que le parc Guëll, à moins d’y aller à l’ouverture un jour où il fait -12° et où il y a une tempête de grêle, c’est toujours blindé de touristes dont l’unique obsession semble être de se faire photographier à côté de la salamandre. Ils se jettent dessus à tour de rôle, un à droite un à gauche, comme si le contact de cette pauvre bête allait leur accorder richesse et jeunesse éternelles. Vous n’avez pas idée de l’acharnement et de la chance qui ont été nécessaires pour réussir à prendre le cliché ci-dessous:

(Top classe, n’est-ce pas?)

(Le plafond de la salle Hypostyle)

Impossible, bien entendu, d’obtenir une vue d’ensemble du banc en accordéon, lui aussi pris d’assaut par des hordes de touristes malpolis qui vous bousculent sans un regard ni un « pardon » (des Français, généralement…). Nous nous sommes donc contentés de fragments. 

(Les maisons façon pain d’épice qui encadrent l’entrée du parc, vues depuis l’esplanade du banc en accordéon)

Pour le reste, dès que l’on s’éloigne des zones les plus évidemment photogéniques, le parc est un endroit assez agréable, où il y a même moyen de dénicher une géocache.

Pour les personnes à mobilité réduite, attention: la station de métro la plus proche se trouve à quinze ou vingt minutes de marche; l’accès au parc se fait par une rue qui monte pas mal, et on doit grimper des escaliers pour accéder à l’esplanade du banc en accordéon. 

3 réflexions sur “Parc Guëll: Cédric Klapisch vous a menti”

  1. J'aime beaucoup le titre de l'article, c'est tout à fait ça!
    On a un peu le sentiment d'arriver à Disneyland… Même si le parc Güell est un endroit magnifique, je n'ai jamais envie d'aller m'y promener pour le plaisir, seulement pour le faire découvrir aux amis qui viennent me rendre visite.
    La mairie a le projet de faire payer l'entrée aux touristes pour préserver le site et limiter l'accès au parc (et renflouer les caisses de la ville bien sûr), mais cela serait totalement contraire à l'idée de Gaudi.
    Une petite précision: il est possible d'accéder au parc par le haut, en s'arrêtant au métro Vallcarca et en prenant un escalier mécanique pour arriver au sommet.
    On fait donc la visite à l'envers, puisqu'on sort par l'entrée du parc (où se trouve la salamandre). Ça ne règle pas le problème pour les personnes à mobilité réduite, mais ça évite une grosse montée assez pénible si on visite pendant les grosses chaleurs de l'été.

  2. Je suis d'accord avec ce que tu dis. J'y suis allé cet été et j'ai adoré ce parc mais quel monde!!!

  3. Je me suis fait la même remarque en voyant la foule amassée devant la statue de la petite princesse à Budapest il y a quelques semaines. Comme quoi, le tourisme se porte bien, où que l'on soit.

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