[GLASGOW-EDIMBOURG] Où c’est Noël en avance

La fatigue des journées à 20 000 pas commence à s’accumuler. Ce matin, nous traînons dans notre chambre jusque vers 10h30 avant de descendre faire notre check out et confier nos bagages à la réception de l’Art House. De toute façon, le musée que nous voulons visiter n’ouvre pas avant 11h. Il se trouve assez loin du centre-ville, mais c’est l’occasion de tester l’unique ligne (circulaire) de métro de Glasgow. « Tiens, les trains sont tout ronds comme à Londres », dis-je en voyant arriver le nôtre. « Oui, c’est fou, on dirait presque que c’est le même pays », réplique laconiquement Chouchou. Gnegnegne.

Le Riverside Museum, donc, est dédié aux transports et à la technologie. Nous le trouvons bien scénographié et plein d’infos intéressantes, présentées de façon digeste. Il abrite également une reconstitution d’une rue de l’époque victorienne, dans laquelle on trouve la plus vieille boîte à lettres d’Ecosse – j’en profite pour envoyer une carte postale à ma mère. Nous finissons notre visite par un lunch rapide au café attenant: ham & cheddar toastie + soupe du jour, emballé c’est pesé. Quant au Tall Ship stationné le long du quai, vu mon amour des bateaux et de tout ce qui flotte en général, je préfère faire l’impasse.

Nous repassons à l’hôtel pour récupérer nos bagages, puis parcourons à pied les 800 mètres qui nous séparent de la gare de Queen Street. Nous sommes en train de faire la queue devant les distributeurs de billets quand une jeune femme s’approche de nous. « Vous allez à Edimbourg? J’avais pris un aller-retour, et finalement je n’utiliserai pas le retour. Vous le voulez? » Mais oui, merci! Le temps d’acheter un second billet, il nous reste 4 minutes pour attraper le train de 13h45. Nous piquons un petit sprint avec nos sacs à dos, et le tour est joué.

52 minutes plus tard, nous descendons à Waverley. Hello again, Edinburgh! Un passage au food court de Marks & Spencer nous permet de nous ravitailler en thé vert et en trucs de pique-nique pour ce soir, puis nous longeons tout Princes Street pour aller récupérer notre grosse valise au locker Bounce. Enfin, nous remontons jusqu’à notre hébergement pour les deux prochaines nuits. Apparemment, la Moi de cet été a réservé une chambre chez l’habitant dans une maison georgienne de toute beauté. Intérieur rococo maximaliste très soigné et passablement sublime, même si ce n’est pas mon style préféré dans l’absolu. Par contre, je ne raffole pas de la vague odeur de Javel qui plane dans notre suite avec salle de bain, mais je m’en accommoderai.

Après que je me suis changée, nous ressortons vers 16h pour aller faire un tour dans les jardins de Princes Street. Au début de la semaine, ils étaient fermés à cause de la tempête et nous n’avions pas pu y aller. Cette fois, rien ne nous empêche de profiter des arbres flamboyants et de la fontaine dont l’eau coule, pour une fois! (C’était devenu le running gag de nos séjours à Edimbourg: tantôt il y avait des travaux et l’alimentation était coupée, tantôt l’eau était gelée…) Par contre, les préparatifs des commémorations de la Toussaint nous empêchent d’accéder à l’escalier qui donne sur le Walter Scott Monument, et donc de prendre la photo que nous voulions. Il va falloir ENCORE revenir, quelle poisse (non).

La nuit tombe tandis que nous remontons vers le Royal Mile en admirant les traînées roses dans le ciel et la magnifique skyline formée par les bâtiments gothiques. Nous arrivons dans la cour du château quelques minutes trop tard pour que le panorama soit encore intéressant.

Après avoir tergiversé presque une semaine entière, je me décide à repasser au Knight’s Vault pour acheter la hache de valkyrie admirée samedi dernier. Je croise les doigts pour qu’elle rentre dans ma nouvelle valise. Très occupée à faire des blagues de serial killeuse avec la vendeuse, j’en oublie ma carte de paiement dans le lecteur. Heureusement, nous traînons devant le magasin pour photographier la devanture, et quand la vendeuse jaillit dans la rue ma carte à la main, nous sommes encore là.

De retour à la guesthouse, je m’empresse de jeter le contenu de la grande valise par terre pour tester si le carton de ma hache rentre dedans. Non. AAAAAAARGH. Il est trop long d’au moins quinze centimètres. Mais en l’ouvrant, je me rends compte qu’il y a un espace vide au-dessus de la lame double. Un petit bricolage plus tard, j’arrive à caser la Précieuse en diagonale, ouf! Pique-nique, blogging, dodo. Demain, c’est Halloween, et aussi (déjà…) la dernière journée de ces vacances.

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