
1. « Everything was beautiful and nothing hurt » de Ben Reeves: Travis lives an unassuming life with his cat in a small English town. Travis also happens to be the cosmic force of Death, visiting people in their final days and hours of life, before shepherding them into whatever happens next. He listens to their stories, doesn’t judge, and never tries to change anyone’s fate… until he meets a young, single midwife called Dalia and her boisterous eight-year-old daughter, Layla. As he gets closer to this small, seemingly unremarkable family, Travis begins to learn what it is that makes life so worth living, and so what it is that is irrevocably lost in death. On ne va pas se mentir: ce n’est pas un bouquin pour tout le monde, ou du moins, pour tous les états d’esprit. Mais il colle très bien à mon désespoir existentiel du moment. L’auteur a un talent incroyable pour rendre poignants et précieux les détails les plus banals du quotidien. Il y a beaucoup de chapitres que j’aurais voulu écrire moi-même. Vers la fin, notamment, les deux sur les éphémères – vous savez, ces insectes qui vivent une seule journée – m’ont réduite à une petite boule de sanglots et de morve sur mon canapé. J’ai contacté celle de mes éditrices qui serait la plus susceptible de publier la VF, pour lui dire que j’adorerais le traduire. Elle m’a répondu: « Je l’ai beaucoup aimé, mais je voudrais éviter que mes lecteurs s’ouvrent les veines, tu vois? » Donc, à vous de juger si vous vous lancez. (En anglais)
2. Les sablés au Thé des Lords du Palais des Thés. J’ai fini mon stock de navettes à la fleur d’oranger Léonard Parli; ils ne font pas de VPC, je ne vais pas retourner à Aix tout de suite. Il a donc fallu que je trouve d’autres « biscuits-récompense » à tremper dans mon thé de 16h les jours de grande déprime ou de grands accomplissements. Ceux-là sont très beurrés et font bien le job.
3. Les astucieux porte-affiches Raisin de Gllu n’abîment ni vos affiches, ni vos murs, et permettent de changer de déco en un clin d’oeil.
4. Ce poème de Matt Moberg, une des plus belles choses que j’ai lue récemment. (En anglais)
5. Cette sauce piquée à Anne-Solange Tardy: une cuillère de tahini, un skyr (ou yaourt grec), le jus d’un demi-citron et un peu de zeste, paprika, sel, poivre. Super pour pimper mes grandes salades du midi.
6. « A good animal » de Sara Maurer. Un roman d’initiation dont l’histoire se déroule dans les années 90, au sein d’une communauté rurale du Michigan. Fils d’un éleveur de moutons, Everett, 17 ans, s’éprend de Mary qui vient d’arriver là avec son père garde-côte. Il est profondément attaché à ses terres et impatient de fonder son propre troupeau; elle est artiste et ne rêve de ficher le camp de ce trou. C’est lyrique et brutal, âpre et poétique. En anglais seulement pour le moment, mais ma traduction paraîtra en début d’année prochaine.
7. « Un an ailleurs ». Dans ce très bel album illustré, Max Ducos raconte du point de vue de ses filles l’année que toute leur famille a passé dans une petite bourgade au nord de New York. Leur maison d’Elizabeth Street est représentée au fil des saisons, avec les activités typiquement étatsuniennes (ou pas) dont elle est le cadre. C’est vraiment beau malgré un épilogue doux-amer, et ça m’a donné très envie découvrir les autres ouvrages de l’auteur.
8. Le papier peint Illusionary Daytime Blue de Mind the G est tellement beau que je pourrais presque acheter un autre appartement juste pour en coller sur un mur.
9. Le nouveau parfum Sweet and sour rhubarb du dentifrice Marvis (à Bruxelles, on trouve une grande partie de la gamme chez Senteurs d’Ailleurs, place Stéphanie).
10. La robe Chiara dans l’imprimé brugnons est ma dernière acquisition chez Make My Lemonade. Je trouve le décolleté un peu trop haut pour être confortable, et je le ferai sans doute « creuser » de 2 ou 3 cm par ma couturière, mais à part ça, c’est un parfait vêtement de saison.
