
Dimanche 31 mai. Suite à l’annulation, hier, du Francfort-Wroclaw que nous n’aurions pas pu prendre de toute façon car notre Bruxelles-Francfort avait 2h15 de retard, nous avons passé la nuit à l’hôtel Moxy près de l’aéroport (où j’ai très mal dormi à cause de la mauvaise qualité du matelas, mais soit). Ce matin, le réveil sonne à 5h30. L’avantage, c’est qu’en cette saison, il fait déjà jour. Nous remballons nos affaires, avalons un thé vite fait dans l’espace petit-déjeuner et reprenons le S-Bahn en sens inverse jusqu’à l’aéroport. Notre vol décolle à 8h30 comme prévu, sous un ciel très menaçant et parmi des bourrasques qui nous secouent pas mal. Néanmoins, à 9h55, nous nous posons comme prévu à Wroclaw, où il fait 20° et un beau soleil dans un ciel plein de jolis nuages moutonnants.
Pourquoi Wroclaw (à prononcer Vrot-swaf)? Nous sommes déjà venus deux fois en Pologne. Nous aimons l’architecture des villes, la cuisine, le fait que rien n’est cher quand on arrive de la zone euro. L’hiver dernier, l’aéroport de Zaventem avait annoncé l’ouverture de vols directs vers Wroclaw, qui était déjà sur notre radar comme future destination de vacances. On s’est dit que c’était l’occasion parfaite. Sauf que lorsque j’ai voulu réserver nos billets, je n’ai jamais trouvé aucune trace de ces fameux vols. Ne voulant plus changer de plans alors que mes préparatifs étaient par ailleurs déjà bien entamés, je me suis résignée à prendre un vol avec correspondance en me disant que je stressais sûrement pour rien. La suite aura prouvé que cet optimisme si rare chez moi était, de fait, parfaitement déplacé.



Nous prenons un Bolt qui, pour 12€ avant pourboire, nous conduit sans incident et en 25 mn environ à l’appart loué sur Booking. Celui-ci ne nous déçoit pas: décoré de vert et de jaune, il est spacieux, très bien équipé, avec un matelas confortable (mais des oreillers merdiques, car on ne peut pas tout avoir). Nous prenons le temps de nous poser; je transfère nos vêtements dans la penderie et enfile une robe pendant que Chouchou installe la station de chargement de nos appareils électroniques. Puis j’appelle ma mère pour lui souhaiter une bonne fête des mères. Vers 11h30, nous nous mettons en route à pied vers le centre-ville historique.





C’est la tradition chez nous: le premier repas des vacances a lieu au Hard Rock Café local, dans une ambiance musicale qui nous rappelle notre jeunesse. Celui de Wroclaw est situé en plein sur la place de la mairie, et passablement désert – sans doute à cause de la proximité d’une pléthore de stands de street food nettement moins onéreux. Je prends un pulled pork sandwich et un watermelon mule, Chouchou une steak Cobb salad et une limonade fraise-basilic. Depeche Mode, Aerosmith, Bon Jovi et Alice Cooper accompagnent notre déjeuner.

Quand nous ressortons, le soleil tape fort. Nous nous réfugions presque aussitôt à la Krupa Art Foundation, un musée d’art contemporain littéralement situé à la porte d’à côté. Nous y voyons une expo assez chouette sur l’art dans les campagnes polonaises et roumaines.








Puis nous errons un peu au hasard dans le centre historique. Sur la place du marché, un Stitch géant danse et pose avec les enfants. Partout, nous tombons sur les gnomes qui peuplent les rues de Wroclaw par centaines. Les activités de certains d’eux (karaoké, photographie) laissent penser qu’il ne s’agit pas d’oeuvres folkloriques datant du Moyen-Age, mais plutôt d’une astucieuse idée marketing de l’office du tourisme local. Il est vrai que ça rajoute une petite dimension ludique à la visite!












Nous poussons la porte de Tajne Komplety, une librairie-café à la sélection pointue et bien mise en valeur. L’atmosphère est très décontractée: un des clients a carrément retiré ses chaussures pour piquer une sieste sur une banquette!



Peu après, la fatigue du lever matinal et des deux mauvaises nuits précédentes commence à se faire sentir. Nous allons nous poser dans le café avec une terrasse flottante que nous avions repéré à l’aller ce matin. Ma carte Revolut ne passe pas à la caisse, et je me rends compte que depuis ce matin, je tire bêtement sur mon compte en euros plutôt que sur le compte en zlotys créé pour ne pas avoir de frais bancaires – c’est ballot, mais vite corrigé.


Après avoir glandouillé une heure à l’ombre, nous reprenons le chemin de l’appartement. Nous nous arrêtons au Zabka situé juste en bas, où nous faisons des provisions pour ce soir et demain matin. Ils vendent toujours les beignets de pommes que j’adore, chic! Après un dîner de pierogis et de soupe à la tomate, nous trions les photos et la collecte de papiers du jour, et allons nous coucher peu après 21h.
