La semaine en bref #424

Lundi:

★ SALOPERIE DE CHANGEMENT D’HEURE. Sérieusement. Pourquoi on ne s’est toujours pas débarrassés de ce concept débile?

★ Soudain, en fin de matinée: la proposition de boulot la plus inattendue que je pouvais imaginer, particulièrement par contraste avec celle que j’ai reçue lundi dernier (et que je traînais les pieds pour accepter). C’est vraiment un grand écart ahurissant. Le projet est secret et le restera jusqu’à parution, mais ça va me faire 2,5 millions de signes à traduire au cours des 15 prochains mois. Ce qui est génial, parce que ça me garantit une sorte de revenu minimum tout en me laissant la latitude de travailler sur d’autres textes en parallèle.

★ En plus, je vais faire ça avec une éditrice que je considèrerais toujours comme une amie même si elle claquait la porte de l’édition et partait élever des chèvres dans le Larzac. Autrement dit: plus d’un an à bosser en étroite collaboration avec quelqu’un vis-à-vis de qui je ne suis pas obligée de masquer si je ne veux pas passer pour une hurluberlue. Je suis bonds de joie partout dans mon salon.

Mardi:

★ Je termine une traduction que je ne peux pas remettre: l’éditeur a des soucis avec son logiciel de signature électronique, si bien que je n’ai pas encore reçu le contrat correspondant. J’enchaîne avec une validation d’épreuves, 30 minutes de marche sur mon tapis et deux dessins aux crayons de couleur pour finir le mois. Une journée productive!

Mercredi:

★ Livraison du nouveau lave-vaisselle, youhou! Trois mois qu’on (enfin, surtout Chouchou) faisait la vaisselle à la main. C’est vraiment une corvée détestable. Par contre, je déplore la disparition des paniers à couverts, et je suis très surprise de voir la porte s’ouvrir toute seule en fin de cycle – mais on me dit que c’est normal sur les modèles récents.

★ J’entame le Projet Secret, et… Mince, je n’ai rien le droit de dire avant presque deux ans, le temps que ça paraisse. Sans pouvoir partager mes anecdotes de trad avec mes collègues ou sur ce blog, je risque de trouver le temps trèèès long. Je dois même renoncer à loguer les romans sur GoodReads! (Enfin, je le ferai rétrospectivement… en 2028. Bouh.)

Jeudi:

★ Je ne veux dénoncer personne, mais quand je lis le boulot de certains collègues, je me dis qu’on ne perdrait pas grand-chose à les remplacer par de l’IA. Une transposition mot à mot n’est pas une traduction. Pour le coup, j’aurais vraiment mieux fait d’acheter la VO.

★ Regarder « Seaside Hotel » me donne une forte envie de séjourner, sinon dans l’hôtel exact de la série (qui n’existe pas réellement), au moins sur la côte du Jutland pendant l’été.

Vendredi:

★ Comme Chouchou dîne avec sa soeur, M. Squishy et moi mangeons beaucoup moins bien que d’habitude passons la soirée à lire sur le canapé.

★ Au vu des excellentes critiques et de la promesse d’un remboursement en cas de problème, j’avais commandé un baume de nuit d’une marque scandinave. Il se trouve que je déteste absolument sa texture et son odeur. Je tente donc de demander un retour, et… ça ne fonctionne que si le produit n’a pas été ouvert, ou si la cliente avait pris une option de renouvellement automatique. Ca m’apprendre à ne pas vérifier les conditions exactes avant de faire mon achat.

Samedi:

★ Le trajet en voiture qui devait faire 1h dure finalement 1h40. Pour une heure de visite moui-bon-bof sur place, un retour encore plus long à cause des travaux, et une facture Cambio salée. La première grande sortie du printemps était plutôt ratée.

★ Je veux me consoler avec des hot cross buns de chez Mains: « On avait tout vendu en fin de matinée. » Heureusement, il leur reste de la brioche feuilletée.

Dimanche:

★ Un dimanche peinard où, le plein hebdomadaire du frigo une fois fait, je me contente essentiellement de dessiner et de lire.

10 réflexions sur “La semaine en bref #424”

    1. Le Rose et le Noir

      Dis-toi que c’est pire pour moi! Je dois me retenir de raconter des trucs environ douze fois par jour, alors que raconter ma vie est mon plus grand plaisir (22 ans de blog, putain…)

  1. Complètement d’accord avec toi à propos du changement d’heure. Et je n’aime pas les tiroirs à couverts : les peignes se décrochent tout le temps et je suis la seule chez moi(psychopathe ? ) à les aligner correctement, par type et par casier de destination..Bon y’a pire dans la vie ..et surtout bien mieux : félicitations pour le nouveau projet secret !

  2. Je pense que je trouverais intéressant de lire tes notes de blog à posteriori. Comme tes billets sur la semaine écoulée, on aura un ou des billets sur la traduction qui aura duré un/deux ans. Je vote pour ça !

    1. Le Rose et le Noir

      Le problème, c’est qu’il s’agit d’une oeuvre assez spécifique et très populaire… Si je parle d’éléments précis, il ne faudra pas très longtemps pour que quelqu’un devine de quoi il s’agit.

      1. Et si la publication de ces notes se faisait (bien) après la sortie, ce serait autorisé par le contrat ? Est-ce que cela pourrait te/vous intéresser de rédiger des brouillons de notes de blog (même juste sauvegardés en local dans un traitement de texte pour éviter tout risque) qui seraient publiés après la sortie du livre si le coeur vous en dit, si cela vous parle toujours ? Une sorte de capsule temporelle ou de journal de bord d’une aventure en solitaire (comme vous mentionnez votre envie de raconter des trucs). Je suis curieuse des sensations différentes que cela peut faire d’écrire pour des lectrices potentielles « de dans 2 ans ». 🙂
        (Je ne peux m’empêcher de penser au projet incroyable de http://www.futurelibrary.no et à la gageure que cela doit être d’écrire un livre qui sera publié uniquement en 2114 et qui fera partie d’un corpus restreint de 100 oeuvres inédites, une par an pendant 100 ans. A quel public s’adresse-t-on ? Comment ? Qui subsistera encore ? Vertigineux.)

        1. Le Rose et le Noir

          On peut se tutoyer!
          J’y ai pensé aussi, mais je suis très « dans l’instant ». Ca ne va pas me motiver si je ne peux pas partager sur le coup.

      2. Je pense que ce que suggère Naelicya, et que j’allais suggérer aussi, c’est que tu prennes des notes tout au long des prochains mois, comme pour le blog, mais que tu ne les publies qu’une fois le livre officiellement paru, une sorte de chronique de la traduction. Comme ça, tu pourras quand même écrire tes anecdotes, et nous on pourra en profiter… dans 2 ans 😉

  3. Si jamais tu changes d’avis, je rejoins l’intérêt des autres en commentaires à l’idée de posts sur la traduction a posteriori ! En tout cas, ta joie est contagieuse, j’étais là à m’exclamer « mais trop bieeeen » en te lisant !

  4. Je hais les tiroirs à couverts, je m’égratigne toujours les doigts sur les picots… et ça a tendance à me rendre maniaque sur l’organisation desdits couverts !

    Rhâââ pour ces deux ans d’attente…. Il n’y a pas moyen de partager de temps à autre une anecdote généraliste, sans donner d’exemple reconnaissable ? Ou en mêlant ça à des anecdotes d’une autre traduction moins confidentielle (ou une ancienne) ?
    D’un autre côté, si le temps continue à s’écouler à la vitesse actuelle, deux ans, c’est après-demain, non ?

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