Christmas Time à Pairi Daiza

L’an dernier, nous avions passé deux jours dans le meilleur zoo d’Europe à l’occasion d’Halloween. Cette année, j’ai eu envie de voir les décos et les animations et de Noël. Comme le parc ouvre exceptionnellement jusqu’à 20h pendant la période des fêtes, on s’est dit que même en faisant l’aller-retour dans la journée depuis Bruxelles, on aurait tout le temps d’en profiter…

Lundi, donc, nous partons de chez nous alors que le jour se lève à peine et garons notre Cambio sur le parking de Pairi Daiza 15 mn avant l’ouverture. Les toilettes et les boutiques sont déjà ouvertes – parfait pour tuer le temps qui nous reste. Une fois le portillon franchi, premier arrêt face à l’entrée: l’aquarium. Je pensais qu’après le carnage de l’an dernier, il aurait eu le temps de refaire le plein de méduses. Malheureusement, ce n’est pas le cas: dans le bassin plus peuplé, nous comptons exactement 4 pauvres méduses roses. Et il n’y a pas d’employé sur les lieux pour m’expliquer ce qui se passe. Heureusement que j’ai eu beaucoup d’autres occasions d’en voir cette année (des méduses, pas des employés).

Partant à l’inverse de notre sens de visite habituel, nous nous dirigeons d’abord vers La dernière frontière, souvent délaissée car elle abrite une longue enfilade de logements (cabanes et maisons de hobbits), puis vers La terre du froid que nous faisons généralement en dernier, alors que nous sommes déjà crevés et un peu blasés. En regardant le plan du parc, Chouchou s’est aperçu de l’existence d’un enclos de ratons-laveurs, peut-être un ajout récent car je ne l’avais jamais vu. Des bandits masqués dodus, à la queue étrangement courte, s’y mélangent avec quelques moufettes. Ils sont très actifs au moment de notre passage, ce qui nous permet de bien en profiter et de prendre de belles photos.

L’an dernier, l’addition la plus récente du parc était Les îles du soleil levant, que nous avions trouvées bien décorées mais un peu pauvres en animaux. Cette année, Les terres disparues sont peuplées de dinosaures et de mammouths certes réussis (animés, avec des effets sonores), mais sans grand intérêt à mon goût. Au moins, ils ne coûtent pas cher à nourrir et ont permis de justifier l’ouverture d’une grande boutique dédiée. L’an prochain, ce sera un parc aquatique couvert et une gare SNCB dans l’enceinte même de Pairi Daiza.

Midi approchant, nous sommes déçus de découvrir que l’Izba (mon restaurant préféré dans le parc) est fermé. Nous nous rabattons sur le Mökki voisin, où le menu est unique, les portions minuscules pour le prix et le service systématiquement d’une lenteur exaspérante. Comme chaque fois, je me permets de le faire remarquer quand on me demande si tout s’est bien passé, et on me répond « Oui mais c’est de la bistronomie ». Je ne vois pas le rapport avec la choucroute le cromesqui de cochon à la bière de Cambron, mais soit.

Le « marché de Noël » se résume à quatre cabanes de street food adossées les unes aux autres. Nous ne nous en approchons même pas. Munis des tickets achetés sur internet, nous allons prendre le petit train à vapeur qui fait le tour du parc. Nous n’y étions encore jamais montés, et j’ai pensé que comme nous avions un programme peu chargé cette fois, c’était l’occasion ou jamais. Cela dit, bien que j’adore le train en lui-même, le parcours est assez bof. On voit bien les éléphants, et aussi quelques animaux dont les habitats ne sont pas accessibles à pied, mais rien de très spectaculaire.

Après être repassés dans La terre du froid pour acheter des patates en spirale (le cromesqui de cochon à la bière de Cambron ne cale pas son homme, et sa femme non plus), nous repartons dans les zones du parc que nous connaissons par coeur. Dans leur enclos commun avec les orangs-outangs, les loutres font les timides. En revanche, nous assistons à un gros câlin entre rhinocéros et au nourrissage des hippopotames. Il y a beaucoup moins de monde que je ne le craignais, et bien qu’il fasse assez froid, le soleil d’hiver et l’absence de vent rendent la température supportable.

Après une tentative ratée d’apercevoir les pandas, nous atterrissons à la maison de thé asiatique. L’étage est ouvert; nous y passons un long moment à discuter autour d’une tasse de Dragon Rouge (pour moi) et de Sagesse de Bouddha (pour Chouchou). Cette pause bienvenue me permet de recharger mes batteries alors que mon Apple Watch affiche déjà plus de 15 000 pas pour la journée. Avant de repartir, nous faisons l’emplette de deux sachets des thés que nous venons de goûter, car ils nous ont beaucoup plu.

A présent, nous attendons juste que la nuit tombe pour admirer les illuminations de Noël. Nous tuons le temps qui nous reste en passant voir le bureau de poste du Père Noël, sous le Dôme, et en profitons pour participer au concours pour gagner un séjour dans la cabane des tigres. Enfin, je décrète le moment venu d’aller rendre visite à mes copines les chauve-souris (une fois, l’une d’elles a fait pipi sur Chouchou, et l’odeur était atroce, donc si ça doit se reproduire, je préfère au moins que ce soit en fin de journée). Hélas, la Crypte est fermée, sans aucune explication ni heure ou date de réouverture. Je suis dépitée.

De ce fait, même s’il est à peine 17h30, nous ne traînons plus très longtemps dans le parc. Nous ne sommes de toute façon pas spécialement fans des mappings vidéo qui vont bientôt commencer. Après un dernier tour dans la boutique de géologie, nous reprenons le chemin du parking et de la maison. Dans l’ensemble, j’ai trouvé ce Christmas Time moins réussi que les animations d’Halloween, mais c’est sûrement parce que Noël me laisse tout à fait indifférente. Les amateurs seront sûrement aussi émerveillés que moi devant les citrouilles, les vampires, les squelettes et les sorcières du mois d’octobre.

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