[SEOUL] Où finalement, les plaques bleues surpassent les plaques rouges

Ce matin, nous allons bruncher au Café Gio qui se trouve juste à côté de notre studio. C’est mignon dans le genre bohème, très tranquille et le petit-déjeuner à l’anglaise passe tout seul. Un démarrage en douceur fort agréable.

Puis nous nous rendons en métro au Dongdaemun Design Plaza. Ca ne correspond pas du tout à l’image que je m’en étais fait. Je meurs de chaud; j’ai oublié ma pince à cheveux et mon parapluie au studio. On fonce à toute allure vers un meltdown. Mais en me posant un moment, j’arrive à me ressaisir. Et finalement, on profite bien des expos de la Seoul Design Week en cours. Beaucoup de belles idées, notamment, dans le concours « for sustainable life », de superbes suspensions de poissons de fil de fer et perles qui projettent leur ombre sur les murs, un jardin en intérieur, un minivan changé en Photomaton et une boutique pleine de menus trésors. « Des plaques bleues pour annuler les plaques rouges », dit Chouchou en référence à la série « Tchernobyl ».

Etape suivante: le marché couvert de Gwangjang, qui abrite des étals de street food serrés les uns contre les autres. Nuages de vapeur, odeur de graillon, clients entassés sur des bancs étroits. Nous cherchons vainement le stand A70 et ses nouilles coupées au couteau immortalisées par une émission culinaire. Finalement, nous nous asseyons à son emplacement théorique pour manger des mandu (l’équivalent coréen des gyozas) + un assortiment d’abats pour Chouchou et un bol de nouilles froides au soja et au sésame pour moi. Un régal qui se paie uniquement en cash.

Un long trajet en métro nous emmène ensuite au Seoul Urban Life Museum, qui est assez excentré. Suite de thèmes liés à la vie moderne dans la capitale coréenne, bien documentés et avec une traduction anglaise. C’est intéressant et pas barbant.

Un arrêt de métro et 15 minutes de marche plus loin, l’ancienne station de Hwarangdae a été transformée en mini-musée ferroviaire. Dehors, une locomotive à vapeur en réfection, deux trams dont un japonais, un petit train bleu, un wagon tchèque changé en bibliothèque. Et puis surtout, le Train Café, où un train électrique apporte les consommations et où une fusée décolle toutes les 20 minutes. Dehors, des sculptures lumineuses qui donnent sûrement très bien après la tombée de la nuit, mais il n’est que 16h45 et je n’ai pas la patience d’attendre plus d’une heure.

Long retour en métro, pour changer un peu (non). Nous achetons de nouveau des trucs au Paris Croissant de la gare centrale pour le petit déjeuner de demain, puis dînons vite fait dans une cantine coréenne voisine. Soupe au bulgogi pour moi, bibimbap soupe au boeuf bouilli pour Chouchou car je me suis trompée dans la commande. Il commence à pleuvoir quand nous rentrons au studio, et nous passons la soirée avec une pluie diluvienne en bande-son. Ce qui n’est pas désagréable du tout, d’autant que ça devrait cesser de bonne heure demain matin.

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