La semaine en bref #309

Lundi:

★ Pour la première fois depuis que j’ai fait l’acquisition d’un tensiomètre au printemps 2020, j’ose l’utiliser, histoire de voir si mon nouveau médicament est bel et bien efficace… 128/86. Yes! Ca pourrait être un chouïa plus bas, mais étant donné d’où je pars, franchement, c’est pas mal du tout.

Mardi:

★ Ma sauce à farfalle improvisée avec des fonds de frigo (un demi-sac d’épinards frais, un reste de passata, une briquette de sauce arrabiata et deux cuillères à soupe de crème épaisse) fait un tabac auprès de 100% des membres de la maisonnée. J’aime quand un plan se déroule sans accroc.

★ Je reçois une demande d’interview pour un magazine jeunesse qui veut consacrer un article au métier de traducteur. « C’est le début de la gloire », s’enthousiasme Chouchou. Ce à quoi je réponds que la gloire, je m’en fous et que seul l’argent m’intéresse. (Ce n’est pas tout à fait exact, sans quoi j’aurais choisi un autre métier, mais disons qu’entre la gloire et l’argent, mon choix est trèèèès vite fait.)

Mercredi:

★ Je reçois les questions de l’interview. « Quelles études avez-vous faites? » …Ca commence bien. « Une grande école de commerce », voilà qui va sûrement encourager les vocations littéraires. Mais le plus beau, c’est quand même « Votre portrait chinois ». « Si vous étiez une plante… » Je grogne: « Du lierre vénéneux ». « Si vous étiez un adjectif? » Je ronchonne: « Sérieusement, est-ce que j’ai une gueule d’adjectif? »

★ Et là, Chouchou propose: « Tu n’as qu’à utiliser ton alignement Donjons & Dragons » (ça fait deux adjectifs, mais soit). Intéressée, je demande: « Tiens, et d’après toi, ce serait quoi? » « Mmmmh… Chaotique neutre », me répond sans frémir l’homme qui partage ma vie depuis 17 ans – celui qui me voit partir en dépression chaque fois que je croise un SDF et pleurer des larmes de sang à chaque naufrage de bateau de migrants. On est toujours trahi par les siens.

★ LinkedIn m’informe que… « Vous faites partie des rares experts invités à contribuer à cet article collaboratif: Comment les véhicules d’urgence peuvent-ils naviguer plus facilement dans la circulation? ». Je suis inscrite chez eux comme traductrice littéraire, et je n’ai pas touché un volant depuis près de dix ans. Leur notion d’expertise m’inspire donc moyennement confiance.

Jeudi:

★ La semaine dernière, en voyant les tarifs actuels de BPost, je me réjouissais de désormais signer mes contrats électroniquement au lieu de devoir en expédier une version papier en deux exemplaires. Et puis aujourd’hui: suite à un cafouillage administratif, je vais quand même devoir expédier un contrat en version papier. Ma question est la suivante: si je fais semblant de me réjouir de ne pas voir ma famille à Noël cette année encore, vais-je être miraculeusement téléportée à Toulouse ce week-end? Parce que ça se tente, hein.

Vendredi:

★ A partir d’aujourd’hui, les jours commencent à rallonger, youhou!

Samedi:

★ Après le déjeuner, Chouchou s’affaire dans la cuisine en me tournant le dos. Ne voyant pas s’il a ses écouteurs, je demande: « Est-ce que tu m’entends? ». Ce à quoi il répond: « Les dernières frites ». Pas trop bien, donc.

★ Je m’attendais à ce qu’il y ait un monde fou à la Poste, puis au comptoir de vente de Pêle-Mêle, mais dans les deux cas, il n’y a que deux personnes avant moi. Serait-ce ce qu’on appelle le miracle de Noël?

★ Reprise du géocaching après presque 8 ans d’arrêt. Maintenant que les GPS sont plus performants et qu’il existe une app dédiée, c’est quand même beaucoup plus facile! Après nos courses utilitaires, nous loguons donc 3 caches virtuelles avant d’aller boire un verre au bar du Dominican, puis dîner de bonne heure au Wolf.

Dimanche:

★ Le livreur Amazon sonne à l’interphone pendant que Chouchou est à la salle de sport et moi sur les toilettes. C’est un grand moment de solitude.

★ Le soir, après avoir pris notre traditionnel selfie de couple débile, on mange des magrets de canard avec une purée butternut-marron-cranberry devant « The family Stone », qui me fait dire que j’avais vraiment des goûts de merde en 2005. (Heureusement, ça avait changé l’année suivante, le temps que je rencontre Chouchou.)

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