2023 dans le rétro: 2ème partie

Sur le plan de la culture et des loisirs, nous avons fait deux voyages très chouettes: un road trip de deux semaines dans l’est de l’Ecosse, fin mai-début juin, et une semaine dans la région de Gdansk mi-octobre, pour notre anniversaire de couple. Je retiens également un week-end décevant à Amsterdam mi-février, trois jours éprouvants mais néanmoins géniaux à Phantasialand début avril, puis deux autres au Grand Est Mondial Ballon en juillet, et enfin un long week-end sympathique à Paris début août grâce à une collègue qui nous prêtait son appartement pour la deuxième fois. En revanche, pas question de bouger de Bruxelles pour les fêtes de fin d’année – hélas.

Mon année de lecture a été plutôt bof. Je n’arrive plus du tout à me concentrer pendant de longues périodes comme autrefois, et même quand j’adore un roman, mon attention décroche au bout d’une demi-heure maximum. Conséquence, j’aurai lu moins de 200 livres en 2023, ce qui est peu pour moi, surtout si on considère que plus de la moitié étaient des BD. Dans le lot, rares sont ceux qui m’ont vraiment enthousiasmée: je ne retiens guère que « Tomorrow and tomorrow and tomorrow » de Gabrielle Zevin, « The skeleton key » d’Erin Kelly et « Zephyr, Alabama » de Robert McCammon, tous lus en début d’année.

Pas de grands changements à Monpatelin: juste un nouveau frigo jaune, l’ancien vieux de 20 ans ayant rendu l’âme, et un nouveau tapis très chouette, dans les tons bleus et verts, pour mon bureau. Je me suis enfin désengagée du conseil syndical de ma résidence, et me prépare à subir en 2024 le choc financier du ravalement de façade pour lequel je militais depuis des années. A Bruxelles, le tri désormais obligatoire des déchets alimentaires nous a poussés à revoir complètement notre système de gestion des poubelles (pour le mieux) et à nous inscrire à un compost de quartier. De la même manière, une infestation de mites alimentaires à la fin de l’été nous a incités à réorganiser nos placards de cuisine. Nous avons également installé des rideaux anti-chaleur pour nous protéger des canicules de plus en plus fréquentes.

Enfin, le plan relationnel est sans doute un des gros points noirs de ma vie ces dernières années. Ma relation avec Chouchou est absolument géniale 95% du temps, mais les 5% restants sont très, très durs. Je crois cependant qu’à force de décortiquer nos modes de fonctionnement respectifs, en lumière de mes TSA et de son TDAH, on progresse pas mal dans la gestion de nos crises cataclysmiques. Je ne vois presque plus ma famille: juste un week-end à l’arrache chez ma soeur en mars, pendant lequel je me suis sentie de trop, et quatre ou cinq coups de fil à ma mère que j’évite le plus possible malgré ma culpabilité. Cet éloignement m’est très douloureux, mais après des années à tenter d’y remédier, j’ai fini par m’y résigner plus ou moins.

Une de mes rares amitiés proches, vieille de presque 15 ans, a pris fin de manière très polie et très formelle. Ca m’attriste et ça me soulage en même temps. Je suis de moins en moins capable de comprendre et de satisfaire les attentes des autres. Je ne veux plus fréquenter que des gens capables de supporter ma façon de parler directe et mon style d’attachement évitant, même si l’expérience m’a appris qu’ils sont très peu nombreux y compris chez les autres neurodivergents. Je ne suis pas quelqu’un de facile à aimer; ce n’est pas un constat réjouissant, mais il faut bien que je l’accepte, car changer ou masquer ma nature profonde n’est plus du tout une option.

2 réflexions sur “2023 dans le rétro: 2ème partie”

  1. Merci beaucoup pour ton blog inspirant et tes bilans, que je trouve toujours si intéressants à lire :)

    Je viens de glisser The Skeleton Key dans ma valise pour ma lecture de vacances donc je suis ravie de voir que tu as bien apprécié ce livre :)

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