La semaine en bref #297

Lundi:

★ Mes nuits sont difficiles en ce moment. J’angoisse beaucoup avant de m’endormir, puis j’enchaîne les cauchemars et les réveils intempestifs. Plus que jamais, je me réjouis de bosser à la maison, sans collègues ni aucune exigence de faire bonne figure quand je n’en ai pas la force.

★ Chouchou lance son Patreon de photos de modèles, avec trois niveaux de souscription: sage comme une image, légèrement pimenté ou NSFW. Intéressé.e? C’est par ici.

★ La Cambio électrique que nous prenons ce soir pour aller faire nos courses hebdomadaires est la même que celle que nous avons prise hier pour aller ramasser des pommes dans le Hainaut. La clim’, les sièges et les rétros sont toujours comme on les avait réglés. A deux doigts de baptiser officiellement cette voiture.

Mardi:

★ Les dernières corrections du Projet Secret tombent à 11h; je les renvoie avec mon aval (ou pas) une demi-heure plus tard. « On ne peut pas dire que les choses traînent avec vous », commente l’éditeur. Je lui réponds qu’il m’avait super-bien prémâché le boulot – ce qui est vrai -, mais évite de lui expliquer qu’avec le fonctionnement de mon cerveau, toute tâche en attente est comme un onglet ouvert qui clignoterait en rouge avec un mugissement de sirène d’alarme. Du coup, je suis toujours très motivée pour le refermer au plus vite.

★ Ma manucure a déménagé dans un endroit qui ne m’arrange pas. Je téléphone à un autre salon mieux situé pour me renseigner sur le prix des prestations. 69€ au lieu des 44 que je paye d’habitude? Endroit qui ne m’arrange pas, me voilà!

★ Le soir, comme on a fini la (trop courte) saison 2 de « Men in kilts », je dis à Chouchou qu’il peut regarder une série à lui si il veut. Et là, je découvre stupéfaite: l’épisode musical de « Star Trek ». Moi qui pensais que ce mois de septembre avait déjà tout donné…

Mercredi:

★ Nuit horrible. Réveillée à 3h du matin en proie à une angoisse épouvantable, et pas réussi à me rendormir. Je n’en peux tellement plus de vivre dans un état de stress quasi-permanent depuis la mi-avril que chaque soir quand je me couche, j’espère faire un AVC massif dans mon sommeil et mourir sans me rendre compte de rien. Ce n’est pas une vie, c’est une torture.

Jeudi:

★ Séance avec ma psy en distanciel. Voyant combien je suis à bout, elle suggère d’explorer plus avant la piste médicamenteuse avec un psychiatre compétent en matière de TSA. Je lui dis que ce serait volontiers, vraiment, mais que je ne connais personne correspondant à cette description en région toulonnaise (hormis l’insupportable paternaliste qui a posé mon diagnostic, et qui ne suit que des enfants). Elle me dit qu’elle, elle en connaît un, et qu’elle va le contacter pour lui demander s’il pourrait me recevoir – ou à défaut, m’aiguiller vers quelqu’un d’autre. Je croise les doigts.

★ Depuis le mois de mai, on a un bac orange pour les déchets alimentaires sur notre balcon (dans l’appartement, on n’avait pas la place de rajouter encore une poubelle), et on n’est pas du tout satisfaits de ce système: les aliments pourrissent si vite qu’on doit changer le sac alors qu’il ne contient encore presque rien. Du coup, Chouchou s’est inscrit au compost communautaire de notre quartier, et aujourd’hui, nous y apportons pour la première fois les deux Tupperware d’épluchures et de feuilles de thés remplis ces derniers jours. Objectif: rendre notre bac orange à la commune la semaine prochaine.

Vendredi:

★ Les Wasa sans sel et sans gluten, c’est bon à peu près comme un coup de pied au cul, pour reprendre une expression de mon père. Mais tant que ma tension n’est pas revenue à un niveau acceptable, le sel et le stress sont mes pires ennemis, et sachant ça je suis bien évidemment infoutue d’arrêter de stresser. Donc: Wasa sans sel, risotto sans parmesan, plats asiatiques sans sauce soja. Soupir.

★ Je me venge de cette semaine de merde en profitant de la promo d’anniversaire de Son de Flor (-20% sur tout) pour m’offrir leur jupe classique dans l’imprimé à carreaux de la saison.

★ Je n’ai jamais rencontré en vrai la femme de ce vieux pote de jeu de rôles, mais on se suit depuis plusieurs années déjà sur les réseaux sociaux, et elle a l’air géniale. Je suis donc ravie de pouvoir lui donner un coup de main à un moment où elle semble en avoir bien besoin. Moi aussi, un jour fort fort lointain, je me suis trouvée dans une impasse similaire, et j’ai eu la chance de tomber sur des gens qui ont fait beaucoup pour moi alors que rien ne les y obligeait. Je me suis juré qu’une fois dans la position adéquate, je « ferais passer » la générosité dont j’avais bénéficié. S’il existe un au-delà, j’espère que B me regarde en souriant.

Samedi:

★ Je pensais avoir passé une nuit horrible de mardi à mercredi; celle-là est dix fois pire. A 4h30, je pique une longue crise de sanglots convulsifs sur le thème « Pourquoi mon cerveau me torture comme ça, c’est pas juste et j’en peux plus ». La dernière fois que j’ai été aussi mal, c’était en juin 2020 quand les antidépresseurs m’avaient rendue suicidaire, et j’étais seule à Monpatelin. Cette fois, heureusement, Chouchou est là pour me tenir dans ses bras sans rien dire en attendant que ça passe. Une barbe trempée de larmes, ça froutfroutche moins bien.

★ Epuisée, je songe à annuler l’escapade à Anvers prévue pour aujourd’hui, mais me dis que ça me fera du bien de me changer les idées et me contente finalement de réduire le programme prévu. Pas de FOMU, pas de flânerie chez The Other Shop ni de cocktail chez Dogma. En revanche, un lunch marocain chez Msemen, un shooting au musée Plantin-Moretus, un thé et un scone chez Dorothy et un passage plus rapide que d’habitude chez Luddites Books and Wine. Je tombe littéralement de fatigue sur le chemin du retour et vais me coucher à 21h.

Dimanche:

★ La nuit fut longue et correcte – juste quelques réveils rapides parce que j’avais trop chaud avec ma couverture lourde. C’est toujours ça de pris.

★ Le seul avantage d’être persuadée que je suis un AVC ambulant, c’est que les 25° un 1er octobre à Bruxelles ne m’affolent pas outre mesure, persuadée que je suis de n’avoir plus une espérance de vie suffisante pour me soucier encore du réchauffement climatique.

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