What I did in February 2023

Hormis pour un week-end à Amsterdam (notre première escapade de l’année) et pour l’organisation de nos vacances de printemps (après moultes hésitations et prises de tête), ce mois de février a été presque entièrement consacré au travail.

J’ai très peu bossé pendant le premier semestre 2022 – pas plus d’une vingtaine d’heures par semaine. C’était un choix délibéré de ma part. Je m’attendais évidemment à ce que ça impacte mes revenus, mais je pensais qu’en contrepartie, je ferais plein de trucs intéressants avec le temps dégagé. En réalité, j’ai passé presque tous mes après-midi affalée sur mon canapé avec un bouquin ou un jeu vidéo.

Donc, aiguillonnée par mes angoisses vis-à-vis de ma fin de carrière menacée par les AI et de ma retraite qui s’éloigne de plus en plus, j’ai décidé de reprendre un rythme plus soutenu. Coup de bol: les propositions pleuvent en ce moment, au point que même en bourrant mon planning, j’ai dû en refuser plusieurs. Mais cela m’a permis de dépanner deux collègues au chômage technique (et l’éditeur qui avait des textes pressés à faire traduire), ce qui était plutôt gratifiant!

En février, j’ai donc bouclé la traduction d’un cosy mystery très drôle et attaqué parallèlement celles de deux romans 9-12 assez fun; je bosse sur l’un le matin et sur l’autre l’après-midi. J’ai accepté un texte de plus à rendre fin juillet alors que mon planning était théoriquement déjà plein jusqu’à cette date, consolidé mes liens avec un éditeur qui devrait avoir pas mal de boulot à distribuer dans les années à venir, et reçu une proposition de collaboration régulière à partir de l’an prochain avec ce qui n’était qu’un client occasionnel jusqu’ici. Bref, je me suis sentie extrêmement chanceuse sur le plan professionnel.

A côté de ça, j’ai continué sur ma bonne lancée de janvier: moins d’écrans et plus de lecture, des couchers et des levers plus tôt, et une moyenne de pas quotidiens supérieure à 8000 même en sortant très peu de chez moi (ma voisine de dessous me déteste probablement). J’ai lu deux pépites qui figureront sans doute dans mes meilleures lectures de 2023 en fin d’année – « The Skeleton Key » d’Erin Kelly et « Tomorrow, and tomorrow, and tomorrow » de Gabrielle Zevin -, et acheté les fournitures pour deux DIY car ça me démange de recommencer à faire des trucs avec mes mains. La fin de l’hiver approche sans que la météo m’ait fait déprimer une seule fois (en vérité, je redoute bien davantage l’approche de l’été).

Pour autant, cette période n’est pas parfaite. En explorant son TDAH, Chouchou a mis à jour des problèmes dont lui et moi étions loin de mesurer le nombre ou l’étendue, et dont la révélation m’a donné le tournis. Bien qu’il déploie une volonté considérable pour trouver des moyens de gérer tout ça, de graves dégâts ont déjà été faits, qui sont à la fois un moteur et un frein pour sa reconversion professionnelle en cours. Je tente de le soutenir de mon mieux. Mais deux neurodivergents hyper-anxieux qui tentent de surmonter les obstacles de la vie ensemble, c’est un peu l’histoire du borgne qui mène l’aveugle. Heureusement qu’on s’aime fort.

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