La semaine en bref #203

 

Lundi:

 J’ai posté ma récap de la semaine dernière avant de regarder le premier épisode de « La roue du temps ». Je n’ai pas lu les bouquins, mais la série m’ennuie immédiatement. Intrigue convenue au possible, effets spéciaux moches, réalisation dotée d’un relief légèrement inférieur à celui de la Flandre, jeu d’acteurs terne… Même Chouchou doit convenir à regret que sa chère Rosamund Pike n’avait rien à faire dans cette galère. 

La soeur de Julie Robert, qui habite Monpatelin, a la gentillesse de passer chez moi pour me remettre le kit fourni avec l’atelier dont je suis partie en courant et sans rien emporter il y a 8 jours. Comme je me suis également inscrite au cours Domestika de Julie sur le même thème, je pense le regarder puis faire une seconde tentative toute seule dans mon coin et à mon rythme, en prenant de grandes pauses si nécessaire quand je commencerai à m’énerver. 

Mardi:

★ Je descends jusqu’au port pour admirer la grande roue installée face à l’entrée de l’arsenal – une première à Toulon, et la seule attraction de Noël qui me fait un peu envie. Malheureusement, elle n’ouvre que demain. Je suis amusée de m’apercevoir que le meilleur endroit pour la photographier est très exactement celui où, âgée de 15 ans, j’attendais mon premier grand amour à l’heure où il sortait du boulot. 

 Déjeuner chez Mamma Sam avec une amie qui enchaîne les galères abracadabrantes depuis des années. Je ne sais pas trop quoi lui dire, alors je me contente de l’écouter et de la rassurer: ce n’est pas parce qu’il existe des gens qui ont encore plus de problèmes que ça annule son droit à se plaindre. La souffrance n’est pas une compétition dont seuls les dix premiers au classement sortent validés. 

Mercredi:

 Contre 17€ de frais de douane, le facteur me remet mes souliers Julia Bo. Ils sont sublimes… mais beaucoup trop étroits pour mes pieds de hobbit. Je vais devoir les renvoyer au Royaume-Uni – et comme souvent, j’aurai payé la moitié du prix de l’article en port aller-retour. C’est la vie cui-cui.

 La séquence sportive du jour: musculation pour me rendre à pied à la jardinerie voisine, alias le dépositaire Butagaz le plus proche, afin de rendre la bonbonne que je n’utilise plus. Puis natation pour rentrer chez moi sous la copieuse averse qui se déclenche pile au moment où je ressors du magasin (sans parapluie, forcément, vu que j’avais les mains occupées à l’aller). 

Jeudi:

 Dans le même bouquin j’ai donc trouvé un personnage qui avait « un ballet dans l’arrière-train » et des gens « qui ne chaumaient pas ». Décidément, le métier de correcteur.ice se perd. 

 L’audace du jour: traduire « fancy » par « prout-prout ». Pas sûre que ça passe, mais j’ai épuisé mes cuillères de la semaine. 

Vendredi:

 3ème dose de Pfizer dans la boîte (ou plus exactement, dans mon bras droit). En revanche, mon généraliste ne parvient pas à télétransmettre les données de vaccination à la CPAM avec son nouvel appareil; il garde donc ma carte Vitale en otage. Parce que oui, je veux avant tout être protégée contre le virus, mais je veux presque autant pouvoir circuler librement grâce à un pass sanitaire toujours valide après le 15 janvier. 

 Cela dit, ça risque de ne pas m’aider tant que ça face au variant Omicron (vous ne pouvez pas imaginer le nombre de vannes moisies que ce nom m’inspire). Après une semaine à flotter sur un petit nuage en pensant aux voyages que je venais d’organiser, je me prépare psychologiquement à ne pouvoir ni passer les fêtes à Copenhague, ni faire mon baptême de montgolfière fin janvier. Tout ce que j’espère, c’est ne pas être une nouvelle fois séparée de Chouchou pendant plusieurs mois. 

Samedi:

 Après avoir raccroché au nez de ma mère qui venait de me dire que mal prendre ses remarques désagréables était, je cite, « ridicule », je me décide à faire ce que j’aurais probablement dû faire depuis plusieurs années déjà: mettre un terme à la tradition des coups de fil du week-end. Neuf ans après la mort de mon père, je n’arrive plus à prendre sur moi pour la supporter, et je ne vois pas pourquoi je protègerais ses sentiments au détriment de ma santé mentale. 

Dimanche:

 J’envoie à ma mère un mail dans lequel je me contente de dire que puisqu’on ne s’entend pas et qu’on ne changera ni l’une ni l’autre, je préfère limiter les appels aux grandes occasions et aux annonces spécifiques. De ma part, c’est une petite prouesse de diplomatie, où je ne l’accuse de rien et où je prends tacitement 50% des responsabilités. Réponse maternelle: c’est ma faute si nous avons une mauvaise relation, parce qu’une fois quand j’avais 8 ans je lui ai dit qu’elle n’était pas assez intelligente pour moi et que ça l’a hantée TOUTE SA VIE (oui, avec des majuscules). Donc elle a sa conscience pour elle. J’hésite entre hurler dans un oreiller et grimper de colère aux rideaux que je ne possède pas. 

 Je suis encore en train de chercher un moyen de refermer la boucle de mon stress – je me suis déjà refait tout Marina Rollman hier après-midi… – quand je réalise qu’en fait, je suis juste soulagée. Bien sûr que ma mère allait rejeter toute la faute sur moi et se draper dans son innocence d’éternelle victime. Elle a toujours fonctionné comme ça. En attendant, c’en est fini des horribles coups de fil qui me gâchaient beaucoup trop de week-ends. Et si je chantais « Libérée délivrée » en faisant la choré dans mon salon? Je dois bien avoir des glaçons au congélo et un drap bleu qui traîne quelque part…

4 réflexions sur “La semaine en bref #203”

  1. Wow, la réaction de ta mère est sidérante. Je ne comprends vraiment pas pourquoi certains parents (dont les miens) s'acharnent à critiquer leurs enfants, au lieu de leur souhaiter d'être heureux comme ils l'entendent.

  2. Effectivement, c'est sidérant, mais cohérent : si elle n'avait pas eu cette attitude-là, votre relation n'aurait pas été si difficile, et tu n'aurais pas eu besoin de mettre de la distance entre vous… Quoi qu'il en soit, tu as bien fait de te préserver !

  3. J'ai lu ton article alors que je n'étais pas encore bien réveillée et au lieu de :
    "La soeur de Julie Robert, qui habite Monpatelin, a la gentillesse de passer chez moi",
    j'avais lu :
    "La soeur de JuliA RobertS, qui habite Monpatelin, a la gentillesse de passer chez moi"

    et je me suis demandé pourquoi tu voyais la soeur de Julia Roberts. J'ai vite compris mon erreur, mais cela m'a fait sourire !

    Quant aux relations avec ta mère, effectivement, il est préférable que tu te préserves, même si c'est forcément difficile de faire ce constat.

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