La semaine en bref #190

 

Lundi:

On commence la semaine avec la première proposition de partenariat que je vais accepter depuis… des années. J’espère que ça va bien se passer, car je suis toujours très embêtée lorsque le produit ne correspond pas à mes attentes et que je veux tenir mes engagements sans pour autant raconter de craques à mes lectrices. (Pour les gens qui ont vu « Friends », pensez à l’épisode où la bande va voir une pièce dans laquelle joue Joey et où personne ne trouve rien d’autre à louer que l’éclairage!)

 Je crois qu’il va s’écouler encore un certain nombre de semaines avant que je puisse de nouveau faire les courses au Delhaize Flagey sans pester que je ne trouve plus rien suite aux rénovations massives qui ont agrandi les allées – mais diminué le nombre de produits qu’ils peuvent mettre en rayon. 

Mardi:

★ Même en n’ayant que des contacts par mail, j’ai du mal à communiquer avec les gens et à savoir comment m’adresser à eux. Par exemple, ce matin: une éditrice – avec qui je collabore depuis plusieurs années, et qui m’a souvent félicitée pour mes trads – s’étonne de ma rapidité. Qu’est-ce que je peux répondre (et je suis obligée de le faire, car il s’agit de confirmer une date de remise intermédiaire qui doit figurer sur un contrat) pour ne pas avoir l’air d’une connasse arrogante? Ou encore: mon syndic m’envoie les comptes de la copropriété, et me demande de valider l’état des dépenses avant de me communiquer le comparatif avec le budget prévisionnel et le résultat des exercices précédents. Comment lui dire ce que je pense de ce processus absurde sans utiliser l’adjectif « débile »? Me voilà stressée et perturbée pour toute la journée, incapable de bosser. Paye tes TSA. 

★ Pour rattraper le coup, notre facteur (toujours aussi aimable) a l’obligeance de me livrer la robe customisée que j’ai commandée à Revintaria au début de l’été: la coupe Rebecca avec le tissu de la Verbena, et à mes mesures. Elle est ma-gni-fique; je ne regrette ni mes sous ni l’attente. 

Mercredi:

★ Après l’excellent premier roman de Maud Ventura et le dernier Catherine Cusset (toujours un plaisir), j’enchaîne sur le roman jeunesse apocalyptique avec une superbe couverture acheté à Breda le week-end dernier. Je suis dans une période de bon mojo pour la lecture, je le sens!

Jeudi:

★ En deuil de la page Wikipédia dont je ne sais pas trop ce que j’aurais fait. 

★ Depuis octobre dernier, j’ai le projet de faire un carnet d’oiseaux peints à la gouache sur du papier noir. Et puis aujourd’hui, Pénélope Bagieu poste ça, et maintenant si je m’y mets j’aurai l’air d’avoir copié. Grmbl. 

Vendredi:

★ Les candidats à la primaire de la droite se multiplient. La bonne nouvelle, c’est qu’à la fin il n’en restera qu’un seul, comme dans « Highlander ». La mauvaise nouvelle, c’est qu’il n’aura pas éliminé les autres. 

Samedi:

★ Dans un monde parallèle, une autre moi fête les 75 ans de son père. Je me demande si elle a conscience de sa chance. 

★ Vous connaissez la fille entrée chez Zara Home pour renifler une bougie à l’iris et qui dix secondes plus tard est quasiment en train de s’accoupler avec un grand coussin au moelleux et au toucher parfaits en lui susurrant des mots d’amour? (J’ignore pourquoi mes proches acceptent encore de se montrer en public avec moi.)

★ Parce qu’il y avait un food truck astucieusement stationné près de l’entrée du métro Louise, nous testons les pasteis de nata de chez Wooly. Ceux au citron sont moins bons que ceux de Forcado, mais plus ou moins corrects; ceux au chocolat contiennent un énorme blob de Nutella au centre et sont franchement écoeurants. Ca m’apprendra à faire des infidélités à notre fournisseur habituel. 

Dimanche:

★ On tente d’aller bruncher chez Crème: il y a une queue de folie dans la rue de Rollebeek, et un ciel menaçant qui me fait craindre pour les 50% de clients attablés en terrasse. Pas grave, on reprend le 95 en sens inverse et on va au Comptoir Rodin – de toute façon le meilleur brunch de Bruxelles, servi par les gens les plus adorables dans le cadre le plus plaisant. 

★ On n’a plus assez faim pour goûter la nouvelle salade d’edamame aux citrons confits et celle de pâtes au thon? Qu’à cela ne tienne: le propriétaire, qui nous a reconnus tout de suite malgré les masques et mon changement de lunettes, nous en offre une boîte à emporter. Comme la serveuse nous avait déjà emballé ce qu’on avait laissé dans nos assiettes, en ajoutant un supplément de mini-viennoiseries parce qu’elle avait remarqué que Chouchou les adorait, on n’aura même pas besoin de cuisiner ce soir: on pique-niquera avec les restes. 

★ Après ça, l’enthousiasme et la mobilité manquent à l’appel pour faire le ménage de l’appart’… mais il faut, parce qu’on s’absente de nouveau 3 jours cette semaine et que je déteste revenir dans un endroit pas propre. 

★ …Et bonne chance à Soeur Cadette qui, demain, a rendez-vous dans un ministère très sérieux – et très masculin – en tant que nouvelle PDGère de sa boîte. Mon conseil non-sollicité: si les gens l’impressionnent, les imaginer aux toilettes un lendemain de chili con carne. (Et là, on comprend bien pourquoi c’est elle la PDGère et moi la personne qui finira probablement en taule pour harcèlement sexuel de coussins.)

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