La semaine en bref #110

Lundi:
16 ans après le magistral « Jonathan Strange & Mr Norrell », Susanna Clarke publiera en septembre un nouveau roman au pitch prometteur intitulé « Piranesi« . Entre ça, le deuxième Stuart Turton et la prochaine urban fantasy de Garth Nix, je me prédis déjà une rentrée chargée.
 Une heure du matin au bout de 13 ans de relation me semble un moment idéal pour découvrir que petits, nous raffolions tous les deux du Galak au riz soufflé – et aussi, que je confonds les génériques de « Daktari » et « Yakari ».

Mardi:
★ La bonne nouvelle, c’est qu’aujourd’hui, par miracle, quelqu’un décroche le téléphone du Nuovo Rosso. La mauvaise nouvelle, c’est que le premier service de jeudi soir est déjà complet, et que je ne me vois pas du tout attendre 21h30 pour dîner.
★ La voisine qui gère le conseil syndical avec moi me prévient que la tempête a arraché une des gouttières de notre résidence. Qui c’est qui est bonne pour avoir des visions de tuiles manquantes et d’appartement inondé par le haut jusqu’à son prochain retour? (Indice: il ne s’agit pas d’Alain Delon.)
Mercredi:
★ Coup de fil à ma nouvelle banquière pour décider comment placer l’argent épargné en vue du Grand Projet de l’an prochain. Elle en profite pour me caser une assurance Multirisques, mais c’est de bonne guerre, d’autant que j’aurais dû en prendre une depuis longtemps.
★ Les résultats des examens du premier semestre de médecine sont tombés. Attila a planté un QCM à gros coefficient. Il ne réussira pas le concours cette année, mais ses autres notes semblent suffisantes pour viser un redoublement. Et il n’est pas découragé, ce qui est l’essentiel!
Jeudi:
★ C’est pas tous les jours que je me retrouve dans la même liste que des dizaines d’artistes dont je suis fan (oui, bon: et que Marc Lévy).
★ Le patron de la librairie Flagey est choqué que je le vouvoie encore, depuis le temps que j’achète des bédés chez lui. Je tente d’expliquer qu’en France, on réserve le tutoiement aux enfants, aux proches et aux collègues. Mais OK, je vais faire un effort.
★ La dernière fois que j’ai voulu manger des pastéis au citron chez Forcado, je suis arrivée 3 mn après la fermeture du salon de thé. Aujourd’hui, je suis dans les temps, mais il n’y a plus de pastéis au citron. Ni au chocolat. Peut-on être maudite de la pâtisserie portugaise?
★ Oui, j’ai claqué toute mon allocation fromage du mois dans une portion du kellaj de La Châtelaine du Liban, mais il était si fabuleux que je ne regrette rien.
Vendredi:
★ Le temps est assassin.
Un jour, vous enchaînez les nuits blanches avec l’oeil toujours vif et le poil toujours lustré; vous faites le grand écart des deux côtés sans échauffement et votre cerveau est une mécanique de précision dans laquelle jamais aucune information ne se perd.
Le temps de cligner des yeux, votre budget cumulé « lunettes de lecture » + « colo maison » rivalise avec le PIB d’un pays du Tiers Monde; vous risquez le lumbago chaque matin en vous levant et vous vous retrouvez à vérifier la conjugaison du verbe moudre un vendredi à 17h20.
★ Nous testons les « authentiques nouilles Sichuan épicées » du Damn Damn Noodles, dont le compte Instagram nous met l’eau à la bouche depuis une semaine. Mauvaise pioche: les nouilles plates supportent encore plus mal la livraison que les frites; à l’arrivée, elles forment un magma compact, impossible à mélanger avec la garniture. Les portions sont plutôt chiches. Quant au goût, il n’y a vraiment pas de quoi se relever la nuit. 
Samedi:
★ Ce n’était pas le bon soir pour aller à Bright Brussels: les plus belles installations – dont « Luminéoles », la seule que j’avais vraiment envie de voir – sont désactivées à cause du vent. Les autres me laissent passablement froide et se photographient mal. Nous nous consolons avec des beignets à l’ananas de chez De Corte en grommelant que c’était bien mieux l’an dernier. 
Dimanche:
★ Comme souvent depuis que j’ai décidé le Grand Changement, je me réveille au milieu de la nuit après un horrible cauchemar et je ne parviens pas à me rendormir. J’espère venir rapidement à bout de mes croyances négatives, sans quoi, je vais trouver le temps très long jusqu’à fin 2021.
★ Les trucs à recycler empilés dans la cave depuis trois ans menaçant d’ensevelir Chouchou chaque fois qu’il descend faire une lessive, nous nous résignons à nous rendre à la déchèterie, de bon matin histoire que ça ne nous bousille pas la journée. Manque de bol: les horaires ont changé; maintenant, ça ouvre à 14h le dimanche.
★ Test de « risotto » à l’épeautre. C’est pas mauvais du tout.
★ Je m’ennuie toujours aussi copieusement devant « Le château dans le ciel ». La longue poursuite effrénée du début me fait décrocher bien avant que ça devienne intéressant. Dans la production du studio Ghibli, en fait, j’aime surtout les films introspectifs: « La colline aux coquelicots », « Souvenirs de Marnie », « Souvenirs goutte à goutte »…
★ Mais je trouve « Mon voisin Totoro » profondément chiant, ce qui fait dire à un de mes collègues sur Facebook: « Tu es romantique comme un radiateur ». C’est pas faux.

1 réflexion sur “La semaine en bref #110”

  1. Oh, Le Château dans le ciel est l'un de mes Ghibli préférés (pas le début, certes).

    Dans le genre introspectif (et contemplatif), j'ai bien aimé le jeu "To the moon". C'est plutôt une histoire interactive, et ça a été porté sur iOS apparemment. Il faut compter environ 4h pour le terminer.

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