"Manhattan murmures" (Giacomo Bevilacqua)

Pour oublier une rupture douloureuse, Sam, photographe, part à New York afin d’y réaliser son premier article de fond. Celui-ci relatera le défi qu’il est lancé: passer deux mois dans cette ville grouillante de monde sans jamais adresser la parole à un autre être humain…
Premier roman graphique de l’italien Giacomo Bevilacqua, « Manhattan murmures » met en scène la solitude, le silence et l’introspection de son héros dans le cadre le plus paradoxal qui soit, un cadre qu’il s’attache à dépeindre avec autant de sensibilité que le paysage intérieur de Sam. 
Ici, quand le photographe capture un instant à travers son objectif, c’est d’une façon assez littérale pour que le récit flirte avec le fantastique sans y basculer tout à fait. Quelques twists bien trouvés assurent la fraîcheur d’une conclusion romantique qui, sans eux, aurait pu paraître trop convenue. Il y aurait de quoi en tirer un très joli petit film d’auteur. 
Merci aux éditions Vents d’Ouest pour cette lecture.

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