« Petites coupures à Shioguni »

Un soir, le jeune propriétaire d’un restaurant au bord de la faillite est agressé dans sa cuisine par trois yakuzas. Une fille qui a assisté à la scène se dépêche de prévenir la police avant de disparaître dans la nature. Que s’est-il passé réellement? Quelques mois plus tard, un enquêteur tente de reconstituer les faits…

Ce n’est pas un secret: j’ai adoré les deux précédents livres de Florent Chavouet. Pourtant, j’ai tardé à faire l’acquisition de celui-ci. Un auteur doué pour le récit de voyage et l’autobiographie ne l’est pas nécessairement pour la fiction, et j’avoue que le sujet ne me tentait pas du tout. Et puis, j’ai fini par craquer en me disant qu’au pire, je pourrais toujours admirer les beaux dessins. 

Verdict: sans surprise, du point de vue graphique, « Petites coupures à Shioguni » est superbe avec ses illustrations aux crayons de couleur et son découpage aussi peu conventionnel que celui de « Tokyo Sanpo » ou « Manabe Shima ». Narrativement, je l’ai trouvé très malin grâce à ses témoignages qui divergent, ne révélant la vérité que par petites touches. Pourtant, comme je m’y attendais, l’histoire m’a laissée de marbre. C’est beau, c’est bien fait, mais je n’ai pas eu de coup de coeur.

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1 réflexion sur “« Petites coupures à Shioguni »”

  1. Tasha Gennaro

    Exactement comme toi, je suis admirative de l'intelligence du récit, de la beauté du dessin et de l'objet ainsi composé, mais l'histoire me laisse de glace. Aucune émotion ne se dégage pour moi de cette oeuvre… Je suis déçue d'être déçue!

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