Pencher du bon côté

J’ai reçu ce matin une mauvaise nouvelle concernant ma santé, qui pourrait éventuellement se transformer en très mauvaise nouvelle. Une IRM tranchera juste avant les vacances de Noël.
Je suis un peu fatiguée, là. Je voudrais arrêter de pleurer, d’avoir mal et d’avoir peur. J’essaie de rester zen, de me dire que les choses ne seront peut-être pas aussi terribles que je l’imagine. Mais les événements de ces derniers mois ont comme qui dirait un peu terni les verres de mes lunettes à voir la vie en rose. Difficile de ne pas croire que la catastrophe que je pressens depuis un moment déjà est en train de me tomber dessus. Difficile de me convaincre que je pourrai vivre avec, et pas juste survivre dans une souffrance permanente.
Pourtant, je suis quelqu’un de combattif. Je sais que je ne vais pas me morfondre longtemps. Je me répète que la peur et la douleur sont deux choses distinctes, que ni l’une ni l’autre n’est inévitable, et que j’ai des armes pour les affronter. Contre la peur: la méditation, des lectures choisies (surtout pas Doctissimo, mais plutôt un bouquin qui dédramatise le mécanisme de l’angoisse comme celui-là), tout ce qui peut me changer les idées et m’aider à prendre un sain recul. Contre la douleur: le yoga, les médecines alternatives, une meilleure hygiène de vie peut-être.
J’ai l’impression de marcher sur une corde raide en équilibre entre: « Comme prévu, ta vie est en train de s’écrouler » et: « Ca ne sera peut-être pas si terrible; d’une façon ou d’une autre, tu trouveras un moyen de vivre avec ». J’essaie de pencher du bon côté. 

38 réflexions sur “Pencher du bon côté”

  1. Je souhaite vraiment que ce soit une fausse alerte (ça m'est arrivé d'être alarmée et de me tromper,même assez souvent)et tu as bien raison de ne pas te faire des frayeurs sur Doctissimo ou sur Internet en général,rien de tel pour déprimer.
    Je t'envoie des bonnes ondes!

    ANNESO

  2. Je pense très fort à toi. On peut faire quelque chose, même si c'est raconter des bêtises et envoyer du thé vert en Belgique ?

  3. Ah. Le funambule… *Connait cette image qui s'impose à elle dans d'autres circonstances*
    Je n'ai pas envie de t'écrire des phrases toutes faites, mais j'espère tout de même que c'est une fausse alerte et que tout ira pour le mieux.

    Mélusine

  4. Plein de pensées positives et aussi des blagues crétines qui font rire !
    Et une caisse de bisous, ça ne gâche rien.

  5. My Little Discoveries

    A mon tour de t'envoyer plein d'ondes positives, je te souhaite beaucoup de courage pour cette période compliquée…

  6. Je t'envoie toutes mes pensées positives pour que tu penches du bon côté…j'espère du fond du coeur que c'est une fausse alerte…

  7. Pascaline Loricourt

    Je suis désolée que tu ais reçu de mauvaises nouvelles. J'espère que ce sera le moins grave possible et que tu garderas ta joie de vivre quoi qu'il arrive ! DEs bises

  8. Je t'envoie soutien + ondes positives et j'espere tres sincerement que cela va pencher du bon côté pour toi.
    Bises

  9. Ma marraine a survécu à une tumeur au cerveau, tellement énorme qu'un seul chirurgien a bien voulu l'opérer. Elle est morte cliniquement deux fois sur la table de l'opération. 6 mois plus tard, elle a repris sa vie comme avant et n'a aucune séquelle ni ce n'est de ne plus avoir de goût en mangeant.

    J'espère que les nouvelles seront positives; si ce n'est pas le cas, je t'envoie plein de bonnes ondes guérisseuses :*

  10. J'espère que l'IRM te fera pencher du bon côté!
    En attendant une cargaison de pensées, câlins et ondes positives!

  11. Si on peut t'aider à pencher du bon côté, n'hésite pas 🙂
    En attendant, je croise tous mes doigts pour que la mauvaise nouvelle ne se transforme pas en très mauvaise. Je me concentre !

    Bises

  12. Princesse Audrey

    Je te soutiens, je pense très fort à toi. J'espère que tu apprendras que c'est une fausse alerte.
    J'ai appris le 8 octobre (je m'en souviendrai, de cette date) que j'avais du diabète, j'ai un régime drastique pour éviter les piqûres d'insuline et reposer mon pancréas, je pleure de faim et de frustration un jour sur trois, je me sens coupée de mon entourage car je ne peux plus manger comme eux, que je dois tout peser et qu'en général, tout ce qu'il y a dans les restaurants/salons de thé n'est pas adapté à mon alimentation. J'ai peur de devoir me faire des piqûres… Pour voir le bon côté des choses, je me dis que je partage mon problème avec ma grand-mère (elle aussi très diabétique), que je ne ferai plus de malaise et que je vais retrouver un jour la taille de vêtements que je faisais il y a trois ans. Je sais que c'est dérisoire, mais ce sont les seuls points positifs, alors j'essaie de les trouver "géniaux" et de me focaliser dessus.
    Pour le moment, je te conseillerai ce que j'ai fait, quand j'attendais les résultats de mes analyses : pendant la période d'attente, on ne peut rien changer. Le stress, la peur, ressasser, s'interroger ne changera absolument rien aux résultats. L'attente est une période où on n'est pas encore définitivement catalogué "malade" ou "sain", rien n'est défini. Tant qu'aucun diagnostic n'est posé, on est ce qu'on décide, la seule chose qui définit ce que l'on est, c'est notre volonté. Pendant la période d'attente, je me suis dit que j'étais en bonne santé, et j'ai bien profité de tout, parce qu'on ne savait absolument pas ce que j'avais. Donc j'ai fait la fiesta, un bon gros dernier round bien enjoué. Maintenant que je suis diagnostiquée, je suis contente d'avoir bien profité (mais je l'aurais fait encore plus si j'avais su). Donc voilà… Je sais que c'est plus facile à dire qu'à faire, mais pour ce que j'ai vécu sur ces trois derniers mois, la meilleure période a été celle entre ma sortie du labo d'analyses et le diagnostic du docteur. J'espère qu'en décembre, on trinquera (au thé, pour ma part) à une bonne nouvelle te concernant. Je croise les doigts et je t'embrasse très fort.

  13. Merci à toutes pour vos pensées. Un bisou à toi, Audrey; ce que tu dis est plein de sagesse et j'espère que tu arriveras à composer au mieux avec ton diabète.

  14. "La vie humaine ne dure qu'un instant, il faut avoir la force de la vivre en faisant ce qui nous plait le plus. Dans ce monde fugace comme un rêve, vivre dans la souffrance en ne faisant que des choses déplaisantes est pure folie" J'ai trouvé cette citation dans l'Hagakuré du samourai. Elle m'a donné à réfléchir car en ce moment je traverse également des moments pénibles de doutes et d'angoisse (Mon père est également décédé il y a 4 mois). Je ne peux te dire que "éclate toi jusqu'au résultats de l'examen : jusque là cela ne sert à rien de s'alarmer" et n'oublie pas que la réalité vaut mieux que la crainte que l'on en a. Courage!

    Nathalie B

  15. Oui alors pour ce qui est de s'éclater, c'est raté: je suis méga à la bourre dans mon boulot, j'ai un bouquin à redre le 30 novembre et le suivant au 19 décembre, le jour même de mon IRM…

  16. Je doute que ça puisse aider, mais ça ne sert à rien de s'en faire tant qu'une mauvaise nouvelle n'est pas confirmée. Mes pensées positives t'accompagnent. En espérant que ce ne soit qu'une fausse alerte…

  17. Je souhaite vraiment que tu n'as rien de grave et je trouve ça injuste de devoir poireauter aussi longtemps pour savoir. Ça ne devrait pas être toléré de faire attendre les gens pour quelque chose d'aussi important.

  18. Les services hospitaliers sont pleins et de plus, dans mon cas précis, cet examen ne peut être effectué qu'à un moment spécifique dans le mois…

  19. Dans ce cas-là, personne ne peut rien y faire… J'espère au moins qu'ils sauront te prendre en charge de manière un minimum respectueuse pour te ménager. Je suis très en colère après la médecine en ce moment, et surtout le milieu hospitalier.

  20. Vivre avec la peur, oui, pas facile, quand les lunettes à voir la vie en rose en ont pris un coup… Mais il faut risquer des paris sur l'avenir. Parfois, quand je descends ma poubelle, je n'emporte pas mon téléphone, me disant que je n'aurai sans doute pas besoin d'appeler le SAMU en chemin. Chouette, non ?
    Je t'adore.
    JC

  21. J'ai reçu il a quelque jour un mail d'une amie très chère, Il commençait ainsi, "nous sommes dans la tourmente…"
    Nous sommes pas les seules, toi aussi tu es dans la tourmente ( et peut-être, vous lectrices anonymes..soeurs d'affilction .),le deuil, les chagrins, la maladie s'invitent dans nos vies et s'incrustent alors qu'on voudrait qu'ils déguerpissent au plus vite. Il se peut qu'en fait ce soit un squat permanent.
    Je crois enfin de compte que quelque soit du côté où l'on penche , ce n'est pas définitf. L'essentiel étant de ne pas tomber du mauvais côté et si c'etait le cas je veux croire que l'amité et l'amour dont tu es entourée te serviront de filet.
    Pour avoir attendu , il y quelques années des résultats d'analyse, je ne serais pas de bon conseil, je préfére une mauvaise nouvelle confirmée et que je peux commencer à assimiler, gérer, que l'attente et l'incertitude qui me fusillent . J'ai probablement trop d'imagination…
    Je pense à toi.

  22. JC: je tente de trouver sur Paris un médecin qui pratique une procédure bien spécifique inconnue en province… si jamais j'en trouve un, j'aurai peut-être besoin d'un petit coup de main. je te tiendrai au courant. je t'embrasse fort.

  23. Je découvre ces nouvelles pleines d'incertitude. Et t'envoie des pensées aussi douces qu'un rayon de soleil en plein dimanche après-midi morose (ce qui est pile en train de se produire). T'embrasse.

  24. Je croise les doigts pour toi jusqu'au résultat, j'espère que ce n'est qu'une fausse alerte!

  25. Bon ben d'abord phoque la poisse. Qui n'est jamais une fatalité. Je finirai par t'envoyer un gif de chaton graveleux par jour s'il le faut pour te faire sourire bêtement au moins 5 secondes, hein.
    Plein d'ions +++

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