De retour à la maison, ou presque

Des news vite fait… Mes petits camarades et moi-même avons atterri à Roissy aujourd’hui vers 14h45 heure locale. Nous étions levés depuis hier, 7h heure de NYC. Avant de partir prendre l’avion en début de soirée, j’avais traversé à pied la moitié de Manhattan et retour. Comme je n’arrive pas à dormir ailleurs que dans un lit, et comme j’avais accumulé un retard de sommeil considérable tout au long des vacances, j’étais tellement crevée en arrivant à l’aéroport de Francfort que j’ai failli me rouler en boule dans un coin pour dormir. Et là bien sûr, il est l’heure de se coucher et je n’ai plus sommeil car mon horloge biologique marque seulement le début d’après-midi, grrrrr.

Que dire de ces vacances? Côté positif, nous avons eu un temps superbe (voire trop superbe à Arches Park où j’ai failli mourir de chaud) tout du long, y compris quand la météo prévoyait des orages. Passé les cafouillages du premier soir – 2 heures et 100 miles pour trouver l’hôtel situé à dix kilomètres de l’aéroport de Denver… -, nous avons maîtrisé l’orientation et la conduite et parcouru sans anicroches plus de 6200 kilomètres avec PYP, notre fidèle Chevrolet Malibu. J’ai vu des endroits que je n’aurais jamais eu l’idée d’aller visiter par moi-même, et qui étaient vraiment très beaux. Et le changement d’air m’a aidée à ne pas trop m’apesantir sur ma récente rupture. Côté négatif…. Passé la première semaine, je fonctionnais au radar la moitié du temps à cause de la fatigue, donc je n’ai pas vraiment profité de ce que je faisais – souvent, je n’avais qu’une envie: arriver à l’hôtel pour m’allonger. Je n’ai pas du tout retrouvé l’éblouissement éprouvé lors de ma première visite à New York, il y a presque dix ans. Et la promiscuité prolongée m’a souvent mis les nerfs à vif. J’ai eu tour à tour envie de tailler en pièces chacun de mes compagnons de voyage, et je suis certaine que c’était réciproque. A vivre ensemble 24h/24, on découvre parfois sur les autres des choses qu’on aurait préféré ignorer. Mais aimer les gens, ce n’est pas non plus s’aveugler et avoir d’eux une vision idéalisée – c’est les accepter tels qu’ils sont avec leurs qualités et leurs défauts.

Quelques moments mémorables outre ceux que j’ai déjà cités:
– Les fou-rires piqués quand l’un de nous sortait une perle. Exemple? Junior, dans Yellowstone, sur un ton catastrophé en observant les pins massés de chaque côté de la route: « Les arbres, ils vont tous mourir de serritude ». Ou Autre Moi, grande spécialiste du jeu de mots qui tue, alors que la voiture conduite par Junior (de son vrai prénom Marie) faisait un drôle de bruit durant la traversée de Zion: « Tu couines, Marie ».
– Debout sous le ciel étoilé en pleine nuit à Arches Park, avec juste le souffle du vent et le silence de la pierre rouge tout autour.
– La descente de Navajo Trail dans Bryce Canyon, dans l’ombre des hoodoos, pour sa beauté âpre et sauvage.
– Le déjeuner au diner du petit bled de Boron, CA – une perle d’endroit traditionnel découvert grâce à un bouchon de camions géants qui s’étirait sur plus de dix miles.
– Le tour by night de New York en bus : parce que vue de loin, la Manhattan Skyline est aussi magique en vrai que sur les photos.

Demain, un TGV me ramènera chez moi (enfin, dans ce qui sera désormais et jusqu’à nouvel ordre mon chez moi). J’aurai trois jours et demi pour finir d’organiser matériellement ma vie sans l’Homme avant de reprendre le boulot. Ca va être chaud…

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