
Je gardais un très bon souvenir des décorations et des animations d’Halloween 2024 à Pairi Daiza. Et après un été calamiteux, je suis bien décidée à profiter au maximum de mon mois préféré. Aussi, j’ai proposé à Chouchou d’y retourner dimanche dernier. La météo prévoyait un peu de pluie, mais rien d’affreux – et en 20 ans de Belgique, j’ai plus ou moins appris à composer avec.

Arrivés de Bruxelles en Cambio, nous faisons donc l’ouverture du parc à 10h. J’ai pris des billets avec le supplément Edenya, pour découvrir la fameuse serre tropicale qui a ouvert il y a quelques mois dans un grand battage médiatique. Comme c’est la seule zone du parc que nous ne connaissons pas encore, nous commençons par là. Et nous trouvons l’endroit assez décevant. L’infrastructure est belle et grande, mais les animaux ne s’y bousculent pas encore, et ceux qui se trouvent là sont finalement assez peu visibles. De plus, la signalétique laisse franchement à désirer. Nous retiendrons cependant les papillons qui se posent sans crainte sur les visiteurs, ainsi que l’aquarium géant de l’Abyss où l’on peut notamment admirer diverses espèces de raies (un de mes animaux-chouchous).









Je ne suis pas ravie en sortant de là vers 13h; j’espère au moins que la déco et les animations dans le reste du parc vont rattraper le coup. C’est en tout cas à leur recherche que nous nous lançons dans des allées déjà arpentées cent fois, parmi des animaux déjà mitraillés sous toutes les coutures (voir mes billets précédents). Cette année aussi, les gens m’arrêtent pour complimenter ma tenue en général et mon chapeau en particulier, mais la nouveauté, c’est que les petits enfants viennent me parler au lieu de s’enfuir en hurlant à mon approche. Et pour une fois, aucun parent ne me demande de poser en photo avec sa progéniture.










Je suis ravie de voir que je ne suis pas la seule à m’être habillée pour l’occasion. Nous croisons à plusieurs reprises un magnifique couple steampunk qui me refile gentiment l’adresse de son fournisseur, une dame en chaise roulante qui a mis une profusion de fleurs artificielles entre les rayons de ses roues, un vieux monsieur avec un serre-tête orné de chauve-souris montées sur ressort, un chapitre entier d’autres sorcières auxquelles j’hésite à me joindre pour improviser un sabbat, ainsi que plein d’enfants grimés et déguisés qui ont l’air de vivre leur meilleure vie.








Après avoir assisté tout à fait fortuitement au nourrissage des pélicans, nous avons la bonne surprise de constater que cette fois, la crypte des chauve-souris (un autre de mes animaux préférés) est accessible au public – ce n’était pas le cas quand nous étions venus à Noël dernier, ce qui avait été une grosse déception pour moi. Malgré des conditions de lumière minimales, Chouchou arrive à prendre une belle photo d’une bestiole qui a eu le bon goût de se goinfrer longuement à moins d’un mètre de nous.








Au moment où, après une demi-heure de file d’attente, nous ressortons de la Cabane aux Canadas avec nos brochettes de chips, le jour commence à décliner. La lumière est particulièrement sublime dans la zone dédiée à l’Amérique du Nord, avec ses beaux arbres flamboyants. Devant les petites maisons de hobbits, j’admire un arbre inconnu de moi, dont les feuilles virent si graduellement que beaucoup sont marbrées vert et orange. (Plus tard, je montre une photo à un ami qui bosse dans une jardinerie, et il m’informe qu’il s’agit d’un sumac de Virginie.)










Deux anecdotes cocasses. Devant l’enclos des ratons-laveurs, j’entends quelqu’un s’exclamer derrière moi: « Mais c’est pas des ratons-laveurs, ça! Les ratons-laveurs, ça vit dans l’eau et ça a de grandes dents! ». Non, madame, tu penses à des castors, mais merci pour ta participation. Par ailleurs, dans la mini-ferme, nous voyons un petit garçon se précipiter les bras levés vers l’enclos des chèvres en hurlant: « MACRON DEMISSION! ». Vérité, bouche des enfants, tout ça.





Aidés par une pause d’une heure au salon de thé oriental en milieu d’après-midi, nous traînons jusqu’à la tombée de la nuit car je veux voir le mapping sur le lac. Il y a deux ans, c’était une superbe bataille de pirates et de monstres marins; cette fois, c’est une légende sur des oeufs de dragon qui me ramène très prosaïquement au texte que je suis en train de traduire. Et malheureusement, ça ne donne rien du tout en photo. Nous finissons par quitter le parc vers 20h15, après quelques menues emplettes dans l’enfilade des magasins de la sortie.

Les animations d’Halloween à Pairi Daiza durent jusqu’au 8 novembre 2026 inclus.
