Reconnecter avec de vieux amis. A Toulon, revoir Fanfan, Gui, Judge, et bientôt quelques autres. Créer un groupe Facebook d’anciens de notre club de jeux de rôles. Echanger des photos de tournois et de GN. Renouer des liens avec une facilité déconcertante. Envisager une grande réunion pour l’été prochain. Et aussi: à Bruxelles, rétablir l’habitude des déjeuners en semaine avec Sophie-Grosquick.
Le Patreon de Matt Dinniman, sur lequel il publie au fur et à mesure les chapitres du prochain tome de « Dungeon Crawler Carl ». Chaque fois, tous les abonnés sont super excités, moi la première. On commente ensemble, on partage notre amour pour cette série, on envoie des messages de soutien à celleux qui traversent une mauvaise passe, et ce sens de la communauté, même virtuelle, me fait beaucoup de bien.
Les spectacles de Taylor Tomlinson. Bisexuelle, bipolaire et dépressive (mais aussi orpheline de mère à 8 ans et élevée dans un environnement religieux abusif, ceci expliquant sans doute en partie cela), elle a un humour noir mordant, plein d’auto-dérision, qui fonctionne très très bien avec moi. Celui de ses shows que je préfère? « Look at you ».
Le retour de « Ted Lasso ». Est-ce que la fin de la saison 3 était parfaite? Oui. Est-ce que cette saison 4, qui arrive des années plus tard, était indispensable? Pas du tout. Est-ce que je marche quand même à fond avec une immense gratitude? Fuck yeah. (Sur écran, autre chouchou feelgood de l’été: le long métrage qui conclut le mignonissime « Heartstopper ».)
La série « The unselected journals of Emma M. Lion » de Beth Brower en 8 tomes courts (sur une vingtaine de prévus). C’est vendu comme un croisement entre Jane Austen et Bridget Jones, et franchement, c’est beaucoup plus original que cette description ne le laisse imaginer. L’héroïne a un caractère bien trempé, un sens de la répartie acéré, un vif amour des livres et une propension certaine à la catastrophe. Les hommes célibataires de son entourage sont tous plus yummy les uns que les autres. Il y a également une maison coupée en deux, un cousin acariâtre et voleur, une tante dont Violet Crawley aurait admiré la brutalité verbale, un amour de jeunesse tragiquement disparu en Afghanistan, un chat partagé répondant au nom de Tybalt, des Jane Eyre comme s’il en pleuvait, un insaisissable fantôme de quartier et des objets baladeurs qui atterrissent tous au salon de thé local. Le premier tome est un peu mou, mais ensuite, c’est un festival de répliques et de situations hilarantes. (Traduit en français par Fanny Caldin sous le titre « Emma M. Lion: Journal préjudiciable d’une jeune Londonienne ».)
Le métal symphonique. Particulièrement Nightwish, mâtiné d’un peu de Within Temptation et d’Evanescence. J’ai fait des fixations successives sur des titres que j’ai écoutés plus de dix fois par jour. Les guitares électriques bien lourdes, ça a toujours eu un effet magique sur moi. Si en plus, on rajoute un univers un peu fantasy/onirique avec des paroles soignées… Plus généralement, je me suis remise à écouter beaucoup de musique, y compris des trucs plus récents et plus calmes, comme Olivia Rodrigo ou Sombr. Je me suis acheté des écouteurs en prévision de mes futurs longs trajets. Plus que n’importe quoi d’autre, « Edema Ruh », « Iron », « Alpenglow », « Iris » ou « Storytime » m’empêchent de me noyer depuis quelques mois.
Perdre du poids. J’ai bien conscience que ça n’est pas politiquement correct de dire ça. Mais mes douleurs articulaires ont presque disparu, je m’essouffle moins vite, ma VO2 est remontée au-dessus de la moyenne, je peux remettre des fringues que je n’avais pas portées depuis plus de dix ans, je ne sursaute plus en passant devant un miroir en pied (qu’est-ce que cette grosse dame fait chez moi?), et c’est bien plus facile d’obtenir des photos que je n’ai pas envie d’effacer immédiatement. Et oui: j’ai surtout perdu du poids parce que je nage en pleine dépression et que je ne mange pas grand-chose depuis des mois. Et oui aussi: je me réjouis quand même du résultat.
Dissocier. Je sais, ce n’est pas très sain. Mais depuis des semaines, c’est le seul moyen pour moi de continuer à enchaîner les journées les unes après les autres. Une fois ma To Do List accomplie, je me cale dans un coin, et les yeux ouverts, je vis une autre vie. Je suis de nouveau une toute jeune adulte dans un monde bien plus gai que celui d’aujourd’hui, et il m’arrive plein de trucs super excitants. J’ai poussé le concept émotionnel si loin, si bien peaufiné l’enchaînement narratif et les dialogues, chorégraphié les scènes avec un tel souci du détail que je suis presque tentée de tout écrire pour l’envoyer à une maison d’édition. (Mais flemme.)
Pleurer. Longtemps, j’ai été une connasse validiste qui pensait que « quand on veut, on peut », et que prendre des médicaments, aller voir un psy ou juste chialer, c’était pour les faibles. Puis la vie a fait son travail de sape. Les anti-dépresseurs ont des effets secondaires désastreux sur moi, et toutes mes séances de thérapie n’ont été qu’une vaste perte de temps et d’argent. Mais cet été, j’ai pleuré absolument tous les jours, souvent plusieurs fois par jour. Une ou deux fois, je l’ai même fait devant des gens. Et je n’ai pas eu envie de crever de honte après (j’avais déjà envie de crever tout court, donc un peu plus un peu moins…). Me montrer vulnérable ne m’apparaît plus comme la fin du monde, mais comme un truc inévitable et peut-être pas complètement déplaisant. De toute façon, je n’ai pas vraiment le choix.

C’est bientôt la saison des citrouilles. Tu me diras si à un moment tu passes à Paname, et on brunch. Si tu m’obliges à venir te chercher, je suis même capable de monter à Bruxelles, je te préviens.
Je t’embrasse fort
Si jamais, la musique épique de Two Steps from Hell est incroyablement puissante et emporte complètement dans un autre monde. J’écoute en boucle leur morceau Impossible, mais de nombreux autres titres font tout aussi bien l’affaire.
Oh, je ne connais pas du tout, merci pour la recommandation!
OK, alors les paroles en yaourt sur Impossible, ça me perturbe un peu. En revanche, je viens de me lancer une playlist de morceaux instrumentaux et c’est vrai que ça ambiance très bien!
En morceaux avec paroles intelligibles, il y a Never Give Up On Your Dreams qui passe très bien, mais ils ont tous leur univers donc on trouve facilement de quoi aller avec l’humeur du moment. Thomas Bergersen, l’un des compositeurs du duo, publie aussi ses propres morceaux (et il sera en concert à Paris en avril 😉)
Je fais la promo de ce groupe dès que je peux tellement je les trouve incroyables. J’ai eu la chance de les voir en concert, quasiment au premier rang, je crois que j’ai tremblé d’émotion tout du long ! Et d’un point de vue plus terre à terre, ça accompagne aussi très bien les soirées jeux de société ou jeux de rôle.
J’adore Taylor Tomlinson ! Je la suis depuis son premier spectacle. Cela me fait un bien fou !
Infos qui pourraient t’intéresser (si tu ne les connais déjà) :
Taylor Tomlinson a joué son spectacle à Bruxelles, à la Madeleine, en 2023 et plusieurs dates en 2025. Il y a des chances qu’elle revienne car elle a dit qu’elle aimait jouer à Bruxelles. \o/
Son livre (non-fiction), « Actually, Nevermind », sort le 22/09. Dans un Q&A insta de mi-août, Taylor disait qu’un de ses rêves [d’enfant ?] était d’écrire un roman Young Adult. 👀[emoji les yeux]
« Crowd Confessions » est un super concept d’interaction avec le public lors de son dernier spectacle. Elle propose aux membres du public de répondre à plusieurs questions via un formulaire en ligne sur des sujets souvent tabous : queerness, trauma religieux, mort, sexe, dating, parentalité, etc. Et de lui poser des questions. Puis elle en discute à la fin du spectacle devant le public avec l’humoriste qui a fait sa première partie. Des compilations par ville sont disponibles sur sa chaîne Youtube.
Ce clip est un de mes trésors (« How do you want to die? » vs « How do think you’re gonna die? ») : https://www.youtube.com/shorts/DnSddOyXeIA
J’ai pré-commandé son livre, et vu qu’elle était déjà venue à Bruxelles, donc je guette son prochain passage!