
Lundi:
★ Je contacte O&L pour lui souhaiter son anniversaire, et on entame une petite discussion sur les parents vieillissants. Elle m’écrit: « J’ai toujours aimé ta franchise et le fait que tu ailles droit au but », je réponds « Les avis sont partagés ». Encore une personne avec qui j’ai beaucoup de souvenirs en commun (elle était mon témoin à mon premier mariage…) et qui me manque énormément.
Mardi:
★ Ce matin au réveil: les deux premiers chapitres du tome 9 de « Dungeon Crawler Carl » sont en ligne sur le Patreon de Matt Dinniman, et j’ai recommencé à perdre du poids après un petit plateau frustrant. On a les satisfactions qu’on peut en ce moment.
★ Bon, ben voilà: j’ai les billets d’avion pour notre voyage d’octobre. Pas celui que je comptais faire à la base, mais les circonstances ont changé depuis le début de l’année. On s’adapte en partant moins longtemps et moins loin, dans un endroit qui va me faire du bien.
★ Etait-il vraiment nécessaire de regarder la saison 2 de « Paradise » en ce moment? (Même si, à ce stade, un pseudo-hiver nucléaire envoie presque du rêve.) D’un côté, c’est méga-anxiogène. D’un autre côté, le storytelling et l’interprétation sont juste *chef’s kiss*.
Mercredi:
★ Je rends enfin le premier tome de ma série de LittRPG. La fin était excellente, et ma facture se révèle un peu plus élevée que prévu. Bien entendu, tout le monde est en vacances chez mon éditeur, et je n’aurai pas de retour ni même d’accusé de réception dans l’immédiat. Mais je suis contente de pouvoir passer à autre chose – en l’occurrence, le 3ème tome de la série américaine classique que je suis en train de retraduire.
Jeudi:
★ …Ah non, car on me souffle à l’oreillette qu’avant ça, je dois passer en revue les corrections du dernier tome de ma trilogie de dragons et de pirates du ciel.
★ L’éditrice en personne a barré mon « ne plut pas » pour le remplacer par un « déplaisa ». Puis mon « ferma les yeux » pour le changer en « clôt ses paupières » (alors que clore est un verbe défectif, sans passé simple). Apparemment, la grammaire est devenue une simple suggestion.
★ Récompense bien méritée: un lunch au Caffè Batavia avec Sophie-Grosquick, pas vue depuis une éternité mais toujours délicieusement égale à elle-même. Et peut-être la seule personne au monde capable d’encaisser mon humour le plus noir sans broncher.
Vendredi:
★ 37° à Bruxelles. L’appartement est un sauna. Bon, ben c’est pas aujourd’hui non plus que j’entame ma nouvelle trad.
★ Réécouter « Three boats down from the candy ». Me rendre compte que ça ne parle pas du tout de ce que je croyais à l’époque où quelqu’un de mon entourage venait de mourir dans un accident de voiture (ne roulez pas bourrés, merci, bisous) et où je me la passais en boucle en pleurant sur « I’ll remember you ». Pleurer quand même sur « just flotsam in a silent void », parce que ça décrit très exactement ce que j’ai l’impression d’être en ce moment.
★ Le dîner avec la voisine du dessus se termine par un meltdown. Trop chaud, trop de bruit, conversation parfaitement inintéressante. Ce soir, deux serveurs vont rentrer chez eux et dire à leur partenaire ou à leur coloc qu’une folle a pété un plomb au moment de payer parce que la machine à carte n’était pas branchée et qu’elle voulait partir MAINTENANT.
Samedi:
★ On était censés aller voir le tapis de fleurs sur la Grand-Place et tester un nouveau resto asiatique dans le centre, mais quelque part pendant cet horrible été, mon tiroir à cuillères s’est changé en gouffre à argenterie dont plus rien ne ressort jamais. Donc, on va faire les courses le matin, puis je passe le reste de la journée à dissocier en écoutant du métal. (Pour quelqu’un qui ne supporte pas le bruit, ça peut sembler étrange, mais Chouchou m’informe que beaucoup de personnes neuroatypiques trouvent ce genre de musique très apaisant pour leur système nerveux, ce que confirme une rapide recherche Google.)
Dimanche:
★ Pareil qu’hier. Seule variation: je suis en boucle sur « Save me from the nothing I’ve become », ça change un peu. Amy Lee, pardon.
