
Lundi:
★ Isa, qui doit décliner une traduction qu’elle n’a pas le temps de faire, me demande si ça pourrait m’intéresser. J’hésite. D’un côté, c’est un bouquin énorme, dans un genre que je n’affectionne pas du tout. De l’autre, c’est pour un nouveau gros client qui paye correctement. Les deux franchises sur lesquelles j’ai beaucoup bossé en 2024 et 2025 sont plus ou moins à l’arrêt, et il faut bien que je remplisse mon planning… Après avoir pesé le pour et le contre, j’entame les négociations avec l’éditrice.
★ Le soir, Attila m’appelle pour me donner des nouvelles. Il a du mal à digérer la défaite de son équipe hier soir (en quart de finale du championnat, lors des prolongations du match d’appui!), mais à part ça, il n’a que des choses formidables à m’annoncer. Je m’en réjouis pour lui. Et comme il sera bientôt parisien, je vais pouvoir le voir plus souvent, youhou! J’étais d’humeur morose depuis quelques semaines; voilà qui me remonte considérablement le moral.
Mardi:
★ Hier, une simulation d’attentat (faux colis piégés, sans doute pour tester le temps de réaction de la police) a mis la gare du Midi à l’arrêt et foutu un dawa monstre sur tout le réseau ferroviaire belge. Voilà qui ne me rassure pas quant à mes déplacements futurs…
★ Comme je m’y attendais, le très sympathique technicien de chez Smeg (qui vient à la maison pour la 2ème ou 3ème fois) prononce l’avis de décès de notre lave-vaisselle. Le bouzin a plus de 20 ans, et le réparer coûterait presque aussi cher que de le remplacer.
Mercredi:
★ Quoi qu’avec un peu d’appréhension, je réserve (enfin!) une nuit dans un endroit dont je rêve depuis des années. Même si ça nous obligera à prendre un train à la gare du Midi.
★ L’auto-correct de June’s Journey corrige mon pseudo en Arbalète. Au début, mes co-équipières rectifiaient quand elles s’en apercevaient, mais ça me fait rire, et je finis par leur dire qu’elles peuvent continuer à m’appeler comme ça.
Jeudi:
★ Ce matin quand je me lève, il y a une Yubaba d’anniversaire sur le clavier de mon ordinateur. J’en fais aussitôt la nouvelle photo de profil du compte Instagram et de la page Facebook du blog.
★ Comme ma patronne (= moi) m’a généreusement accordé une journée de congé, je passe la matinée à dessiner, à jouer, à prendre des selfies et à répondre aux voeux de mes contacts sur les réseaux sociaux. Après un déjeuner rapide, je m’aventure dehors entre deux giboulées printanières. Auto-cadeau d’une bédé et d’un roman à la librairie Flagey, puis passage chez Julien Othomene où je me pose pour lire devant un fabuleux Saint-Honoré. Le soir, Chouchou et moi allons au Hinodeya pour manger un shabu shabu, puis je passe une demi-heure au téléphone avec mon beau-frère. C’était une bonne journée dans l’ensemble!
Vendredi:
★ Mais comment ça, c’est plus mon anniversaire? Remboursez.
★ Ma potentielle nouvelle éditrice me demande un essai sur une scène de sexe, « parce que ce livre est très différent de ce que vous faites d’habitude ». Je suis assez tentée de lui envoyer une compile des aventures BSDM-esques, zoophiles et nécrophiles d’une certaine chasseuse de vampires.
Samedi:
★ J’ai passé la moitié de la nuit réveillée à me demander si j’étais en train de faire une crise cardiaque ou juste une indigestion. Du coup, ce matin, je suis fraîche comme un bulot abandonné au soleil en plein mois d’août. Je voulais aller faire un tour à Anvers aujourd’hui, mais ça ne va pas être possible.
★ En début d’après-midi, on se contente donc plus modestement d’aller voir l’expo « Picture perfect » au Bozar. (J’en reparlerai plus tard.)
Dimanche:
★ Contre mon propre jugement, je me force à aller faire un tour à la Foire du Livre de Bruxelles. Pour m’éviter de galérer avec les transports en commun et d’arriver à Tour et Taxis déjà défaite, Chouchou propose très gentiment de m’emmener en voiture. C’est sans compter les travaux et les bouchons: une heure après être partis de chez nous, nous ne sommes toujours pas en vue du site (moins de 5km de chez nous à vol d’oiseau). Je finis à pied pendant que Chouchou va se garer.
★ A l’intérieur, c’est la foule. Tant mieux pour les exposants, tant pis pour moi. Je me fais royalement ignorer par quelqu’un à qui j’ai ouvert mon carnet d’adresses et rendu une demi-douzaine d’excellentes traductions (c’est pas moi qui le dis, c’est les correctrices) réalisées dans des délais quasi-impossibles – ça fait toujours plaisir. Je discute un peu avec une charmante autrice de romance et mon éditrice M. qui l’accompagne. J’aperçois Fleur Hopkins-Loféron et Amélie Nothomb, toujours égale à elle-même. J’échange quelques minutes avec mon amie B. pour qui je vais bosser en avril, et dont Chouchou trouve qu’elle « a les cheveux plus fluffy qu’avant ». Puis je m’enfuis et passe la soirée à ruminer ma haine des gens. Pas tous les gens, mais quand même beaucoup de gens.

Hey mais joyeux anniversaire Arbalète ^^
et sus aux nombreux ennuyeux, ennuyants qui mériteraient plus du dédain que notre haine (mais je comprends tellement…)