
Lundi:
★ Très mauvaise nuit avec réveil à 5h et maxi-crise de déprime jusqu’à ce que mon réveil sonne à 7h. J’ai beau limiter ma consommation de news, comment ne pas être affectée par l’actualité?
★ Le Var est encore en alerte inondations, avec plusieurs routes coupées dans ma commune. Heureusement, pas de fuites à signaler par le toit endommagé de ma résidence.
★ Pour ne pas devoir poser un jour de congé, Chouchou a casé la réparation du lave-vaisselle un jour où je serai à Bruxelles. Ce qui signifie que c’est ma journée de travail à moi qui sera foutue en l’air: ne pas savoir à quelle heure il passera ni combien de temps il restera, plus devoir interagir avec lui parce qu’il n’y aura personne d’autre pour le faire, ça va me bouffer toutes mes cuillères. Deux semaines à l’avance, j’en stresse déjà.
Mardi:
★ Encore une de mes traductions nominées pour un prix dont j’ignorais l’existence – mais enfin, si ça peut lui donner de la visibilité, c’est cool!
★ Le paiement qui traînait depuis janvier, enfin!
Mercredi:
★ Le paiement qui traînait depuis début février, enfin! En prime, le droit de prêt reversé par la Sofia, avec un montant deux fois et demi plus élevé que l’an dernier!
★ Après un voyage en TER agréable et sans incident, Isa me rejoint à la Maison du Collectionneur où nous avons réservé pour la nuit – et où on m’appelle désormais par mon nom sans que j’aie besoin de me présenter. C’est parti pour une de nos virées habituelles dans le centre d’Aix-en-Provence. Il fait très beau aujourd’hui, presque trop chaud pour les vêtements que nous portons, et après le déluge des derniers jours (et même des dernières semaines…) sur la région, nous nous sentons très chanceuses.
★ Au programme: déjeuner au café de l’Hôtel de Caumont; shopping chez Sostrene Grene, Oysho, Fragonard, la Bédérie, Himalaya et Nouvel Arrondissement; goûter à la Maison Mooks. Puis passage à l’hôtel afin de poser nos achats et de souffler un petit moment. Pour finir, rencontre-dédicace avec Audrey Alwett à la librairie Goulard. Le soir, on mange de délicieux sandwichs de la Focacceria chacune dans sa chambre, parce qu’on a 15000 pas au compteur et qu’on veut profiter un peu de l’hôtel au calme.
Jeudi:
★ J’aimerais dire que j’ai passé une bonne nuit, mais non. Je trouvais que le matelas était trop mou, qu’il faisait trop chaud (même après avoir baissé le thermostat, j’ai dû ouvrir la porte-fenêtre), et à partir de 5h du matin, j’ai enchaîné les mini-crises d’angoisse. Je tente de le prendre avec détachement: je sais que la nuit ne me vaut rien, et que ça ira mieux une fois qu’il fera jour.
★ De fait, Isa et moi passons une journée merveilleuse avec une météo toujours au beau fixe. Nous petit-déjeunons d’un thé et de scones au cheddar au Book in Bar, où nous nous attardons longuement en papotant. Quelques magasins plus tard, nous testons une nouvelle adresse pour le déjeuner: le resto italien Casa Norma, où nous nous installons sur la charmante terrasse pour déguster une bonne assiette de pâtes.
★ Chez Mon Chat-Pitre, Féfé n’est pas là, mais Sherlock me fait un câlin. Les rues commerçantes sont bordées d’étals: apparemment, il y a une braderie. Isa réussit à acheter un porte-cartes non soldé chez Cabaïa, et moi un pichet en céramique pas davantage soldé dans une boutique d’artisanat portugais. Vers 15h, nous décidons que nous avons fait tout ce que nous voulions faire et retournons à l’hôtel chercher nos affaires. Nous nous séparons devant la gare, où je prends le TER de 15h52 pour Marseille.
★ C’est ensuite que ça se gâte. A l’arrivée à Saint-Charles, je découvre que tous les trains en direction de Toulon sont supprimés depuis deux heures déjà, en raison d’un obstacle sur la voie au niveau de La Seyne. La reprise de la circulation, d’abord annoncée pour 18h, passe ensuite à 20h, et je commence à paniquer: je ne suis pas certaine d’avoir un train pour rentrer à Monpatelin ce soir.
★ Je finis par prendre place dans un TER bondé, qui part avec encore 25 mn de retard sur l’horaire annoncé. Une des autres occupantes du carré où j’ai réussi à m’asseoir nous montre une photo de « l’obstacle » trouvée sur internet. C’est un camion de l’armée qui s’est encastré sous un pont ferroviaire. Les commentaires désobligeants sur les bidasses vont bon train.
Vendredi:
★ Je finis ma relecture, puis rends la traduction d’un roman jeunesse bourré d’atroces incohérences et prépare mon planning des semaines à venir.
Samedi:
★ Déçue de ne pas voir ma Ministre de Tout aujourd’hui, et encore plus de ne pas avoir reçu de coup de fil de mon beau-frère qui d’habitude passe dans la région à ces dates. En plus, il fait de nouveau hyper moche à Monpatelin: à 8h; la pluie forme littéralement des vagues sur la route devant chez moi! Ce sera donc une journée cocooning. J’ai plein de matériel de dessin qui ne demande qu’à servir, un voyage à réserver et un puzzle difficile à continuer.
★ Bonus: Chouchou a l’excellente idée qu’on s’appelle en vidéo et qu’on reste connectés toute la journée, chacun vaquant à ses occupations à la fois seul dans son coin et avec l’autre. C’était exactement ce qu’il fallait pour me sauver de la déprime!
★ Je note quand même que: 1/le vol qui coûtait 58€ la semaine dernière est maintenant à 170 par personne, et 2/le super Air BnB où on voulait retourner est déjà loué pile les 4 jours où on le voulait, mais libre un mois avant et toute la semaine d’après. Grmbl.
Dimanche:
★ En signe de protestation olfactive, je mange du Shropshire blue avant d’aller voter pour les municipales. (Je rappelle que dans ma commune, c’est liste de droite, autre liste de droite ou liste d’extrême-droite.)
★ En sortant de l’isoloir, je tombe sur le n°1 de l’autre liste de droite, qui a un nom de famille alphabétiquement voisin du mien. Puis, sur le marché, je croise le maire sortant en train de discuter avec une de ses groupies. Et dans la file pour acheter de la cade, ça ne serait pas le n°1 de la liste d’extrême-droite? Vite, rentrons chez moi où les seules personnes que je risque de croiser, ce sont des peluches de gauche!

Dans la mienne, c’est liste de gauche, liste d’extrême gauche et liste d’on ne sait pas trop : chacune ses problèmes !
Dans ma commune, c’est liste des gens du village … Et rien d’autre, en fait. Mais au moins, les petites décisions sont bien prises au niveau local.
(j’en profite de commenter pour une fois, je ne suis souvent pas assez véloce)
« ça va me bouffer toutes mes cuillères » : l’expression de l’année! Merci pour le fou rire, je vois très bien ce que vous voulez dire!
En fait ça fait référence à ça: https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_des_cuill%C3%A8res