La semaine en bref #412

Lundi:

★ Reprise du boulot en douceur, avec deux jeux de corrections qui me prennent beaucoup moins de temps que prévu.

★ Le grand Carrefour qui me livre mes courses n’avait pas d’oeufs. Le petit Carrefour où je fais mes courses d’appoint n’en a pas non plus. Grippe aviaire? Grève des poules? Découverte récente que l’omelette est plus efficace que l’Ozempic pour perdre du poids? La caissière ne sait pas.

★ Ma boulangerie ne fait plus le pain au levain. Je me demande si Taylor Swift me livrerait? Accessoirement, il n’y a pas de fève dans leur brioche des rois individuelle (par ailleurs délicieuse). Discrimination, je crie ton nom.

★ Finir une journée productive en puzzlant sur fond de playlist cornemuse.

Mardi:

★ J’attaque une nouvelle traduction d’un auteur que j’adore. Le héros est un jeune garçon qui vit dans une maison de retraite entouré de petits vieux, et son vocabulaire s’en ressent. Chic: je vais enfin pouvoir caser les « mazette », les « bigre », les « sornettes » et les « balivernes » dont j’abuse dans ma propre façon de parler!

Mercredi:

★ Mon TER est en retard à cause d’une sombre histoire de passage à niveau en panne. J’émerge de la gare de Toulon à 17h21, fonce déposer un énorme sac de colis Vinted au relais habituel, cours jusqu’à ma salle de sport, et à 17h31, je suis en tenue sur mon tapis avec le pouls à 212.

★ Premier cours avec la nouvelle prof de hot yin yoga. La salle chauffée, ça peut aller, et sa séquence est super. Mais elle parle tout le long, et j’ai juste envie de hurler « Rhâââ, ta gueule! ». Je ne vois pas comment je suis censée me détendre avec une voix guillerette qui tente continuellement de capter mon attention. Et puis me faire donner des leçons de vie (thème « apprendre à accepter le soutien ») par une meuf qui doit avoir 15 ans de moins que moi, bof.

Jeudi:

★ Pendant la nuit, je trouve un grand carnet plein de brouillons de lettres que Paladin avait tenté de m’écrire. Plus tard, je presse un bouton sur mon pubis, et il en sort un bébé crocodile de 50 cm de long. Y’a les gens qui font des rêves normaux, et puis il y a moi.

★ Un peu avant 5h, l’envie de faire pipi me tire du lit et me propulse aux toilettes. Alors que je suis assise un peu penchée en avant, une grosse goutte rouge s’écrase à mes pieds sur le carrelage blanc, rapidement suivie par beaucoup d’autres. C’est la première fois de ma vie que je saigne du nez. Serais-je en train de développer des pouvoirs télépathiques? (Je ne veux pas les démogorgons et le mind flayer qui vont avec, merci, bisous.)

★ Comme ça dure, je finis par me coller un tampon de PQ dans la narine gauche et étendre une serviette de bain bleu marine sur mon oreiller avant de me recoucher. Bien entendu, je n’arrive à me rendormir que dix minutes avant la sonnerie du réveil. Mais mon nez ne saigne plus, hourra.

★ Après ce début de journée des plus bizarres, impossible de me mettre à travailler. A la place, je prends le TER pour me rendre en ville. Je déjeune d’un délicieux païtan ramen au TomoTomo, puis vais visiter l’expo « Paris Match: archives de mode » à la Maison de la Photographie et y trouve l’inspiration pour mon dessin du jour (une photo en noir et blanc de Mary Quant à sa table de travail). Comme d’habitude, je finis au Charl’s Café devant un sencha. Contrairement à d’habitude, je ressors de la librairie sans un seul bouquin.

Vendredi:

★ La deuxième boulangerie de Monpatelin ne met plus de fève dans ses galettes individuelles, elle non plus. L’inflation (je présume) aura eu raison d’un de mes glimmers saisonniers préférés. Cénul.

★ Le bouquin que je suis en train de lire, quoi que très drôle, souffre d’une traduction affligeante. Vocabulaire bourré d’anglicismes alors qu’il existait des termes français appropriés. Jeux de mots non adaptés, juste expliqués par des notes de bas de page. Expressions idiomatiques laissées telles quelles: « Il était prêt à mourir sur cette colline » (plutôt que « Il n’en démordrait pas »), sérieusement? Plus quelques fautes de grammaire pour la bonne mesure. Comment peut-on publier des horreurs pareilles?

Samedi:

★ Mon bilan pro 2025 est enfin en ligne sur Instagram et LinkedIn. Cette banane en moumoute Make my lemonade, achetée en sachant pertinemment que je ne la porterais jamais, est enfin en vente sur Vinted avec deux pulls eux aussi complètements neufs (plus jamais ça). La ronde de poches est bouclée; nous serons 15 participantes. J’ai aussi fait une tarte aux pommes, une séance de yoga, lu un album jeunesse, un manga et avancé dans mon roman en cours, et regardé un épisode d’un chouette anime post-apo en stéréo avec Chouchou. J’aime les journées de week-end cosy mais bien remplies.

Dimanche:

★ Une fois de plus, j’arrête mon traitement à la progestérone en espérant que mes règles ne reviendront pas. Sainte Ménopause, priez pour moi.

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