La semaine en bref #305

Lundi:

★ On m’invite à un événement qui aura lieu à Paris dans une dizaine de jours – non, pas l’inauguration du SLPJ: un truc en rapport avec le Projet Secret. A priori, je ne suis pas chaude, mais je jette quand même un coup d’oeil au prix des billets d’Eurostar depuis Bruxelles. …109€ l’aller simple. Ha ha. Non. Franchement, avec des prix aussi absurdes, il ne faut pas s’étonner que les gens continuent à prendre l’avion même sur des distances relativement courtes.

Mardi:

★ L’éditeur de la trilogie de super-héros gays annonce la sortie du tome 2 à peine un mois et demi après celle du tome 1, et Instagram s’extasie sur sa rapidité. J’adore être la personne qui a mis sa vie en pause pendant des mois pour tenir ce rythme de parution, et me sentir complètement invisible. (Et je dis ça avec plus d’amusement que d’amertume, parce que tant que je suis payée rapidement – ce qui fut le cas – et qu’il y a bien mon nom dans le bouquin, le reste, je m’en fous un peu.)

Mercredi:

★ En descendant faire des courses au village, je croise l’ambulance qui ramène Solange chez elle. Je ne sais pas si je dois m’en réjouir: ça fait longtemps qu’elle n’a plus aucune qualité de vie et que la solitude lui pèse beaucoup…

Jeudi:

★ Coupure d’eau dans ma résidence cet après-midi. La syndic a dû faire venir soit un technicien du fournisseur, soit un plombier lambda pour déterminer où ont bien pu passer les foutus 1000 mètres cube disparus. Ca ne veut pas dire qu’ils auront trouvé, mais chercher, c’est déjà un bon début.

★ Fermé pour travaux, mon bureau de poste me renvoie vers un point Poste inconnu au bataillon. C’est ainsi que je découvre, à 12 mn de marche de chez moi, l’existence d’un supermarché mieux achalandé et moins cher que le grand Carrefour jusqu’auquel j’avais toujours la flemme de traîner mon chariot rose. La dernière fois que je suis passée par là – pendant la pandémie, quand on ne pouvait se promener que dans un rayon d’un kilomètre autour de son domicile -, il n’y avait qu’un immense terrain vague. Je suis tout à fait ravie. Merci les travaux de la Poste, donc!

Vendredi:

★ En rentrant d’un shooting à Charleroi, Chouchou me textote qu’il s’est arrêté pour dîner vite fait dans un Quick. Je suis jalousie. Autant je n’ai jamais aimé ni le McDo, ni le Burger King, autant je me damnerais pour un Quick’n’Toast ou un King Fish – et je n’en ai pas mangé depuis plus de dix ans.

Samedi:

★ Avant de quitter Monpatelin, je fais le tour de ma résidence pour voir si le vent qui souffle hyper fort depuis hier après-midi n’a pas fait tomber de tuile, vu que je suis au dernier étage et directement sous le toit. A la vue d’une grande plaque rose ondulée dans le lierre qui tapisse le passage de derrière, je blêmis. Je m’approche et la soulève: dessous, le lierre est mort depuis belle lurette. Voilà néanmoins qui ne me rassure pas.

★ Pendant que je suis dans le Marseille-Bruxelles de 15h11, Chouchou m’envoie une photo de brioche aux pralines roses prise sur notre table de salle à manger. Pas de doute, j’ai manqué à cet homme.

Dimanche:

★ Me voici donc en Belgique où je resterai jusqu’après les fêtes de fin d’année. Objectif des semaines à venir: ne pas sombrer dans la déprime en cette période toujours difficile depuis que mon père est mort et que je ne passe plus Noël avec ma famille. Sachant que nous sommes fauchés et que cette fois, il est hors de question de jeter de l’argent sur le problème pour le faire disparaître comme j’en ai l’habitude.

★ Je suis crevée et je n’arrête pas de bailler, mais il faudrait quand même que je m’aère et que je bouge un peu. Solution de compromis: aller prendre les dernières photos automnales de l’année et voir une expo à 500 mètres de chez nous.

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