Mes non-résolutions pour 2022

 

Je m’étais dit que cette année, pour une fois, je ne prendrais pas de résolutions, et que je ne ferais pas non plus de liste d’envies pour 2022. Mon moral excellent depuis le printemps dernier s’est bien cassé la gueule mi-novembre avec le débarquement en fanfare d’Omicron sur la scène sanitaire. A quoi bon faire des projets pour ne pas pouvoir les réaliser? Du coup, je ne prévois rien côté voyages: j’ai juste prévenu Chouchou que si la situation se débloquait à un moment, ce serait bien qu’on soit organisés de façon à pouvoir prendre une semaine au débotté et partir avec des réservations de dernière minute. Mais je ne retiens pas mon souffle – ça m’étonnerait beaucoup que je puisse retourner en Ecosse, et à plus forte raison à Singapour, en 2022. Si on arrive à faire un ou deux city trips dans l’UE (première destination en ligne de mire: Riga), ce sera déjà bien. 

J’avais également esquissé pour cette année 3 projets bien précis qui m’auraient mise en situation de groupe plusieurs jours d’affilée: une retraite créative chez Parenthèse, un stage de fauconnerie chez Amour de Rapace, et un séjour en Grèce avec un créateur américain dont je kiffe le travail. Mais ma phobie sociale a atteint de tels sommets que je me tâte pour annuler le seul des 3 que j’ai effectivement réservé. Restent tout de même quelques trucs que je peux faire seule ou juste avec Chouchou, et qui ne dépendent pas de l’évolution générale de la pandémie. J’éprouve un gros besoin d’activités satisfaisantes, génératrices de bien-être et de sentiment d’accomplissement, mais qui ne dépendent de personne ni d’aucune circonstance extérieure. 

Passer enfin le blog en WordPress: un gigantesque chantier entamé début janvier 2021, et dont j’espère qu’il se conclura très bientôt. Pas facile de rapatrier plus de 6000 billets, leurs commentaires et leurs photos, de les entrer dans de nouvelles catégories et de s’assurer qu’ils soient tous formatés correctement. J’aurais pu me contenter d’ouvrir un nouveau blog qui prendrait la suite de celui-ci, mais je voulais que tout soit regroupé au même endroit. Si j’avais su d’avance quel bordel ce serait, j’aurais peut-être procédé différemment. Mais je crois qu’on en voit le bout. Et je kiffe ma bannière actualisée par Anne Montel, que j’ai hâte de vous révéler. J’espère que ce changement gommera les frustrations développées face au blogging ces derniers temps, et qu’il me redonnera un peu d’élan après bientôt 18 ans passés à raconter ma vie en ligne. 

Reprendre le dessin. En 2019, j’ai dessiné chaque jour aux crayons de couleur dans mon agenda. En 2020, j’ai entamé un projet 365 abandonné à l’apparition de la pandémie, puis je me suis mise à la gouache et j’ai adoré ça. En 2021, nada. Alors que j’ai plein d’idées et d’envies liées à ça. Mais, je ne sais pas. La flemme de l’effort que représente la mise en train (sortir le matériel, décider ce qu’on va faire). La crainte que ce soit moche – pourtant, je sais bien qu’en dessin et en peinture, comme dans la plupart des activités créatives, on ne peut que s’améliorer avec la pratique. La frustration de ne pas obtenir immédiatement un résultat aussi beau que le travail des illustrateur.ices que je suis sur Instagram – qui ont sans doute des milliers d’heures d’entraînement au compteur. J’ai du mal à trouver un projet précis qui m’aiderait à me discipliner. Mais je cherche. 

Refaire un projet « 1 seconde par jour ». Je m’étais lancée en 2020, année sûrement la plus chiante visuellement de toute ma vie. Du coup, je n’avais pas eu envie de poursuivre en 2021 même si j’adorais le principe. Je ne suis pas persuadée que 2022 sera follement excitante, mais j’ai besoin d’une motivation pour me mettre à utiliser enfin cet objet du diable qu’est le smartphone. J’ai résisté le plus longtemps possible pour tout un tas de raisons très personnelles; là, ça devient compliqué de m’en passer avec les nouveaux pass sanitaires français dont l’app AntiCovid empêche la capture d’écran. Faire un projet 1sec m’obligera  apprivoiser le vieil iPhone de Chouchou, à le garder toujours sur moi et à le recharger régulièrement. J’espère aussi que la qualité de l’image, infiniment supérieure à celle de mon mini iPad, me poussera petit à petit à l’adopter comme appareil photo et du coup à refaire des photos moi-même au lieu de toujours reposer sur mon amoureux pour ça. 

Développer les shootings photo avec Chouchou. Longtemps, ça m’a soûlée de poser pour lui. Je m’impatientais dès que ça prenait plus de 10 secondes, raffolais rarement du résultat et trouvais  l’exercice aussi ennuyeux que vain de mon point de vue de modèle. Et puis je n’aimais que les photos qui retranscrivaient la réalité le plus fidèlement possible – un peu comme je n’aime que l’art figuratif. Tout le reste, dès la plus petite retouche sur Photoshop, m’apparaissait comme un mensonge, un arrangement avec la vérité qui contribuait à entretenir un culte de l’image ultra-nocif. J’ai fini par changer d’avis grâce à Instagram et à ma découverte de certaines esthétiques, notamment le cottage core et le dark academia. Je me suis rendu compte que ça pouvait être très gratifiant d’utiliser la photo pour raconter une fiction ou juste créer une atmosphère. En plus, ça me pousse à sortir de chez moi, et même carrément de la ville, pour trouver des coins de nature photogéniques. Et j’adore partager une activité créative avec mon amoureux – c’est quelque chose qui nous rapproche énormément. Sans parler du prétexte fabuleux que ça me donne pour acheter des accessoires improbables. 

2 réflexions sur “Mes non-résolutions pour 2022”

  1. Hâte de découvrir ton nouveau blog, j’adore Anne Montel! J’avais aussi fait 1 seconde par jour en 2020 (projet découvert grâce à toi!) et j’étais ravie du résultat. Mais ça demande quand même un certain engagement que je ne suis pas sure d’arriver à tenir à nouveau.
    Je vais faire pour la 4ème année les 30 jours de yoga avec Adriene. Je crois aussi que c’était toi qui me l’avais faite découvrir, décidément ????.
    Belle année 2022 à toi et Chouchou, qu’elle soit joyeuse et sereine.

  2. Laurence Genève

    "A quoi bon faire des projets pour ne pas pouvoir les réaliser?" C'est tellement ça…Ma vie, c'était grandement mes voyages…Et je ne vois pas trop par quel "projet" les remplacer. Je me sens un peu perdue, à ne pas savoir quand et si on pourra reprendre une vie sans quarantaine et sans restrictions sanitaires

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