What I did in October 2021

 

Mon mois préféré a plutôt mal commencé, par un week-end à Toulouse où je suis arrivée ravie de cette occasion de voir ma famille pour en repartir totalement déprimée par le gouffre que je sens grandir entre eux et moi. Chouchou me dit que c’est dans ma tête, que je devrais parler à ma soeur pour dissiper les idées que je me fais toute seule. Mais ce genre de discussion, c’est pas du tout ma tasse de thé, et ma soeur a des tas de préoccupations plus importantes, surtout en ce moment.

Heureusement, Octobre s’est bien rattrapé par la suite. Après un été archi maussade, il a fait un temps magnifique à Bruxelles, et nous en avons profité pour multiplier les sorties – au diable le ménage et les projets de rénovation de l’appartement; on aura tout le loisir de s’en occuper cet hiver. Une belle promenade au parc Tournay-Solvay, l’expo Nuages à la Maison des Arts de Schaerbeek et la double expo Hockney au Bozar, le spectacle (reporté depuis le mois de mai) de Marina Rollman, une journée avec M’dame Jo et son amoureux désormais installés juste de l’autre côté de la frontière belge… Nous n’avons pas manqué d’activités enthousiasmantes; à vrai dire, nous n’avons même pas réussi à caser toutes celles qui figuraient sur ma liste. 

Le moment fort de ce mois-ci, néanmoins, aura été notre bref séjour à Parenthèse. Après un week-end super stressant à Paris, quel bonheur de fêter nos 15 ans dans le havre de paix sylvestre créé par Sam et son mari, adorables et aux petits soins pour nous! Cela a confirmé que, bien que je reste une citadine dans l’âme, mon besoin de calme grandissant me pousse désormais à chercher des pauses régulières au contact de la nature. On va en tenir compte pour la suite. 

Enhardie par les gros progrès de gestion de mon anxiété réalisés depuis mon diagnostic d’autisme, j’ai osé réserver deux activités de groupe: un atelier de travail du fil multi-techniques qui aura lieu un dimanche matin mi-novembre, et une retraite créative organisée à Parenthèse en début d’année prochaine. Dans les deux cas, je suis hyper motivée par le sujet; j’ai pris toutes les précautions possibles pour que ça se passe bien et prévu une solution de repli dans le cas contraire. Je pars globalement confiante. 

Le hasard veut que je travaille en ce moment à la traduction d’un roman own voice en partie écrit par une jeune autiste. La description de ses troubles sensoriels et de la manière dont ça affecte son quotidien me serre souvent le coeur. Qui aurais-je pu devenir si mon autisme avait été diagnostiqué et pris en compte lorsque j’étais enfant? Si je n’avais pas dû faire semblant d’être comme tout le monde pendant plusieurs décennies, au détriment de mon bien-être et de ma santé mentale? Je ne le saurai jamais, et je n’ai pas envie de ruminer des regrets. Mais j’avoue que c’est difficile de ne pas me poser la question. 

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