La semaine en bref #186

 

Lundi:

Peu et mal dormi cette nuit. Je commence à angoisser davantage à l’idée de pouvoir partir qu’à l’idée de devoir annuler au dernier moment. Et si on chope le Covid sur place? Et si les conditions d’arrivée en Belgique pour les étrangers (moi) changent durant nos vacances? Et si les gens ne parlent pas anglais et que je n’arrive pas à me faire comprendre?

Mardi:

 Au réveil, une bonne et une mauvaise surprise. La bonne, c’est que j’ai reçu un petit virement de droits d’auteur excédentaires que je n’attendais pas. La mauvaise, c’est que j’ai une migraine de chaleur et que ça va être très dur de bosser avec. Au diable la Ricoré: le véritable ami du petit déjeuner, c’est le Doliprane (mais ça rime moins bien).

 Il y a une quinzaine de jours, j’ai envoyé un premier colis de vêtements état neuf à Prêt-à-changer pour tester leur système de rachat. Ils m’avaient donné une estimation de 75€ pour une dizaine d’articles, ce que je trouvais déjà assez peu puisque dans le lot il y avait une robe Cotélac encore étiquetée d’une valeur neuve de 200€. Aujourd’hui, je reçois le rapport de vérification: ils n’acceptent que trois des articles, dont la fameuse robe, pour un total de 24€. Le motif de refus est indiqué pour chacun des autres vêtements. Apparemment, deux robes que je n’ai jamais portées présenteraient des taches. Je suis sceptique, mais pas prête à payer des frais de retour pour vérifier. Une chose est certaine: ce n’est pas une expérience concluante pour moi. 

 Première fois de ma carrière que j’utilise des caractères vietnamiens. Comme une grosse feignasse, je fais juste un copié-collé depuis la VO et me contente de changer la taille de la police.

 J’adore le petit resto monpatelinois où j’ai mes habitudes, mais visiblement, ils n’ont jamais entendu parler du passe sanitaire. Ni du concept d’assiette de fromages – or, leurs desserts sont très bons, mais bien trop sucrés pour moi.

Mercredi:

 L’incertitude du départ en vacances commence à m’affecter pas mal. Après un Skype un peu tendu avec Chouchou, je me dépêche de réécouter l’épisode 185 de « Change ma vie » (« Et si c’était facile? »), puis je fais une petite méditation de 5 mn avec Breethe, puis je lance le fichier-son « By the ocean » pour laisser le bruit du ressac emporter mon stress. Ma trousse à outils anti-TAG commence à être bien fournie…

Jeudi:

 Une cigale logée sous le rebord du toit de ma résidence me donne la sérénade toute la journée. Chaque fois que j’ouvre la fenêtre, elle se tait brusquement. Chaque fois que je referme la fenêtre, elle se remet à chanter au bout d’une minute. Même les yeux fermés, je saurais que je suis en Provence. 

Vendredi:

 Le moustique qui s’est acharné sur mon creux poplité droit: qui est-il, en quoi consiste son projet de vie, quels sont ses réseaux?

 La SNCF me prévient aimablement que concernant mon trajet de demain, mon TGV Marseille-Bruxelles circule comme prévu, mais qu’en revanche le TER qui devait m’amener à Marseille est supprimé. Prendre le précédent me fera poireauter plus de 3h à Saint-Charles, sans même la possibilité d’aller me balader en ville à cause de ma valise et de l’absence de consigne. Mais bon, j’ai l’habitude que mes voyages en train ne se passent presque jamais comme prévu. Et si le TER précédent est annulé à la dernière minute, Kiki propose de me servir de plan B en me conduisant à Marseille en voiture. 

Samedi:

 Au départ de Marseille, la femme assise de l’autre côté de l’allée engueule ma voisine de siège parce que celle-ci téléphone depuis sa place plutôt que sur la plate-forme. Cette même femme passe ensuite la moitié de nos 6h de trajet à savourer trèèèèès lentement un sachet de chips avec le masque sous le menton. Si on est reconfinés à la rentrée, franchement, les gens ne me manqueront pas.
 Ce voyage me paraît interminable. Partie de chez moi à midi, j’arrive enfin à Bruxelles à 23h. J’ai le haut du nez meurtri par mon FFP2 et une haleine à réveiller les morts; je suis transie à cause de la clim et du fait que j’avais négligé d’emporter de quoi me couvrir; j’ai fini mon bouquin trop vite et me suis ensuite copieusement ennuyée – heureusement qu’il y avait du wifi dans le TGV. Mais l’essentiel, c’est que je retrouve Chouchou. Et même plus vite que je ne l’escomptais, vu que l’habituel barrage de police qui vérifie les tests PCR ou les certifs de vaccination n’est nulle part en vue à la descente du train. L’heure tardive, je présume. 

Dimanche:

 Nous passons la journée à préparer notre voyage de demain. Je me connecte au site de la compagnie aérienne 10 mn après l’ouverture du check-in en ligne: on nous attribue deux sièges séparés dans le très petit avion, tous les autres étant notés comme déjà réservés. Pourvu qu’on ne se tape pas des museaux au vent comme voisins… Mais au moins, on aura chacun un hublot. 

 Je réalise que ce week-end et les deux qui vont suivre, je suis dispensée d’appeler ma mère – et rien que ça, ça va déjà me faire de formidables vacances. 

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