La semaine en bref #180

 


Lundi:

Arrivée du fameux body Martha de Make my Lemonade commandé en avril. Je le trouve méga inconfortable avec ses bandeaux croisés qui me barrent la poitrine (bien que la taille soit correcte). Si je l’avais essayé en magasin, je ne l’aurais jamais acheté. Ca m’apprendra à céder aux sirènes de la hype!

 Je décide donc de le renvoyer. Bien entendu, les frais de port en colis international suivi restent à ma charge: 9,50€ à l’aller depuis la France, 16,40€ pour le retour. La poste belge pratique des tarifs inversement proportionnels à la qualité de son service. Et cet achat foireux m’aura coûté presque la moitié du prix de l’article. Je suis dans une période de mauvais mojo avec la VPC, pfff. 

Mardi:

 Début mars, du jour au lendemain et sans savoir pourquoi, j’ai commencé à me réveiller vers 6h du matin et à tomber de sommeil vers 22h30. Ca a duré trois mois et je trouvais ça formidable. Il y a une semaine, du jour au lendemain et sans savoir davantage pourquoi, j’ai recommencé à ne pas m’endormir avant 1h ou 1h30 du matin, et donc à me réveiller vers 8h-8h30. Faute d’autre explication, je vais blâmer la ménopause. 

 Sortir dîner sur la terrasse du Bia Mara par une douce soirée de juin, trouver la place de Londres bondée et envahie d’écrans qui retransmettent un quelconque match de foot, constater que la quantité de poisson a diminué de moitié dans les « assiettes » mais c’est pas trop grave parce que de toute façon j’arrivais jamais à finir, rentrer à la maison et s’émerveiller d’avoir fait notre toute première sortie depuis plus d’un an sans avoir besoin de masque une seule fois. 

Mercredi:

 Chouchou, qui s’est réinscrit hier à la salle de sport, se lève tôt aujourd’hui pour aller faire sa première séance. Ca me réjouit et me soulage: sa forme physique a pris un sacré coup depuis le début de la pandémie, et je commençais à m’inquiéter. 

 J’appelle ma mère pour lui souhaiter son anniversaire, elle m’explique que c’est la faute de ses parents si elle n’est pas proche de son frère et de sa soeur, je lui dis qu’à un moment il va falloir cesser de tenir les morts responsables de tout, qu’elle est adulte depuis longtemps et que son frère, sa soeur et elle ont librement fait leurs choix de vie, elle réplique que je ne peux pas comprendre car je n’ai pas eu une enfance traumatisante (SERIEUSEMENT?) et que de toute façon elle n’a jamais eu envie de vivre, je dois me retenir de hurler des horreurs. Je déteste la personne que je deviens face à elle – mais le déni de responsabilité, ça fait partie des trucs qui me rendent dingue.

 Parmi les établissements dont on espérait qu’ils auraient survécu à la pandémie, il y avait La caravane passe, ce resto marocain à la déco pleine de charme où l’accueil est si chaleureux et la cuisine à se rouler par terre. La reprise s’avère difficile pour eux: en cette saison, personne n’a envie de manger de couscous, et on leur a refusé l’installation d’une terrasse. Pourtant, la patronne ne se plaint pas, et quand je lui demande un msemen à emporter, elle me l’offre parce que « il faut savoir donner d’abord pour recevoir ». Quelle belle philosophie de vie. Je lui souhaite que ça s’améliore rapidement. 

Jeudi:

 J’ai reçu ma ceinture-corset mais… contrairement à ma demande, on m’a envoyé le modèle de la photo avec laçage dans le dos, au lieu d’une version sans comme convenu avec le vendeur. Aussitôt prévenu, celui-ci propose de me vendre le bon modèle avec 80% de réduction, histoire de couvrir quand même le prix de ses matériaux. Je réponds poliment qu’il est hors de question que je débourse un seul euro pour réparer une erreur qui n’est pas de mon fait. Quand je disais que j’avais un mojo pourri avec la VPC en ce moment!

 D’ailleurs, coup de théâtre: le body Make my Lemonade m’est revenu! En effet, j’ai inversé les adresses de l’expéditeur et du destinataire (c’est écrit tellement petit sur les formulaires…). Si je veux le renvoyer, ça me re-coûtera 16,40€, et j’aurai ainsi payé presque la totalité du prix de l’article en frais de port pour ne rien avoir à la fin. L’univers tente-t-il de me dire que je dois donner une chance à cet article? 

 Les résultats du concours de médecine sont tombés, et Attila est assez bien classé pour obtenir la spécialité qui l’intéressait. Je suis ravie qu’il n’ait pas passé deux ans à bosser comme un forçat pour rien, et du coup on papote un moment par la messagerie d’Instagram. 

Vendredi:

 Je retourne donner un coup de main à la Plateforme Citoyenne avec un peu d’appréhension: le shift du matin finit à 13h30, et à partir de 13h23, la SNC annonce que tous mes trains de retour sont susceptibles d’être retardés ou annulés en raison d’intempéries extrêmes. Du coup, je me dépêche de remplir mon chariot pour partir un peu en avance… et lorsque j’émerge du sous-sol de la Porte d’Ulysse à 13h pile, il fait un soleil éclatant. Gni?

 Quand la mère de Chouchou balance le genre de truc pour lequel je volerais dans les plumes de la mienne, je me contente de me mordre l’intérieur des joues en vertu du principe de non-ingérence dans les relations familiales du conjoint. Puis, en sortant de la maison de retraite, je fonce à la librairie la plus proche m’acheter 4 bouquins. Vengeaaaaaaance.

Samedi:

 Mine de rien, ça faisait presque deux ans qu’on n’avait pas remis les pieds à Anvers. Entre-temps, Wasbar a colonisé la Belgique: en plus du restaurant récemment ouvert à Bruxelles près de la Bourse, nous en croisons trois lors de notre balade d’aujourd’hui. Et comme on sait qu’on n’est jamais déçus chez eux, on décide d’y déjeuner après s’être rendus compte que le Jam est plein et que l’Esco Bar fonctionne en carte hyper réduite. 

 « Au fait, on vient voir quoi? » demandé-je à Chouchou en pénétrant dans le musée Plantin-Moretus avec lequel il me tanne depuis une éternité. « C’est, euh, un musée médical », répond-il d’un air modérément sûr de lui. A la vue du matériel d’imprimerie qui défile bientôt sous nos yeux, un soupçon me vient: « Tu n’aurais pas confondu avec le musée du Dr Ghislain à Gand, par hasard? » …Si. Mais pour le coup, ça m’arrange. 

 « J’espère que mon Watermelon Kaffir sera hautement intagramable ». A peine ai-je terminé ma phrase que le serveur s’approche avec un verre bas transparent comme on doit pouvoir en acheter 6 pour 4,99€ chez Ikea, contenant un énorme glaçon et deux dés à coudre de liquide incolore. Sur le dessus, une minuscule feuille de menthe qui se demande pourquoi elle est punie de mojito. Chouchou et moi piquons un énorme fou-rire. (Mais c’est très bon, comme toujours au Dogma.)

 Tout à fait par hasard entre le jardin botanique (gratuit, petit mais très mignon) et la gare, nous découvrons une librairie anglaise appelée Luddites Books & Wine. Beau magasin très bien achalandé, qui finira sans doute sur ma liste de bonnes adresses locales, mais j’aimerais qu’on m’explique le rapport avec l’industrie textile anglaise du début du 19ème siècle. 

Dimanche:

 Rassemblant tout mon courage pour attaquer le ménage dominical, je lance mon iTunes en mode aléatoire, et les premières mesures de « Run to the hills » montent du haut-parleur de mon MacBook. Un message de l’univers?

 Préparation de nos vacances du mois d’août (les premières depuis octobre 2019!). Je réserve l’avion après avoir un peu galéré pour trouver des vols directs à des horaires potables; opte pour un appart-hôtel joli et bien situé dans notre première étape, puis pour un petit loft avec look industriel qui fait craquer Chouchou dans notre seconde étape; lance deux demandes de réservation pour des activités inédites et complète les deux Google Maps créées à partir de mes guides locaux. Il restera à prendre les billets de train d’une ville à l’autre, mais je m’en occuperai la semaine prochaine. Là, je suis trop occupée à courir partout en poussant de exclamations de joie. 


7 réflexions sur “La semaine en bref #180”

  1. Cécile de Brest

    C'est rigolo, je suis en train de potasser les guides pour nos vacances fin août…et de préparer nos diverses visites et activités. Ce genre d'occupation me met totalement en transe.

  2. @Cécile: Oh je crois qu’on est tous en train de préparer nos vacances à l’arrache vu qu’avant y’avait trop d’incertitudes (et hors de question que je renouvelle l’erreur de l’an dernier où je m’étais dit: non mais je vais pas partir en août en même temps que tout le monde, j’attendrai octobre pour être peinarde…)

  3. J'ai exactement le même ressenti par rapport au body Martha. Je trouve les épaules pas du tout confortable. Je voyais comme un vêtement doudou mais rien en est. Je suis très déçue.

  4. Oui, en effet ! Mes vacances sont réservées depuis novembre dernier…un éclair d'optimisme (ce qui n'est pas mon style d'habitude). Mais j'ai quand même attendu jusqu'à maintenant avant de peaufiner les choses. Le pays en question réouvre le 19 juillet aux personnes vaccinées (notre cas) ou détentrices d'un test pcr négatif (les enfants). Alors là, je me lâche !

  5. Au cas où, si l'achat a été fait via Paypal, ceux-ci interviennent pour le remboursement des frais de port. Ce n'est pas nouveau, mais comme j'ai tendance à l'oublier, je me suis dit que je ne suis peut-être pas la seule 🙂

  6. CookieMonster

    Tu peux vendre le body sur Vinted ça t'évitera d'autres fdp … Et ça fera peut-être une heureuse !

  7. @CookieMonster: Vinted, y'a trop de clientes pénibles, j'ai pas la patience!

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