Où je deviens une martyre de la gastronomie

Dans la famille de Chouchou, il y a une tradition: le goûter du Nouvel An, qui a lieu le premier week-end de janvier. D’habitude, c’est le dimanche vers 16h chez sa soeur; cette fois, pour je ne sais quelle raison, ça avait été déplacé au samedi 18h chez sa mère et transformé en apéro dînatoire. Du coup, nous avons eu droit à une bouteille de Crémant, du boudin au speculoos avec des olives noires*, un assortiment varié de sandwichs mous** dont certains fourrés de munster au gerwürztraminer***, et en dessert, Mellow Cakes, biscuits Delacre et Mon Chéri. Notez que ça aurait pu être pire: il aurait pu y avoir des moules au café et à l’anis planquées dans les sandwichs.
Mais bon, l’ambiance était bonne; la maman de Chouchou semblait en forme après ses soucis de santé des derniers mois, sa soeur était d’humeur charmante, et j’ai toujours trouvé ses nièces très chouettes et son beau-père marrant. Et l’avantage indéniable, c’est que j’ai évité le Lipton jaune en sachet des années précédentes. Comme je le disais quelques heures plus tôt au propriétaire du Nong Cha: le problème quand on s’habitue à boire (ou à manger…) de très bonnes choses, c’est qu’on devient drôlement difficile. En même temps, je me voyais mal débarquer dans la famille de Chouchou avec mon propre casse-croûte; il me semble que ç’eût été peu convivial. Bref, le goûter de Nouvel An, c’est fait.
*que je déteste autant que j’adore les vertes
**pour mes lecteurs français, ce sont de petits pains sucrés, le genre que personnellement je tartine de confiture et trempe dans du chocolat chaud
***je suis sortie de là avec une haleine qui selon les critères de la Convention de Genève tombait probablement dans la catégorie des armes biologiques

10 réflexions sur “Où je deviens une martyre de la gastronomie”

  1. Assez d'accord avec toi pour le côté difficile. Du coup je pense que je passe pour une vraie chieuse. Mais bon je ne vais pas pleurer parce que ma mère a fait en sorte d'éduquer notre goût!!!

  2. Je ne suis pas difficile, mais la quand même on peut dire que c'est plus que particulier !
    Tu as été héroïque, point barre.

  3. C'est bien pour ça que je suis très heureuse de ne plus devoir aller au dîner de Noël chez ma belle-mère. L'année passée, c'était tout simplement immangeable, venant directement du Lidl, trop salé, avec des goûts artificiels, trop cuit… Bref, infâme !

  4. L'avantage d'être célibataire c'est d'éviter ce genre de chose je suppose 😉 Sinon l'association boudin/olives….heu…..

  5. Non mais les olives n'étaient pas un accompagnement du boudin; c'était juste une autre option de picorage sur le plateau des "entrées".

  6. "Moules au café et à l'anis"… euh, c'est moi ou ça sent le vécu ? Parce que si c'est le cas… toutes mes condoléances, hein.
    Le pire, c'est qu'on a une amie à Liège qui fait de la cuisine typique de là-bas et c'est toujours très bon. Pas léger, certes, mais très bon.

  7. Non, non, ça ne sent pas le vécu, j'agglomérais juste trois trucs que je déteste vraiment ^^ Pour le reste, j'adore la cuisine belge et ma belle-mère fait d'ailleurs un délicieux waterzooi.

  8. Belle-maman était prof de cuisine et assume son art comme une déesse. N'empeche, je préfèrerais encore du boudin aux olives…

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