
Lundi:
★ Apprenant ce qui arrive à ma mère, mon généraliste me recommande différents examens à titre de précaution. J’appelle donc mon labo de radiologie afin de prendre rendez-vous pour une écho pelvienne. « Il faudra boire un litre d’eau une heure avant et ne surtout pas uriner. » En tant que femme de 55 ans avec un périnée en carton et un traitement diurétique, ça me laisse grosso modo jusqu’à début juillet pour apprendre la magie.
Mardi:
★ LinkedIn continue à me bombarder d’offres d’emploi pour des acteurs de doublage. Et après avoir entendu le boulot incroyable de Jeff Hays sur les audiobooks de « Dungeon Crawler Carl », je suis à deux doigts d’abandonner la traduction pour aller m’enfermer en studio. Qui sait où je peux m’acheter des cordes vocales qui ne donnent pas aux gens l’envie de se crever les tympans pour mettre fin à leurs souffrances? (Aussi: étant donné la pertinence de ses suggestions, je ne serais pas surprise que LinkedIn finisse par me proposer un job de DRH ou de maître-nageur.)
★ Je traduis « On ouvrit les paniers de pique-nique grâce à un ressort », avant de réaliser que c’est sans doute plutôt près d’un ruisseau. Cela dit, ça aurait pu être pire. J’aurais pu écrire que le printemps ouvrait les paniers de pique-nique. (Vision des quatre saisons de Mucha délicatement penchées sur un tas de sandwichs au saucisson et un maxi-sachet de chips.)
Mercredi:
★ J’étais censée aller passer deux jours à Avignon avec Isa, et je m’en faisais une joie car j’avais bien besoin de me changer les idées. Mais des circonstances extérieures nous obligent à annuler en toute dernière minute.
★ La première chose que je fais au saut du lit? Ecouter mon meilleur album lacrymal en chouinant sur ce mois de mai qui n’aura été (presque) que mauvaises nouvelles, frustration et déception. (Et on n’est que le 20.)
★ Le seul avantage de ce changement de plan, c’est que je peux bosser ce matin et aller au yoga ce soir. Groumpf.
Jeudi:
★ Non seulement le tarif prohibitif du TGV de 15h12 m’a obligée à prendre celui de 17h12 qui arrive fort tard, mais à cause d’une panne de signalisation entre Avignon et Lyon, il est presque minuit quand je débarque enfin à Bruxelles. Cela dit, après 20 ans d’aller-retour avec la SNCF et à peu près autant d’avanies, tant que le train ne prend pas feu, je suis blasée.
Vendredi:
★ Le contrat du premier tome de la série de LittRPG est lancé. Tout ça grâce à mon obsession pour « Dungeon Crawler Carl » – et à l’intervention bienveillante de l’amie éditrice qui m’en avait recommandé la lecture. Ca fera quelque chose comme 5 millions de signes à traduire sur les deux années à venir, en plus du Projet Secret dont je suis en train de terminer la deuxième partie. A défaut d’autre chose, côté boulot au moins, ma bonne étoile ne relâche pas sa vigilance. Ce qui est déjà énorme.
Samedi:
★ Déjà dans le train pour retourner en France – mais cette fois, je suis avec Chouchou, et nous n’allons que jusqu’à Lille pour y passer la journée avec nos amis Phil et Steph. Il fait 31°, ce qui est… beaucoup trop pour un 23 mai dans le nord de la France.
★ Oui, j’ai déjà acheté une jupe Paula il n’y a pas longtemps. Mais celle-ci a un motif différent. Et puis, je suis actionnaire de Make My Lemonade, donc je réinvestis dans mon propre portefeuille, voilà tout.
★ Après un déjeuner léger au restaurant La petite cour, nous nous rendons en voiture à Roubaix – plus précisément, au musée de la Piscine qui accueille en ce moment une expo consacrée à l’histoire de La Redoute. Des publicités des années 50-60-70 qui nous font sourire, beaucoup de vêtements qui iraient comme un gant à Steph, et un bélier empaillé du nom d’Amédée parce que visiblement, les moutons sont mon destin.
★ Un goûter à base de pâtisseries Méert plus tard, nous décapotons la Mini rouge de Steph pour rentrer sur Lille – et franchement, dans les tunnels d’arbres avec une météo pareille, ça le fait très très bien. Le temps du trajet, mon système nerveux se souvient que la vie, ça peut aussi être doux, à l’occasion.
★ Eurostar nous a demandé par mail d’être à Lille Europe 1h15 avant le départ de notre train retour, et on s’est bien dit que c’était inutile vu qu’on n’allait pas en Angleterre, mais on a préféré jouer la prudence. Du coup, comme c’était effectivement inutile, on zone dans la gare quasi-déserte un long moment – ce qui me permet d’initier Phil au concept de blind box (ou « boîte pioche » en français, bravo au ou à la collègue qui a trouvé ça!).
Dimanche:
★ Pas de brioche feuilletée chez Mains ce matin, argh! « On a tout envoyé au magasin d’Uccle. » Donc non seulement on ne mange pas les riches, mais les riches mangent MA brioche? Le toupet.
★ Dans notre appartement, la chaleur est déjà à la limite du supportable. Je sens que l’été va être fun.
