J’avais tout plein de bonnes raisons de ne pas aller voir ce film: exception faite de l’excellentissime « Ratatouille », je ne suis pas fan des productions Pixar; les histoires de robots dans un monde post-apocalyptique, c’est pas franchement ma tasse d’huile de vidange; et on m’avait dit qu’il n’y avait pas une seule parole pendant les 45 PREMIERES MINUTES. Mais j’avais une raison encore meilleure d’y aller: Chouchou en crevait d’envie et me jurait sur ses grands dieux que ça allait être génial. Soit.
Au final, « Wall-E » est bien mieux que génial. C’est une oeuvre visionnaire, alarmiste mais ni barbante ni dénuée d’espoir, qui critique intelligemment les travers de la société américaine à grands renforts d’humour percutant et de tendresse jamais mièvre. La scène de parade nuptiale dans l’espace est un petit bijou de poésie cinématographique. Et techniquement, c’est d’une qualité à couper le souffle, même pour moi qui déplore la systématisation de la 3D dans les dessins animés. D’ailleurs la seule chose qui n’ait pas l’air réelle dans « Wall-E », ce sont les humains.
Du rire, de l’émotion, de la virtuosité, un message intelligent: que demander de plus à un film?
Et comme si ça ne suffisait pas, « Wall-E » est précédé d’un bonus inattendu: l’hilarant court métrage d’animation « Presto », dans lequel un magicien et son lapin se livrent un duel de chapeaux communicants. Je ne m’étais pas esclaffée de la sorte depuis bien longtemps.
