Caliméro is back, and he’s not a happy camper

Mes parents ne m’ont toujours pas appelée. Moyennant quoi, cet après-midi, je me suis quand même déplacée jusqu’à la ville voisine pour porter à réparer une des figurines Swarovski de ma mère (un renard qui a perdu sa queue). Je ne réclame pas la canonisation, mais est-ce trop demander que mes géniteurs s’inquiètent un peu de ma santé? Apparemment oui. C’est la deuxième fois d’affilée qu’ils oublient que je me fais opérer. Je les appellerais bien moi-même mais je me connais, j’ai peur que mes mots dépassent ma pensée.
A la boutique Swarovski, j’ai vu Kiki qui m’a invitée à manger la semaine prochaine. Je suis partagée entre le fait que je les aime vraiment, elle et sa famille, et le fait qu’en me rappelant l’Homme, ils me renvoient chaque fois à mon amertume et à ma rancune. Je sens bien qu’ils évitent de parler du sujet tabou, et du coup c’est comme un fantôme omniprésent entre nous. Peut-être devrais-je couper les ponts avec eux.
Sinon, je flippe à l’idée que le polype retiré hier soit en fait un début de cancer du col de l’utérus. Je téléphonerai à ma gynéco demain pour l’interroger sur la question. Je sais qu’elle n’a pas réclamé d’examen supplémentaire, mais mon dernier frottis (qui était nickel) date d’il y a cinq mois et demi, et il peut s’en passer des choses en cinq mois et demi.
L’AGESSA (la sécu des traducteurs littéraires) vient de me prélever un montant plus de trois fois supérieur à ce qui est indiqué sur mon échéancier mensuel. Après demande d’explication par mail, on me répond que ce montant correspond à la somme de trois cotisations différentes (de deux sortes et sur deux années, une truie n’y retrouverait pas ses petits). Aucun des chiffres additionnés ne ressemble même de loin à ce qui est indiqué sur mon échéancier. Ca fait un sacré trou dans mon budget déjà mis à mal par deux grands voyages en six mois, et surtout je crains que ça se reproduise au trimestre prochain. Déjà que j’étais hyper tendue niveau trésorerie…
Le seul chouette truc de la journée, c’était Persepolis que je suis allée voir au ciné. Dessin animé en 2D, noir et blanc, avec environ deux images par minute. Autant dire que techniquement, on est loin d’une production Pixar. Et c’est merveilleux. Parfois tragique, parfois drôle, toujours émouvant et débordant d’humanité. Il y avait longtemps qu’un film ne m’avait pas arraché une petite larmichette.
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